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Mardi, le 24 mai 2016
Je ne bois que de l’eau, mais quand il est question de champagne, c’est à la Veuve que je m’abreuve.
C’est lors d’un voyage à New York, probablement le même que l’autre jour, car les amis avec qui nous étions écumaient les boutiques de SoHo à la recherche d’une lampe vue dans un magazine et qu’ils voulaient absolument, qu’on a mis les pieds à la boutique de Design Within Reach. L’endroit m’était resté dans la tête et je visitais leur site web à l’occasion, jusqu’à ce que je vois l’annonce d’un concours bien particulier, le Champagne Chair Contest. Je n’y ai jamais participé, et même si je commence à avoir une petite collection, en faisant une ou deux par année, en donnant quand l’occasion se présente, j’ai fini par oublier le concours. Ma première chaise est celle avec la veuve Clicquot Ponsardin, le visage désaturé par le soleil matinal lui caressant le dossier.
La petite dernière, en entête, va quitter ma bibliothèque bientôt, car elle est promise.
Je m’en rends compte en regardant l’image et tout le reste de la bibliothèque, que l’écumage dû à la bonne douzaine de déménagements de ma vie d’adulte ne me laisse que des classiques assez confortables. «Infinite Jest» n’est pas si confortable que ça, j’ai arrêté la lecture après 300 pages, mais c’est tout de même un incontournable. Plus accessible est «A Supposedly Fun Thing I’ll Never do Again», le recueil, mais aussi un article de magazine, assez long, mais très drôle avec un David Foster Wallace en journaliste sur un bateau de croisière.
Le titre du Annie Leibovitz n’est pas tout à fait représentatif du contenu, rien de technique, plutôt un recueil de souvenirs parsemé d’anecdotes.
«The Ghost Map» est un reportage d’enquête écrit comme un roman policier sur l’épidémie de choléra à Londres en 1854. Dit comme ça, ça peut rendre perplexe, mais c’est excellent. Un cadeau à ma blonde qui aime tout ce qui est «médical». Je lui ai même offert une petite plaquette, le «Semmelweis» la thèse du bientôt docteur Destouches et plus tard le Louis-Ferdinand Céline du «Voyage au bout de la nuit». Philippe-Ignace Semmelweis (1818-1865), médecin hongrois, découvrit que c’était peut-être une bonne idée de se laver les mains pour un praticien, et une bonne hygiène en général pour un établissement de santé, avant de farfouiller dans les entrailles d’un patient que l’on veut soigner. L’homme, pas trop subtil malgré une grande idée, fut ostracisé. Maintenant, dès que l’on entend parler de C.difficile aux nouvelles, on s’écrit en coeur «Semmelweis».
«The Emperor of All Maladies» est la biographie du cancer, livre malheureusement passionnant.
Aussi quelques livres photos, en couleur, parce c’est ce qui m’intéresse, sauf pour le petit Elliott Erwitt qui est en noir & blanc, mais qu’est ce qu’on ne pardonnerait pas à Elliott Erwitt!
Un dernier mot sur «Days With my Father» de Phillip Toledano. Beau et touchant, mais c’est plus parce que le type possède une Lancia Stratos. Je suis jaloux.
 


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