Avant que la mort nous rattrape

Dimanche 28 juin 2009

Ainsi, MJ est mort, pas que ça me touche beaucoup, mais on nous en sature les ondes, même Céline y est allée de sa larme à Larry King, mais ce souvenir de Michael Jackson dans le Concorde en 1995, est très bien et nous change du moonwalk.

On parlait de conditionnement physique hier soir au souper, et ça m’a rappelĂ© ce fameux guide de l’armĂ©e de l’air canadienne, le 5BX, pour un entraĂ®nement sans Ă©quipements sophistiquĂ©s, ni abonnement coĂ»teux.

L’historique sur Wikipedia ici, et le pdf en tĂ©lĂ©chargement ici.

Parlant d’efforts physiques, un vidĂ©o de Spike Jonze au super ralentit.

Le QuĂ©bec Ă  l’avant-garde du point d’exclamation? Une histoire dans le Guardian.

Le vélo est enfin vraiment à la mode, et ces Italiens dans la plus pure tradition européenne sont très beaux.

Et dire qu’il y en avait pour trouver Edward Scissorhands habile avec des ciseaux, ce n’est rien Ă  comparer avec Aoyama Hina. Ici et ici.

La fille de son père

Dimanche 21 juin 2009

Lignes fraîches

Samedi 20 juin 2009

La lumière était particulièrement belle ce midi, ce qui est rare pour un midi. Les nuages avaient sans doute juste la bonne densité pour filtrer en douceur. Et comme on a eu hier soir un set de lignes neuves au coin de la rue, ça méritait bien une photo.

Le mur des lamentations

Samedi 13 juin 2009

On pourrait croire les murs de blocs de ciment tous égaux, mais apparemment pas. Et l’égalité dont il est question n’est pas de celle obtenue par un niveau, mais bien de la fierté de se comparer à ses semblables et de n’en pas rougir.
Ce qui me rappelle cette histoire du guide péruvien qui montrait à ses touristes deux anciens murs de pierre. Le premier, impeccablement taillé et conservé est, disait le guide, l’œuvre de mes ancêtres, le peuple Inca. L’autre mur, en ruine et ressemblant plus à un amas de pierres qu’à une muraille est, disait toujours le guide, le travail de l’envahisseur Espagnol, et fut construit, malgré les apparences, quelques siècles après le premier. C’est pourquoi nous disons, poursuivait le guide, que le premier est l’œuvre des Incas et le deuxième, le travail des incapables.
Comme quoi, tant qu’il y aura des murs, certains s’élèveront et perdureront, d’autres s’écrouleront.

Une marque comme une signature

Samedi 6 juin 2009

Je n’ai jamais considéré l’idée d’avoir un tatouage, même au plus fort de la vague, il y a quelques années.


Mais l’autre soir dans l’autobus, une fille assise sur le banc en avant du mien avait un tout petit papillon tatoué dans le bas du cou, juste deux couleurs, très simple, et je me suis demandé, en vouloir un, ce qui n’est pas le cas, mais juste pour voir où je me situe dans cette affaire, qu’est-ce que ce serait?
Dans l’autobus, ce même soir, je n’y ai pas pensé longtemps, je suis plutôt retourné à ma lecture (The Gift par Lewis Hyde), mais vendredi dernier au bureau, m’ennuyant ferme, je me suis mis à griffonner pour passer le temps. Après m’être essayé aux autos dans le stationnement, puis à ma tasse à café qui n’a jamais vu que de l’eau, au téléphone et à la brocheuse, je suis passé aux nuages puis à ce petit cube au soleil, que je fais souvent. On pourrait appeler ça un barbeau d’architecte, la maison moderniste par excellence avec sa perspective et sa mise en contexte.
Puis, cette histoire de tatouage me revenant, je me suis dit que j’avais enfin trouvé mon tatouage. Tatouage qui ne sera jamais tatoué, parce que trop difficile. Comme il m’est impossible d’en faire deux pareils et que je doive en dessiné 5, 10, 15 avant d’en avoir un qui me plaise vraiment, ce serait toute une chance à prendre que de laisser entre les mains, tout aussi expertes qu’elles puissent être, de l’artiste tatoueur la responsabilité de réussir du premier coup le cube parfait. Il aurait beau suivre un stencil, comme ils font souvent, le cube demande de la spontanéité, pas de l’application.
Je serais encore mieux avec un Elvis dans le dos qu’avec mon petit cube raté sur la fesse droite. Non vraiment, trop compliqué le tatouage.

Dans le sentier des pas perdus

Mardi 2 juin 2009

Ne sachant plus d’où je viens, n’ayant pas la moindre idée où je suis et ne sachant pas plus où je vais, le labyrinthe semble d’à propos.
Petite journée la semaine dernière au bureau, mes griffonnages cubistes ressemblants justement à un labyrinthe, j’ai décidé d’en faire un. Y allant au hasard, le tracé mériterait d’être un peu plus tordu, parce qu’on y retrouve facilement son chemin.
Dessiner un beau labyrinthe est un art, et comme tous les arts demande du dévouement, pas de l’improvisation.
Les plus beaux sont ceux qui ont une rigueur toute mathématique, nous prenant par la main, donnant confiance, mais nous dirigeant tout droit vers un piège, l’impasse. Et d’impasse en impasse, perdant tous sens de la réalité, on s’effondre d’épuisement, souvent à deux doigts de la sortie, mais sans les dernières forces nécessaires à notre salut.

L’article de Wikipédia sur le labyrinthe est très bien.

Premières sorties

Mardi 26 mai 2009

Première sortie en moto de la saison en fin de semaine dernière. La température eut été idéale sans les forts vents, surtout pénible sur les tronçons non protégés de l’autoroute, mais une fois rendus sur les petites routes de campagne, roulant pépère en 4e, saluant les vaches dans le pré et les chats sur les galeries, ce fut très agréable.
La moto, avec son profil de bécassine ou de divinité égyptienne, est une BMW F650GS. Avec ses deux grandes valises, dont une qui accommodait aisément mon vieux sac photo, elle s’est avérée la machine presque parfaite pour mes besoins, si besoin d’une moto j’aurais.

Je me suis aussi rendu au SIDIM (le Salon International du Design Intérieur de Montréal) en moto, avec stationnement gratuit tout près de la Place Bonaventure, juste en face des vélos Bixi, qui semblent être un vrai succès, malheureusement, on ne peut pas en dire autant du salon.
Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais, mais pas à un simple regroupement de marchands de tuiles en céramique et de robinetteries. Je ne retournerai plus là avant de me construire une maison, et encore, juste pour les dernières tendances en urinoir.

Faire l’inventaire de la statistique

Lundi 4 mai 2009

La nature dispute son espace vital à notre urbanité, mais ne montrer qu’un seul arbre luttant pour sa survie, c’est de l’anecdote, vite oubliée, bousculée par la suivante, mais plusieurs, ça devient un inventaire, et un inventaire ce n’est pas rien, c’est, comme disent les mouvements coopératifs, la force du nombre.
Tout le contraire de l’humain, où l’individu prime. N’est-ce pas Staline, un connaisseur en hommerie, qui disait qu’une mort est une tragédie, mais des milliers de morts, ce n’est plus que de la statistique!
Qui de la statistique ou de l’inventaire aura raison de nous?

Pour des peanuts

Mercredi 22 avril 2009

Tous les matins, c’est le spectacle dans l’arbre derrière chez nous. Et tous les matins, Capucine est fidèle au poste, le museau dans la fenêtre, dès 6 heures.
Nos deux écureuils en résidence, de vrais acrobates, se donnent toujours à fond, et on ne s’en lasse pas.
Parfois, ils s’approchent pour vérifier le taux de satisfaction de leur public, et le public est toujours aussi fébrile de voir ses idoles d’aussi près.

D’une beautĂ© qui se mĂ©rite

Dimanche 19 avril 2009

ĂŠtre photographe, c’est photographier, comme un travailleur travaille, un amoureux aime. C’est donc dans la tĂŞte et dans les pieds, tous les jours Ă  toutes heures du jour. Et comme on aime pas Ă©galement Ă  chaque minute une mĂŞme personne, par exemple, parfois on dĂ©teste aussi, il en va de mĂŞme du rĂ©sultat de l’acte photographique.
Parfois c’est bon, parfois c’est moins bon ou pas du tout. Mais l’acte perdure, il entretient, ce qui est essentiel, car voir pour apprĂ©hender le théâtre qui se joue devant nos yeux et en saisir l’instant qui nous semble significatif de tout ce qui le prĂ©cĂ©dait autant que de ce qui va suivre, demande ce constant labeur rĂ©pĂ©titif.
J’envie les photographes qui travaillent Ă  prendre des images comme si le geste qu’il pose en Ă©tait un aussi essentiel que de respirer.

Les deux photographes ici, Garance DorĂ© et Scott Schuman, qui lorsqu’ils se sont rencontrĂ©s se sont reconnus, puisqu’ils forment maintenant un couple, photographient des gens beaux. En fait, ils ne le sont pas tous, il y en a beaucoup, mais les autres ont du caractère, ce qui parfois est encore mieux, bien dans leur peau, car confiant, ce qui doit ĂŞtre un critère de sĂ©lection pour les photographes, et bien habillĂ©.
Les vĂŞtements sont le prĂ©texte, les magazines de mode les publient, on les imite (l’Hebdo Voir y va depuis quelques mois de ses portraits de jeunes personnes chics, mais en rĂ©ussissant tout de mĂŞme Ă  ĂŞtre Ă  cĂ´tĂ© de la plaque), on parle de style, de couleurs, de textures, d’audace et de convention, mais ces images parlent de tout, sauf de ça.
Et pourtant, ce n’est pas faute d’indices, le Sartorialist prenant mĂŞme la peine de signifier sur son site l’influence revendiquĂ©e d’August Sanders. Les vĂŞtements sont peut-ĂŞtre le moteur de la chose, mais un moteur seul, s’il peut faire beaucoup de bruit, n’ira pas bien loin. L’essentiel est ailleurs, dans les visages, les regards, le geste, la posture, ce qui est humain plutĂ´t que textile, mĂŞme si l’idĂ©e est dans la relation entre la personne et les vĂŞtements.
Ce que Garance et Scott, permettez-moi la familiaritĂ© mĂŞme si je ne les connais pas,  crĂ©e jour après jour, ce n’est pas qu’un portrait de l’Ă©tat de la comprĂ©hension et de l’appropriation de la mode en ce dĂ©but de 21e siècle, c’est un portrait de notre humanitĂ© et de son Ă©lite (pas les plus riches, les plus influents, les plus brillants, mĂŞme si dans ces portraits, certains sujets sont très certainement et/ou riches, et/ou influents, et/ou brillants, et/ou un mĂ©lange de combinaison de ces Ă©lĂ©ments), car sereine et confiante, du moins, c’est ce qu’elle projette, donc ce qu’elle dit et ce que l’On entend.
Je ne me lancerai pas dans le signifiant que ces images pourraient renvoyer, car l’idĂ©e d’une sociĂ©tĂ© belle et sĂ»re d’elle-mĂŞme projette l’idĂ©e de fictions totalitaire, oĂą la supĂ©rioritĂ© ne tolère pas l’infĂ©rioritĂ©, oĂą le beau rejette le laid comme le riche rejette le pauvre, l’intelligence rejette l’ignorance et oĂą la seule diffĂ©rence est une tare avec un scĂ©nario apocalyptique comme dĂ©nouement.
Alors, on va laissĂ© faire la fiction et revenir sur terre, car les gens beaux que j’ai cĂ´toyĂ©s, pas ceux qui se croient beaux, souvent insupportables, ceux qui apprennent rapidement que cette beautĂ© se mĂ©rite, qu’elle n’est pas un cadeau ni une croix, mais une opportunitĂ©, une clĂ© donnant accès Ă  cette part de nous oĂą la vulnĂ©rabilitĂ© est un bienfait et non une blessure, comprennent que la beautĂ© a ce pouvoir, celui de nous rendre fragile, mais rĂ©ceptif, et pour qui n’est pas blessĂ©, cela reprĂ©sente un apaisement libĂ©rateur.

Sur terre vu du ciel

Mardi 14 avril 2009

Ce qui peut-être extrêmement réel et personnel pour l’un, peut se révéler être d’une infinie abstraction pour l’autre. Comme ces images ici, vues du ciel via Google Earth, de toutes les maisons où j’ai demeuré.
Rien d’exotique, deux seulement hors Québec, l’une pour 6 mois et l’autre, la grande image, 3 mois à Bruxelles.
5 endroits différents avec ma famille, 6 seuls et 2 avec des colocs, et 6 en couple. Le plus longtemps à la même place fut à la première maison, 10 ans, et la plus courte période à la même place, Bruxelles, 3 mois donc.
Les quelques jours en vacances ici et là ne comptent pas, et je serais bien incapable de les retracer tous, non seulement sur Google, mais aussi dans ma mémoire.

Le jour et la nuit…

Samedi 4 avril 2009

L’ancien et le moderne, Toyota et Honda, 233,159 kilomètres et 116. Mais la principale diffĂ©rence n’est pas lĂ . Hier soir, alors que nous Ă©tions arrĂŞtĂ©s Ă  un feu rouge au centre-ville, un homme remontant la file et tendant la main pour de la monnaie est arrivĂ© Ă  notre hauteur (nous avons toujours dans la voiture un ancien contenant de film ou nous gardons des 25 sous pour le stationnement, et on y pige quand ce genre d’occasion se prĂ©sente), j’ai donc baissĂ© la vitre, Ă©lectrique, pour lui remettre un peu d’argent, la remontant aussitĂ´t, plus rapidement que ce que j’aurais voulu ou fait avec la Toyota oĂą la manivelle Ă©tait encore Ă  l’honneur, coupant court aux remerciements de l’homme, la vitre Ă©tant dĂ©jĂ  remonter avant mĂŞme qu’il ait pu terminĂ©.
C’est fou comment un simple gadget, comme des vitres Ă©lectriques, change nos rapports avec les autres. Une distance s’installe maintenant, l’automatisation me faisant passer dans un autre monde, plus Ă©loignĂ©, annihilant l’effet de proximitĂ© que le simple geste, le labeur de descendre manuellement la vitre de mon auto crĂ©ait avec la personne dans la rue.

Sans doute que l’effet de l’odeur de char neuf agit sur mon cerveau, dĂ©jĂ  ramolli par le temps. On devient fragile en vieillissant.

Baby you can drive my car

Samedi 28 mars 2009

J’ai beau y rĂ©flĂ©chir, je n’arrive pas Ă  retrouver le chemin qui nous a amenĂ©s Ă  ĂŞtre ce matin propriĂ©taire, Ă  dĂ©faut d’en ĂŞtre possesseur, ce qui se fera mercredi prochain, 1er avril et j’espère que c’est pas une joke, d’une Honda Fit flambant neuve. Il y a 3 jours encore, elle n’Ă©tait mĂŞme pas dans le portrait, et encore moins dans ma courte liste. Faute avouĂ©e Ă  moitiĂ© pardonnĂ©e, car nous pĂ©chions par ignorance, ne l’ayant mĂŞme pas regardĂ©e au Salon de l’auto.

C’est l’essai mitigĂ© de la Nissan Versa jeudi soir (on n’aimait pas l’espace de chargement Ă  deux Ă©tages et le tandem boĂ®te et embrayage) qui nous a poussĂ©s Ă  vraiment faire le tour, et prendre en considĂ©ration toutes les options, pas seulement la Yaris, mais aussi la Honda. C’est comme ça qu’hier soir, on s’est retrouvĂ© chez un concessionnaire Honda, parce que le premier sur notre chemin, avec l’intention de visiter monsieur Toyota après. Il n’y a jamais eu d’après.

Un chat au soleil fait le printemps

Dimanche 22 mars 2009

Le dilemme du char

Samedi 21 mars 2009

On change de voiture, la Corolla a 11 ans, craque de partout, il est donc temps de lui dire merci avant que ça casse et que ça coûte cher. Parce que si on commence à y mettre de l’argent, on va vouloir le rentabiliser, prolonger l’agonie, et ça va être autre chose qui va casser, ça n’en finira jamais. Il est préférable d’investir dans un véhicule plus récent, moins polluant et mieux adapté à nos besoins, comme un modèle à hayon.

J’ai fait une liste l’autre jour des candidates possibles, qui vont de la Nissan Versa à la Volvo C30. Et c’est une très mauvaise idée que les listes, je suis plus confus que jamais.
Il n’y a pas 6 mois, c’était pas compliqué, on y allait pour une Yaris 5 portes. Depuis, un collègue s’est procuré une Versa, on a consulté tous les ouvrages, et la petite Versa semble une meilleure option, surtout que le mari d’une collègue travaille pour un concessionnaire Nissan, et on aurait un bon prix, ou du moins, l’illusion d’un bon prix.
Mais voilà, j’ai cette foutue liste qui me joue dans la tête et embrouille mes idées. La preuve, en ce moment, c’est soit une Yaris d’occasion ou une Mercedes B200 neuve, et j’ai de très bons arguments, lesquels je n’ose ni écrire ni même verbaliser, pour chacune de ces deux options.

C’est pas simple l’achat d’un nouveau véhicule, surtout qu’on en a passé que 2 dans les 25 dernières années, on a donc intérêt à faire le bon choix sinon, on est pris avec les défauts. Un peu comme la vie de couple, l’odeur du super sans-plomb en prime.