Sur les chapeaux de roues

Dimanche 4 mai 2008

Premier tour de roue de la saison en moto. KTM, un constructeur autrichien qui tente une percée un peu plus agressive en Amérique du nord depuis deux, trois ans, mettait à disposition une flopée de Super Duke. Le bicylindre 4 temps de 999cc ne manque pas de caractère, et l’acrobate qui roulait plus souvent qu’autrement sur une seule roue en avant de moi, m’a forcé à un peu plus de concentration que je ne l’aurais souhaité pour une première sortie.

Parlant de ne rouler que sur une seule roue, dans la cour de triage derrière l’édifice de KTM à St-Bruno d’où nous nous élancions, un amateur d’envolées acrobatiques époussetait ses figures en prévision d’une nouvelle saison de spectacles. J’ai fait quelques images en prévision d’un article pour le Blog Moto, et ce petit film entreposé chez Vimeo, qui me semble bien mieux que YouTube.

De la beauté fondant au soleil

Mercredi 30 avril 2008

Ayant le soleil dans les yeux en faisant la vaisselle hier soir, je me disais que dans moins de deux mois, les jours recommenceraient à allonger. Fini l’été.

Je serais curieux de savoir ce qui a bien pu faire fondre ainsi la calandre de ce petit camion. J’espère que c’est pas juste le café qui a renversé.

Sur la façade, c’est Prestige Porsche, mais derrière, c’est une poubelle à ciel ouvert avec des bidons de liquide lave-glace, d’antigel et d’huile, des torchons et toute une panoplie de déchets qui ne devrait pas être là. Ce petit ruisseau n’a pas plus fière allure plus loin, son cas ne fait que s’aggraver. Et comme c’est un secteur industriel, seul le devant à droit à un peu d’attention. Et ce que l’on ramasse à l’avant, on le rejette à l’arrière.

De moult moues

Jeudi 24 avril 2008

J’aime bien cette image où, après les larmes d’émotions suite à sa victoire au Japon, Danica Patrick affiche toute la sérénité et la détermination dont elle aura besoin pour bâtir sur ce succès. Castroneves à sa droite ne semble d’ailleurs pas de la même trempe, ce qui, évidemment, est trompeur.

L’autre est Jessica Rabbit faite de chair. L’épaule gauche est très réussie, un peu moins sereine, mais tout aussi déterminée.

Caméra / action

Dimanche 20 avril 2008

Les images du photographe Tony Kim, dont ces portraits de Marie-Josée Croze.

L’image de la première Dame de France vendue un prix fou aux enchères la semaine dernière, et le portrait officiel d’Hillary Rodham Clinton lors du premier mandat de Bill à la Maison Blanche au début des années 90. Je n’aurai qu’un bref commentaire; Vive la France.

De très belles caméras, dont celles de Abelson Scope Works, et surtout les grands formats de Kipp Wettstein.

De ce qui est futile

Mardi 15 avril 2008

Je ne sais pas pourquoi j’ai passé autant de temps là-dessus, et le pire, c’est que j’ai d’autres idées.
Pour qui ne le reconnaîtrais pas, c’est le Spyder de BRP.

Au nom de la loi

Mercredi 9 avril 2008

C’est avec émotion et fierté que j’annonce aujourd’hui que, pour la première fois de ma courte carrière journalistique amateur, je suis l’heureux récipiendaire d’une menace de poursuite. Évidemment, tout cela est suite à une malencontreuse méprise, à la pauvreté de mon humour qui semble mal compris outre-mer et au désespoir d’un inventeur en mal de part de marché.
L’objet du délit est cet article «Sécurité active, une idée lumineuse?», et les commentaires qui en résultent. Mon collègue Benoît semble prendre un trop grand plaisir à jeter de l’huile sur le feu, mais circonstances atténuantes votre honneur, il est étudiant en droit, pardonnons-lui, même s’il sait trop bien ce qu’il fait.

Histoire sans conséquence donc, dommage. J’essaierai de faire pire la prochaine fois.

Un miroir et des reflets pour Narcisse

Samedi 5 avril 2008

Je veux bien croire qu’une jaquette de livre s’abreuve de la citation pour nourrir l’imaginaire du lecteur potentiel, mais je ne vois pas en quoi un mauvais dessin de Christina Ricci dans un des Addams Family a à voir avec ce roman, le premier d’une trilogie d’un écrivain Suédois qui doit l’intérêt qu’on lui porte à la bonne idée qu’il a eu de mourir à la fin de l’écriture de son dernier tome. D’ailleurs, les dessins des deux autres volumes sont bien différents dans la forme, plus du côté de l’illustration que de la peinture pour celui-ci.
Il est quand même étonnant que la francophonie, plus «latine» que les Anglo-saxons, soit si drabe en terme de design dans le monde de l’édition. Le complexe de la NRF peut-être en matière de style?

Un blog, The Book Design Review

…………………………………………..

On ne peut qu’avoir de la compassion pour cette dame qui travaillait l’année dernière pour Corporate Express, et qui se voit réduite à utiliser les services de Jobboom pour s’en trouvé un autre cette année. Au moins, elle ne perd pas le sourire. Go! girl.

…………………………………………..

Et une autre petite controverse pour Annie Leibovitz avec la couverture du dernier Vogue américain. Deux sites pour de plus amples explications. Pour le visuel chez The Science Pundit, et la signification chez Stereotype & Society.

…………………………………………..

L’argent, que je n’ai pas et n’ai jamais eu, n’a pas fait naître chez moi beaucoup de regrets, toutefois, il y un 5000 $ que j’aurais bien aimé investir chez Apple en 1997, parce qu’il vaudrait maintenant 175,000 $. Avec Apple aujourd’hui la compagnie numéro 1 dans le classement du magazine Fortune, et même Wired qui fait son mea culpa d’avoir, en 97 justement, prédit des temps encore plus sombres que ceux qu’ils enduraient à ce moment-là, on ne peut que saluer la vision de son fondateur Steve jobs, lui aussi cette année, nommée le dirigeant le plus influent.
Premier et deuxième article de Wired en 1997, et celui de ce mois-ci. Plus le long article de Fortune.

Parlant d’influence, et juste pour me faire mentir avec ce je disais plus haut concernant le design, le français Fabien Baron revient à Interview, et par la grande porte, puisqu’il en est maintenant le copropriétaire. Grand fan de son approche minimaliste, ce qu’il a fait à Interview à la fin des années 80, et après à Harper’s Bazaar ont marqué son époque, et même si j’aime moins ce qu’il faisait à Vogue France ces dernières années, j’ai très hâte de voir le numéro de mai d’Interview. Curieusement, un sinon son dernier Interview fut celui-ci avec Madonna en couverture, juste après le rachat du magazine par Brant Publications, la même compagnie qu’il vient d’acquérir avec des associés. Est-ce le hasard qui remet Madonna en couverture juste avant qu’il redevienne maître de la maison?

Dur hiver pour le corps, doux pour les oreilles

Dimanche 30 mars 2008

Drôle d’hiver côté musique avec un groupe qui n’existe plus, une pub et les nouvelles vedettes Britannique et Australienne. Le groupe qui n’existe plus depuis un an est Snowfight in the City Center, ce qui fait que je n’ai pas poussé plus loin, j’aime juste cette pièce. La pub, c’était pour un projet qui s’appelait Sound of color de GAP. Ils ont demandé à divers groupes de composer une chanson associée à une couleur, et celle de The Raveonettes, Black/White dont ont peu voir le vidéo ici me plaît assez, en fait, plus qu’assez puisqu’elle se retrouve ici.
Adele, qui était à Montréal la semaine dernière, est un peu plus présente, du moins dans nos mémoires, et sa voix, prêt de celle d’une Amy Winehouse qui n’en finit plus de s’autodétruire, est chaleureuse et rauque. Plus pop, Missy Higgins n’a rien à voir avec les autres Missy du Hip Hop. C’est pour ses activités vertes que j’ai d’abord entendu parler d’elle, et si ses actions dans ce domaine sont aussi efficaces que sa musique, elle devrait avoir du succès.

Beat the Devil - Shine in exile.mp3

The Helio sequence - Keep your eyes ahead.mp3

Laura Veirs - Don’t lose yourself.mp3

Snowfight in the City Center - No light left.mp3

Dengue Fever - Sober driver.mp3

Adele - Tired.mp3

The Raveonettes - Black/White.mp3

The Coast - Nueva York.mp3

White Denim - Let’s talk about it.mp3

Missy Higgins - 100 round the bends.mp3

Printemps jaune

Mardi 25 mars 2008

Je me souviens qu’enfant, en me rendant à l’école les journées de fin d’hivers et de début de printemps, j’aimais ces plaques de glace dans la rue qui retenait l’eau. Je me voyais géant, enjambant les lacs, les océans et les continents de mon imagination. C’était ma Terre vue de mon Ciel, à partir de 4 pieds de haut plutôt que de 4,000 pieds.

Maintenant que je suis grand, je vois la rue plutôt comme la Lune que comme la Terre, avec plus de cratères et moins de caractères. Mais c’est toujours vu de 4 pieds de haut, assis dans la voiture.

Camion, coquille, chat, arbre

Vendredi 21 mars 2008

Le CMP, ou le Canadian Military Pattern est un drôle de camion surnommé le Pékinois. Utilisé pendant la seconde Grande Guerre, cet utilitaire cubiste construit par Chevrolet et vu ici en 3D crée par Todd, termine ses jours au Musée Canadien des Civilisations à Hull. Je trouve qu’il est un très bel objet romantique, sentant la sueur, le sable et l’aventure.

Le «Land Art» revient à la mode, c’est juste dommage qu’il n’en profite pas pour se réinventer. C’est quand même beau, ici le travail de Jim Denevan.

Capucine s’est fait harceler ces derniers jours par les écureuils du quartier, qui viennent la narguer juste sous sa fenêtre. Il lui faudrait par contre une de ces armures de Jeff de Boer, parce que les petits rongeurs en ont vu d’autres. Il y en a eu l’autre jour qui s’est installé juste devant elle sur le rebord de la fenêtre, et il la regardait avec l’air de dire, «Fais ta smatte, t’es juste un chat de maison, tu toffes pas 5 minutes dehors».

J’imagine que ça doit être ça être un artiste, voir les évidences que les autres ne voient pas.
Alastair Heseltine

Et en complément de programme : Des pubs assez à côté de la plaque, et le design de quotidiens pigeant de plus en plus du côté des magazines. Un article là-dessus dans Voir par Steve Proulx.

Le souffle chaud d’une nation fièvreuse

Dimanche 16 mars 2008

Dommage que nos politiciens maintenant n’aient plus l’envergure des Lévesque, Parizeau, Trudeau, Lesage et même Duplessis pour faire naître cet enthousiasme que l’on voit aux États-Unis en ce moment avec cette course à la présidence. Ce n’est pas une mauvaise chose que d’avoir des personnages qui, de par leurs personnalités, leurs destinées mêmes deviennent plus grands que nature et inspirent une nation.
Juste à voir ce que les artistes et caricaturistes font avec l’image des candidats aux élections américaines, il est clair que ça dépasse la simple question de pouvoir politique. Parce qu’ils ne l’ont pas eu facile depuis 2001, l’espoir remplace enfin le cynisme, et ça devrait leur faire du bien.

Nous, et bien, heureusement qu’il y a le Canadien.

À quoi rêvent les araignées?

Mercredi 12 mars 2008

Par la fenêtre de mon cubicule, car j’ai la chance d’avoir une fenêtre, même si en ce moment je ne vois qu’un banc de neige, banc qui avec un peu d”imagination peut avoir des airs d’Alpes Suisses, et je dis Alpes Suisses parce qu’en matière de hautes montagnes, les seules vues de proches sont les Alpes Suisses. Nos Rocheuses, je ne les ai vus que par un hublot d’avion quelques instants avant de me poser à Calgary. Par contre, je me suis rendu au pied du Cervin, alors j’y vais avec les références que j’ai, même si, il faut bien l’avouer, le banc de neige qui obstrue ma vue sur la grisaille habituelle de ce quartier industriel n’a de commun avec le Cervin que la neige à sa surface, mais comme je le disais, avec de l’imagination…

Donc, de ma fenêtre à la vue obstruée, fenêtre double en aluminium brun sans entretien et non entretenue, je vois une minuscule araignée qui, bien installé entre les deux fenêtres, sort de son repère les jours ensoleillés pour faire sa sieste à la douce chaleur de ce soleil d’hiver. Bien accrochée à son fil, elle est l’image parfaite d’un bonheur paresseux. Je la regardais hier matin, envieux devant cet abandon aux forces de la nature, puis attendri quand quelques spasmes lui ont fait agiter les pattes, un mauvais rêve peut-être, et la voilà qui s’étire, je l’imagine baillant un grand coup pour oxygéner ses neurones (j’imagine que scientifiquement parlant, il y a quelques faiblesses dans ce que je viens d’affirmer, mais qu’importe), puis elle ajuste sa position au bout de son fil, donne un petit coup de patte sur l’oreiller, se remet en boule et se rendort.
En début d’après-midi, elle dormait toujours, mais le téléphone se mettant à résonner, m’occupant à des tâches alimentaires, j’ai raté son réveil, et je ne l’ai plus revue.

Pour voir les hauteurs de la Suisse, le photoblog de Heidi Brönnimann.

Vapeurs mécaniques

Samedi 8 mars 2008

Avec la sortie prochaine (début mai) du film «Iron Man», le mouvement «Steampunk» risque de faire une petite sortie au grand jour. Il devrait bien y avoir une ou un chroniqueur (parce qu’il n’y a plus de critiques) qui devrait faire le lien. Pas qu’il soit direct, mais la prémisse est là. Ce rétro futurisme, à saveur victorienne pour les puristes, donne de bien belles machines.

J’ai moi-même cédé un petit peu à la tendance, mais comme c’était il y 20 ans déjà, on ne pourra m’accuser de prendre le train alors qu’il est rendu à destination.

Steampunk Magazine

Brass Goggles

The Steampunk Workshop

Christopher Conte

En DVD, «Steamboy»

Faire son lit, une tablette à la fois

Dimanche 2 mars 2008

Je suis un fervent partisan de la sieste, et bien évidemment, un amoureux des livres, et des bibliothèques. Alors, quand il y en a qui propose la fusion des deux, ça m’intéresse. Curieusement, et même si cette idée m’est déjà venue, je n’ai jamais rien dessiné, ni même poussé la réflexion très loin. J’ai bien ce lit, inspiré du style français, dessiné après ma première visite du Louvre où les appartements royaux m’avaient bien plus impressionné que les peintures et sculptures. Et cette idée pour une bibliothèque modulaire qui devrait être la prochaine à être construite. Mais, heureusement qu’il y a des professionnels pour nous faire rêver, couché dans notre bibliothèque.

Quelques lits

Stanislav Katz

Une bibliothèque escalier

Fishbol

30 bibliothèques

Sakura Adachi

Le Céline du Kadok

Mercredi 27 février 2008

Steven Meisel est un prolifique photographe de mode, tellement, qu’en chemin il en oublie d’être lui-même. Ce qui en fait un Céline Dion du Kodak; Céline dans le sens où le talent n’est pas remis en cause, juste un manque de constance dans le style. Son travail en est un d’équipe, suffit de jeter un coup d’oeil au générique de sa série «Super Mods enter Rehab» pour comprendre, mais c’est à se demander si les stylistes ne le vampirisent pas trop.
Et  pourtant, la taille d’un tournage n’a jamais empêché un Kubrick ou un Spielberg d’y mettre sa marque et le rendre instantanément identifiable, ce qui ne se produit pas avec Meisel.
Ça ne lui enlève aucunement son talent, et il en a à revendre, c’est qu’un jour, il sera difficile d’avoir une image juste du Steven Meisel preneur d’images. Et paresseux que nous sommes, les historiens de demain, incapables de mettre le doigt sur sa vraie nature de photographe, le rangeront dans la catégorie des boulimiques touche-à-tout où il se fera oublier.

«Sex» de Madonna, photos de Meisel, au complet sur le site de la dame.

L’inspiration derrière la série avec les imprimés.

…………………………………………..

Un qui ne se fera pas oublier, est Helmut Newton, dont on pourra voir au FIFA «Helmut by June», portrait du photographe par sa épouse.

Toujours au FIFA, seul autre film d’intérêts sur la photographie, est un portrait de William Eggleston, «By the ways, a journey». Un pionnier de la photo couleur.