L’arbre qui ne cache rien
Mercredi 31 mai 2006
Il n’arrête pas de changer, je ne cesse de le photographier. Appelons ça notre projet commun, il fait sa vie d’arbre, je la documente. HDR

Il n’arrête pas de changer, je ne cesse de le photographier. Appelons ça notre projet commun, il fait sa vie d’arbre, je la documente. HDR
S’il y a un photographe vivant qui me ferait me prosterner à ses pieds…, peut-être pas jusque-là , mais je serais très humble, c’est Sebastião Salgado. Le quotidien anglais «The Gardian» publie son dernier projet, photographier les endroits de notre planète encore vierge. Et comme il en a pour une dizaine d’années, c’est un lien à conserver précieusement.
Sebastião Salgado, Genesis –>
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J’ignore depuis combien de temps cette ressource (The Photography Channel) est offerte, mais c’est à espérer qu’elle est appelée à grandir. Déjà , avec des pointures comme Lauren Greenfield, Neil Leifer et Steve McCurry, il y a de quoi se mettre sous la dent. De courts vidéos nous présentent le photographe et un de ses projets en 2, 3 minutes.
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En cherchant hier pour mon gant de baseball, j’ai trouvé dans la même boîte ma Bell & Howell 70DR. C’est, jusqu’à maintenant, mon plus beau jouet, et ce, même si j’ai aussi un Leica M2. On en voit une dans le film «Mash» de Robert Altman. Pas de raison particulière pour parler de ça, juste le goût de montrer mes jouets.
Leica M2 –>

Ce don de Dieu est la devise de la ville de Québec, d’où on arrive après un petit trois jours occupés. Ça me faisait tout drôle de me sentir touriste dans une ville où d’habitude on reste chez des amis, mais cette fois-ci, c’était l’hôtel, et avec une assez jolie vue de la colline Parlementaire.



Il y a ce truc qui me trotte dans la tête depuis un certain temps, et qui tient à la qualité des outils qu’on utilise et l’impact qu’on ces outils sur le travail créé avec. Un marteau, ça sert à enfoncer un clou, simple. Pourtant, le marteau en plastique de mon jeune filleul, malgré la forme et le nom, ne serait pas très efficace à la tâche. Mais encore, ces cathédrales magnifiques construites il y a des siècles sans marteaux, encore lui, pneumatique, où le temps et le patient savoir-faire n’était pas compté et qui sont, toujours, sources inépuisables d’inspirations et d’idées, contredisent cette idée de la technologie salvatrice.
Je m’égare un peu, c’est juste que je n’arrive pas à faire de bonnes photos avec ce foutu appareil photo numérique, en supposant ici que j’arrivais à l’occasion, avant donc le numérique, à en faire, parfois. Surtout que je ne suis pas un partisan du, bon kodak, bonne photo. L’outil ne devrait donc pas interférer dans ce processus de création de l’image, tout est dans la tête, la mécanique jouant le rôle unique de transmetteur. Alors, soit je suis devenu un vieux schnock fini, ou ma théorie ne fonctionne pas et donc, tout simplement, je n’ai pas le bon kodak!?
Et pourtant, un Schumacher dans une voiture ordinaire, c’est plutôt un Ralf qu’un Michael, alors qu’un Michael dans une bonne voiture, c’est 7 titres au Championnat du monde. Mais un Gilles Villeneuve dans une boîte à savon, demeure un Gilles Villeneuve. Ciel, je me sens un petit peu confus tout à coup.
Des idées?
Le défaut de ne pas être sur place pour un événement, c’est l’ambiance qui manque, mais la distance donne un meilleur point de vue. L’ICFF à New York est terminé, mais maintenant on peut tout voir, ou presque. Comme ce sont des blogs, ne pas hésiter à plonger dans les profondeurs.
MoCo Loco –>
Inhabitat –>
Core 77 –>
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C’est Monaco en fin de semaine, et les paris se prennent pour savoir qui embrassera le mur en premier. Le journal sportif français «l’Équipe» présente sur son site un diaporama retraçant certains faits marquants de ce Grand Prix. On y retrouve Gilles Villeneuve pour sa victoire en 1981, et Jacques aussi, mais pour sa participation à un carambolage. En Marge du GP, les collectionneurs d’anciennes F1 ont aussi l’opportunité de faire le tour du circuit au volant de leurs précieuses antiquités. C’est l’Automobile Club de Monaco qui organise l’événement et on peut déjà voir sur leur site les images de cette année. C’est bon de voir que la Tyrrell à 6 roues tourne encore.
Et ce n’est sans doute pas la dernière fois, puisqu’on devrait faire un petit tour à New York le mois prochain. Cette fois-ci, un beau panoramique, et bien d’autres sur le même site dont un d’une manifestation parisienne contre leur fameux CPE, son en prime.
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Nos anciennes fenêtres mal isolées en dégoulinent de dépit face à un tel gâchis de la météo, alors que les jeunes pousses ne semblent pas trop fébriles à l’idée de se retrouver à l’extérieur.
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Deux ressources, une petite, mais ô combien séduisante, et une autre beaucoup plus volumineuse avec près de 1500 images.
USSR posters –>
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Escher est célèbre pour ses splendides illusions architecturales, mais il n’en a pas le monopole. J’aime beaucoup l’effet optique du dallage pompéien, repris par Andrée Putman pour notre hôtel à New York, le Morgans.
Illusion –>
Morgans –>

Voir ce type profiter de la caméra devant le nouveau magasin Apple à New York pour demander en mariage son amoureuse, m’a fait penser à une bêtise que seul un vieux couple comme le nôtre peut faire. Bon, pas forcément un vieux couple, peut-être même pas un couple du tout, surtout que ce genre d’idée, elles sont généralement de moi, mais qu’importe.
Il y a (avait?) donc à Trois-Rivières, sur le toit de l’édifice du câblodistributeur local une caméra montrant le trafic d’un boulevard ainsi qu’une bonne partie, en avant-plan, d’un stationnement de centre d’achats. Ces images sont diffusées en direct à la télé communautaire en même temps que les annonces d’intérêts publics de toutes sortes et la météo. Ainsi donc, par une fin d’après-midi d’un dimanche paresseux, après avoir parti le magnétoscope, j’ai traîné ma blonde jusque devant cette caméra. On y a fait deux, trois tours avec la voiture, et de grands gestes de la main pour rentrer aussi vite à la maison se regarder sur l’enregistrement qu’on venait de faire.
Puéril vous-dites? C’est pour ça qu’on est à Montréal maintenant, on sort un peu plus.
J’en ai une autre, mais au moins, elle est cute. En auto, quand le soleil couchant est directement derrière nous et que l’ombre s’étire sur la route devant le véhicule, on s’envoie la main par ombrage interposé, se créant un petit théâtre d’ombres chinoises à 100 à l’heure.
On doit pas être les seuls à la faire celle-là !

Il ne faudrait sans doute pas que ça devienne une habitude, mais j’ai cet arbre dans mon champ de vision à chaque fois que je lève les yeux de mon écran. Je vais faire des efforts de rétention. HDR

Ce n’est pas parce que le temps est un petit peu gris, que le gazon n’en finit plus de pousser sans qu’on puisse le couper et que la piscine déborde qu’il faut rester la tête sous les draps. Apprenons à connaître l’ennemi, son mythe, sa tradition, sa science et notre traumatisme national.
Wikipédia –>

Grosse fin de semaine à New York avec l’«International Contemporary Furniture Fair» et l’ouverture du magasin Apple sur la 5e Avenue près de Central Park. J’avais posé ma candidature pour le ICFF Studio, une initiative permettant à de jeunes designers d’exposer sur le même plancher que les vedettes internationales du pouf et de la lampe, mais je n’ai pas été retenu. Le contraire aurait d’ailleurs été toute une surprise, étant plutôt dilettante en la matière. J’espère qu’il en restera des miettes, car on prévoit une petite visite par là -bas quelque part en juin.
Le week-end suivant, c’est le SIDIM (Salon International du Design d’Intérieur de Montréal) qui ouvre ses portes à la Place Bonaventure. Un autre que je vais rater, étant à Québec cette fin de semaine là . Mais comme c’est l’événement «Montréal, Mois du Design 2006», il y a des événements un peu partout, un peu tout le temps.
ICFF –>
Magasin Apple. Dévoilement du cube, en fait, l’entrée –>
Magasin Apple. Tour du proprio –>
SIDIM –>
Ça commence enfin, et je n’en peux plus que ça finisse. Il est partout ce festival, pas besoin de s’étirer le bras bien long pour en attraper un bout. Je vous en fais ma liste ici, avec une mention pour la webcam de l’«IFC» (the independent film channel) braquée sur le tapis rouge, son compris. Sur Mac, Camino a le son, mais pas l’image, mais Firefox et Safari fonctionne sans problème aucun. Au moment où j’écris ceci, il est 11hrs, 17hrs à Cannes, on passe l’aspirateur sur le tapis.
Je termine cette liste avec un répertoire des journaux du monde qui sont en ligne. Pour qui apprend une nouvelle langue, rien de tel que de lire sur un sujet qui nous intéresse pour donner un petit coup de pouce à la motivation. Tous couvrent Cannes, ne serait-ce qu’avec les dépêches des grandes agences de Presse. C’est le temps de sortir son Italien ou son Espagnol de l’armoire.
Contrechamp –>



En cherchant des photos, qui finalement n’existaient pas, dans de vieux cd-roms, j’ai trouvé ces Polaroids. De SX-70, je n’avais que le film, car la caméra était le bas de gamme «One-Step» payé moins de 40$. L’image du stationnement est la première prise à la sortie du magasin, juste pour voir si tout fonctionnait bien, et tout de suite, j’ai aimé ce que je voyais. Le son du moteur éjectant l’image, la courte attente et l’apparition lente de l’image avec ses couleurs chaudes un peu cuivrées, et l’impression qu’il n’y aura pas de mauvaises images.
La particularité de ce film était que la réaction chimique se faisait à l’intérieur du support, et que pendant la minute que durait ce processus, toutes les manipulations étaient possibles. La plus simple et populaire de ces manipulations était de mélanger les couches de couleurs avec le premier instrument pas trop pointu disponible.
Taschen a sorti récemment un livre d’images sur le Polaroid, mais il couvre toute la gamme des films. Par contre, j’ai aussi un livre plus ancien et spécifique au SX-70 «SX-70 Art» chez Lustrum press, la maison d’édition du photographe Ralph Gibson qui, malheureusement, n’existe plus.
Une plogue en passant, mon chum Boileau, qui avait fait des Haïkus sur ces Polaroids pour un projet de livre qui ne vit jamais le jour, a été le scénariste d’un court métrage de Martin Saulnier qui se retrouve sur le site «Silence, on court!». Le film se nomme «Le Crotale», et j’attire l’attention des amateurs sur le vieux Nikon F2 de l’auteur et scénariste qui se retrouve à faire de la figuration au détour d’un plan.
Ralph Gibson –>

L’automne semble être devenu la seule saison viable. Le printemps avec ses allergies qui rendent nos vies misérables n’a pas assez de la beauté de son renouveau pour se faire aimer. L’été, maintenant avec ses deux mois de canicule, est intolérable sauf si l’on passe d’un espace climatisé à un autre. Et pour ce qui est de l’hiver, j’aime autant pas en parler. Reste l’automne, qui une fois débarrassée des allergies de toutes sortes et avant que la grippe ne fasse sont apparition, nous donne trois belles journées avec son été des Indiens, quand il est là .
C’est pourquoi cette année, on ne prend pas de chance, nos vacances sont fin septembre début octobre. On se met le nez dans la fenêtre et aux premiers signes de beau temps, on saute dans la voiture et on file au centre d’achats. Quelle belle ballade que ça va être!
Je pourrais être un peu plus curieux, comme ça je saurais si l’on peut voir Jacques Villeneuve faire, virtuellement, le tour des circuits à chaque Grand-Prix sur le site de BMW Sauber. Pour la course de cette fin de semaine en Espagne, il le fait. Je ne saurais pas dire non plus quel jeu il utilise, mais chose certaine, c’est son unique chance de remporter une course cette année.
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Quel soulagement de voir que je ne suis pas le seul à souffrir des allergies printanières. L’Europe y goûte aussi, principalement le Danemark à cause des bouleaux russes. J’ai passé le test l’année dernière pour savoir de quelles allergies je souffrais le plus, et seul le bouleau m’affecte, mais il m’a comme il faut. Les yeux qui coulent, surtout le gauche, au point que je m’attends toujours à ce que quelqu’un vienne me consoler quand je prends le métro, irritation autour des yeux, une boîte de kleenex à l’heure, et le soir, ma meilleure imitation de la respiration de Darth Vader. Je me soigne, mais ça ne guérit pas, vivement le mois de juin.


Euclide, 3 siècles avant Jésus-Christ connaissait le principe de la vision en relief, c’est juste qu’il n’avait pas d’appareil photo numérique pour rendre le processus un peu plus simple. J’ai un numéro de la revue «Photo» de mai 1983, qui, avec un attirail compliqué et des manipulations à l’impression donnait de très bons résultats, mais on était loin de la démocratisation de l’affaire. Maintenant, ça se fait les yeux fermés si on connaît bien ses raccourcis clavier. Pour que relief il y ait, il faut deux images de la même scène, mais décalé pour simuler notre vision, sauf pour qui aurait les deux yeux dans le même trou. Déplacer son appareil horizontalement d’environ un pouce fait l’affaire, et comme en occident on fait les choses de la gauche vers la droite (même en politique), je déplace l’appareil vers la droite pour la deuxième image. Idéalement, visez le même point à l’horizon, mais la technique est permissive. À l’ordinateur avec «Photoshop», ou tout autre logiciel permettant l’accès aux couches de l’image, ouvrir ses deux images. Sélectionner la couche de rouge de la première et la copier. Sélectionner la couche rouge de la deuxième image, la supprimer et coller la couche rouge de notre première image à la place. Voilà , aussi simple. On prend alors ses lunettes, l’acétate rouge devant l’oeil gauche et la magie du relief devrait faire son effet.