Archive pour juillet 2006

Karaté kid

Samedi 29 juillet 2006

Édouard, mon filleul, le frère d’Alice, ne voulant pas être en reste avec cette histoire de vélo, c’est décidé à apprendre, pour de vrai. Il a encore un petit peu de difficulté avec ses départs, mais vraiment, juste parce qu’il est sur le bout des pieds. Sinon, un coup parti, c’est un naturel.

À nous la liberté

Vendredi 28 juillet 2006

Dans notre quête vers l’autonomie, réussir à marcher n’est, c’est le cas de le dire, qu’un premier pas. Le second par contre est peut-être le plus important. Le vélo c’est tout, l’indépendance, la vitesse, le contrôle d’une machine (pas toujours, mais le plaisir il est là, dans cette possibilité de la perte). Ce qui vient après, auto, avion, fusée même pour quelques privilégiés, n’ajoutent rien de plus, la griserie est la même.

C’est bête, je ne me souviens plus de mes premiers tours de roues, mais de participer à ceux d’Alice, c’est presque pareil. Elle arrive un peu tard, à 11 ans, dans le club des deux roues, mais une fois qu’on roule, l’avant n’existe plus, il n’y a que la balade présente et celles à venir.

Divorce à l’américaine

Mercredi 26 juillet 2006

Drôle d’histoire que celle de «Confederate motorcycles». Située à la Nouvelle-Orléans, l’usine fut détruite lors du passage de Katrina l’année dernière. Et plus que de la tôle tordue, c’est l’équipe qui éclata lors des efforts de reconstructions et de relocations. L’une des deux parties, JT Nesbitt (ci-dessus avec le prototype du Wraith) raconte sa version de l’histoire sur le site The Kneeslider.

La section vidéo du site de «Confederate» vaut le détour avec de très belles images, surtout sur le site de Bonneville. (C’est juste moi, ou il y a beaucoup de Bonneville en ce moment?)

maj: Le récit de JT Nesbitt a été retiré du site «The Kneeslider», les commentaires entre les pour et les contre prenant une tournure aigre-douce et douce-amère.

La nuit est jeune

Mardi 25 juillet 2006

Blog & Roll

Lundi 24 juillet 2006

C’est à croire qu’on parle de tout sur internet, sauf de motos. Du moins, dans un format qui me donne le goût d’y revenir, ce qui n’a pas été aussi simple que je me l’imaginais. Il y a bien deux, trois sites québécois sur le sujet comme le Motonet de Québécor, Passion moto et Moto direct, mais ces sites atteignent rapidement leurs limites. Je n’ai pas encore trouvé ce blog dédié à la moto, comme il y en a tant pour les autos et les jeux, un incontournable. En attendant, il y en a 5, 6 qui font l’affaire, c’est mieux que rien.

Bikes n Choppers –>

Le Blog Moto –>

Helmet Hair –>

Forty years on two wheels –>

The Kneeslider –>

Pitted Chrome –>

Une idée comme ça, libre de droit

Jeudi 20 juillet 2006

Avec ce qui semble être une nouvelle tradition d’exposer des photos sur McGill l’été, je me suis dit que ce serait une belle opportunité (comme s’il y en avait des laides) pour la communauté de photoblogeurs de Montréal d’exposer. Comme ce n’est pas la qualité qui manque, j’envoie l’idée dans les airs, surtout que je ne suis pas du genre organisateur, en espérant que quelqu’un l’attrape avant que ça s’effoire par terre.

Deux roues dans la tête

Mercredi 19 juillet 2006

Avec l’étape la plus périlleuse derrière moi dans l’apprentissage de la conduite moto, c’est-à-dire le test en circuit fermé de la SAAQ, et qui s’est très bien passé merci, voilà maintenant l’heure des choix. Quelle moto pourrait bien faire l’affaire? Mais comme il n’est pas question d’achat, même dans un avenir prévisible, car toute cette histoire de permis était pour un scooter d’au moins 125cc, histoire d’avoir suffisamment de puissance en ville pour deux et d’être capable de traverser le pont Jacques-Cartier sans être un danger pour les autres et pour-soi, la vraie moto va donc demeurer un plaisir intermittent au gré des opportunités. Et le plaisir, c’est aussi de rêver un peu, et tant qu’on ne dépense pas, il n’y a pas de problèmes de budget.

D’abord, ce que je ne veux pas. Pas de «Tourisme», ces Cadillac sur deux roues avec la climatisation et le bar à cocktails intégré. Une moto, ce n’est pas pour être plus confortable que dans son salon, c’est pour avoir l’impression que même la route n’existe pas, c’est le rêve de voler. Et le «Tourisme» me semble être l’antithèse de cette expérience. Les «Cruiser» ne sont pas encore si différentes des Tourismes, en fait, ce que je n’aime pas, c’est la position de conduite, confortable, effoirée comme dans un La-Z-Boy. Comme si la moto était plus importante que son conducteur, lui n’étant qu’un accessoire de plus. C’est la même chose avec les «Sport». Ici, c’est le contraire, on est couché. Et on pourrait essayer de me contredire, mais la meilleure place pour être couché est encore le lit. Et puis, je ne les trouve pas belles. C’est quand même encore de ma future moto qu’il s’agit, et j’ai le droit d’avoir du goût.

Il y a les possibles, ce que la raison dicte. Proche des modèles «Sport», mais avec une position de conduite un peu plus relevé et une cylindrée généralement inférieure à 1000cc, c”est la catégorie des compromis, mais il y en a de beaux. Comme cette «Norton» qui renaît de ses cendres aux mains de quelques enthousiastes qui semblent avoir tout compris. J’apprécie particulièrement cette belle ligne horizontale au niveau de la selle et du réservoir. Mon premier tour de moto a été sur une Norton. Je devais avoir 13, 14 ans, et le voisin d’en face en avait une qu’il partait, avec acharnement, au kick. La «Ducati» est pas mal non plus, et doit avoir des charmes certains puisqu’elle a séduit Brad Pitt. Et c’est aussi un peu moins cher à entretenir qu’Angelina Jolie. Reste la «Honda 599», abordable, suffisamment nerveuse et surtout fiable. Le choix logique, que je devrais essayer quelque part au mois d’août lors de leurs journées d’essais routiers. Je vais très certainement raconter cette journée, puisque ce sera probablement la seule autre occasion (en dehors des 2 sorties le mois dernier lors du cours) que j’aurai de faire de la route cet été.

Et puis il y a les motos idéales, en voici deux, une pour la raison et l’autre pour le coeur. Cette «Triumph Bonneville» est d’une beauté intemporelle, comme punaisé sur les routes du monde entier, à son aise partout. Position de conduite droite, les oreilles bien au vent avec, enfin, une vraie selle deux places. Parce que, quand même, le plaisir de la moto, du moins pour un gars, c’est aussi deux bras autour de la taille et un menton sur l’épaule.
Pour les célibataires, reste le plaisir solitaire, et quoi de mieux que cette méchante machine de Russell Mitchel. Je ne vais pas me lancer dans les superlatifs, mais à 75,000$ US, ça les vaut bien tous.

Comme de la musique dans les écouteurs

Mardi 18 juillet 2006

Comment une telle ressource avait-elle pu m’échapper avant aujourd’hui? C’est la caverne d’Ali-Baba de l’avant-garde du siècle passé en sons, en images, en mots et en tout ce qu’ils pouvaient inventer. On y retrouve Lacan (mon préféré), Satie, Fluxus, Gertrude Stein, Jean Genet, Klaus Kinski, Glenn Gould, Michael Snow, Henry Miller, John Cage et j’en passe, le bottin semble y être au complet.

Incontournable UbuWeb –>

Un jour sans photographies

Dimanche 16 juillet 2006

Ou comment profiter de l’instant, demain 17 juillet, plutôt que de le capter.

Non Photography day –>

Un pied ancré dans le temps

Dimanche 16 juillet 2006

Beaucoup de bruits… à Bonneville

Jeudi 13 juillet 2006

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Honda F1, après que les pluies de l’année dernière aient ralenti leurs ardeurs dans la course aux 400 km/h avec une F1, refait une tentative la semaine prochaine. Ils ont déjà atteint les 413 km/h l’année dernière, mais l’idée, c’est d’aller toujours le plus vite possible sans se casser la gueule.

Bonneville 400 –>

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On n’y comprend rien, c’est en japonais, les images sont petites et souvent banales, mais il y quelque chose à ce journal imagé qui me fascine.

Rinko Kawauchi Foil Web –>

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Le monde de la mode, de la beauté et du glamour est un petit peu superficiel, qui l’aurait cru, et pour les aider à atteindre cet objectif, il y a des gens qui, comme le Mary Howard Studio, s’affairent à la tâche. Des photographes comme Annie Leibovitz, les Steven Klein et Meisel, Peter Lindbergh, Patrick Demarchelier et Cie remplissent les pages des Vogue, Vanity Fair et autres W avec les environnements parfois minimalistes, souvent extravagants de ces designers du paraître.

Mary Howard Studio –>

Trois fleurs, deux rouges, une jaune

Mercredi 12 juillet 2006

En retard et de travers

Mardi 11 juillet 2006

Parfois, j’ai l’impression que le monde ne m’avertit pas quand il tourne. C’est comme si je dormais, l’ancien disparaît et le nouveau apparaît, et je n’ai rien vu. Je sais bien qu’on ne peut pas tout savoir, même avec l’internet haute vitesse contrairement à ce que dit la pub, mais quand même, ça me fait drôle ce retard, une fois que l’évidence me saute finalement aux yeux.

C’est comme avec ces deux photographes, publiés partout, primés avec tout ce que vous voulez… et ils viennent de se matérialiser dans mon monde.

Et ne venez pas me dire que Nicéphore Niépce est décédé.

Michael Brown –>

Stephanie Sinclair –>

Catégorie jeux de mots pour 15 points

Vendredi 7 juillet 2006

Avec la sortie du nouveau film de pirates avec Johnny Depp et son succès grandement anticipé, les deux scénaristes du film, Terry Rossio et Ted Elliott, commencent à prendre de la visibilité. Présent sur internet depuis toujours, leur site, «Wordplay» (dans mes signets depuis 1998), est une des meilleures ressources sur le web, et ailleurs si ça se trouve, pour l’écriture cinématographique. On y trouve à boire et à manger, mais surtout les 45 chapitres, sur 60 prévus, de ce qu’on pourrait qualifier d’un manuel pour scénariste. J’allais dire Hollywooddien, et c’est vrais qu’ils ont la tendance divertissement forte, mais le développement de personnages est universel et à moins de vouloir faire absolument un mauvais film, les idées qu’ils amènent sont incontournables. À chacun de les adapter selon ses besoins.

Le site a ralenti son allure ces dernières années, j’imagine qu’ils trouvent maintenant du travail un peu plus facilement qu’à leurs débuts. Mais on y trouve suffisamment de quoi se satisfaire, en attendant la suite.

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Mon chum Fleurent, un autre qui n’est pas en manque d’idées, se lance cet été dans un projet artistique d’envergure à Shawinigan. Je ne sais pas trop où il s’en va avec son autobus, mais qu’importe la destination, c’est le voyage qui compte. J’y participe en mercenaire, on m’appelle, j’exécute et disparaît ni vu ni connu.

Son site commence à prendre un peu de gras, ça en fait une histoire à suivre.

Métatranses –>

Un petit «e» qui s’égare au Kentucky

Jeudi 6 juillet 2006

Paul Strand est de ces grands photographes qui au début du siècle dernier, ont fait entrer la photographie dans la modernité. Il a beaucoup voyagé, et au milieu des années 30, il est passé par le Québec. Ses images de la Gaspésie sont dans les plus grands musées du monde, comme celles de Louiseville en Mauricie, ma ville natale.
Parlant de grand musée, en visite au MoMA à New York le mois passé, je suis tombé en arrêt devant une image de cette série prise à Louiseville, comme ces granges ci-dessus. Mais sur le carton sous la photo, on indiquait Louisville, Québec. Il y manquait ce «e», qui fait d’un roi au Kentucky, une reine au Québec. De retour à Montréal, commençant mes cours de conduite moto, j’ai oublié cette histoire jusqu’à la semaine dernière. J’ai donc envoyé un courriel au musée, leur signalant l’erreur «typographique». Je viens de recevoir une réponse du département photo du MoMA:

Dear Jacques Lesage,

Thank you for alerting us to this misspelling. We are in the process of changing the wall label.

Regards,

Katie Latona
Department Assistant, Photography
The Museum of Modern Art

C’est toujours étonnant de prendre en défaut ces monstrueuses institutions, c’est comme trouver des fautes d’orthographe dans une grammaire. Eh! même les monstres ont parfois le hoquet.

Et pour ce qui est des images de Paul Strand à Louiseville, je n’en sais rien du tout. J’imagine qu’il n’a fait que passer, empruntant le chemin du roi (pas celui du Kentucky) par ce qui est aujourd’hui la 138, autrefois la 2, et dans son ancienne configuration qui zigzague autour de la route actuelle. Je pourrais aussi parier sur le rang qu’on appelle «le Petit Bois», en fait, il y en a deux, celui de Louiseville qui est au nord de la 138, et celui de Maskinongé, au sud de la 138, qui est toujours la même route, c’est juste que ça se promène à droite comme à gauche ces vieilles affaires-là. Donc le «P’tit bois» de Louiseville, aujourd’hui envahi par la banlieue et ses maisons cheaps toutes semblables. J’image qu’un autre photographe y trouverait son affaire. Les décors changent, la façon de les voir aussi.