Archive pour août 2006

Un camion rouge au fil de l’eau

Samedi 26 août 2006

On arrive, façon de parler, c’était hier, du Parc des ÃŽles-de-Boucherville. J’avais bien vu en survolant Montréal avec Google Earth le terrain de golf sur ces îles, mais j’ignorais jusqu’à tout récemment l’existence du parc. On les a parcourues en vélo qu’on peut louer sur place, pour qui, comme nous, ne veut pas s’encombrer de ça en appartement, tout comme canot et kayak pour qui préfèrent remonter le courant plutôt que de rouler sur les sentiers.
L’endroit ne brille pas par sa splendeur, il a été trop longtemps exploité par l’homme, et les terres en friches abondent. On y fait bien encore du maïs, mais je ne sais pas pourquoi on se donne toute cette peine, comme sortir les camions par chaland. J’imagine qu’il y a encore de l’argent à faire.

J’oubliais, l’administration du Parc tient en fin de saison un encan silencieux pour se départir de certains de ses équipements récréatifs. Il y a peut-être de bonnes affaires à y faire, c’est la première semaine d’octobre.

Victor, Victoria, Victorienne

Jeudi 24 août 2006

On se croirait en Angleterre Victorienne, du moins, c’est l’idée que je m’en fais, avec peut-être un Jack l’Éventreur pas trop loin. Mais on serait loin du compte parce que c’est direct sur le trottoir du boulevard St-Laurent, à la porte de la Petite Italie avec un terrain de basket débordant d’activité juste à côté.

Le bleu et le rouge

Mardi 22 août 2006

L’eau peut être chaude, grâce au feu, mais le feu qui est éteint, à cause de l’eau, est-ce encore du feu? Évidemment, ça n’a rien à voir avec les images, qui sont des photogrammes d’animations sur lesquels je travaille pour une pièce de théâtre pour enfants. On a une réunion ce jeudi, alors je procrastine un peu moins que d’habitude.

Vingt piasses la chose

Jeudi 17 août 2006

C’est une première, je crois, peut-être pas, mais ça ne m’arrive pas souvent, je sors très peu, que voulez-vous. Installant mon trépied à roulettes sur le trottoir hier soir, je me suis fait aborder par une jeune fille qui me demande ce que je fais, je lui réponds que je prends des photos, mais ça ne semble pas l’impressionner, puisqu’elle me redemande tout de suite si j’ai envie de faire quelque chose, elle a besoin de 20 dollars. Je lui dis, non merci et elle disparaît, s’évanouit presque, comme on dit s’évanouir dans la nuit, ne remarquant même pas quelle direction elle a prise.
Et puis, quelle drôle de façon de nommer l’innommable: «la Chose»! C’est rien et tout ce qu’on veut bien imaginer en même temps. Chacun faisant à la volée la «Chose» qui lui convient.
J’sais pas si elle l’a eu son 20?

Il y a de ces rendez-vous

Mercredi 16 août 2006

J’en suis fatiguant avec ce film trouvé en QT l’hiver dernier je ne sais plus où, mais que l’on peut voir sur Google vidéo. Il s’agit de «C’était un rendez-vous» filmé par Claude Lelouch. Je le revois souvent et le montre à tout le monde, mais maintenant, en plus, on a le «making of». Lelouch refait le parcourt, un peu plus lentement, avec un journaliste et fait le tri entre la légende et la réalité. Pour qui ne saurait pas, «C’était un rendez-vous» est un plan-séquence filmé dans les rues de Paris à toute vitesse, caméra harnachée sous le museau de la Mercedes du cinéaste.
Pour le reste, «Mémoires des Stands» en résume l’essentiel, et Lelouch entre deux tics y met l’émotion d’un souvenir fabuleux.

50, 25 et 15

Lundi 14 août 2006

Je ne sais pas ce qui s’est passé cette fin de semaine, mais c’est le lundi des palmarès. Il y a comme une odeur de fin d’été, déjà, et nos vacances qui ne commence que la semaine prochaine.

50 Coolest websites –>

25 Greatest PC of all times –>

15 Websites that change the World –>

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Un diaporama dans «Slate» sur les projets architecturaux qui, malgré les moyens de leurs ambitions, n’ont pas su les concrétiser. En vedette, notre cher$$ Stade Olympique.
Et dans «New York magazine» un long, long article de politique-fiction sur ce que serait le monde sans le 11 septembre.

Failed Icons –>

What if 9/11 never happened? –>

Une ligne droite, c’est mieux avec des courbes

Samedi 12 août 2006

J’arrive de la randonnée pour motocycliste débutant de Honda. Étant l’un des deux seuls inscrits, et l’unique brave à s’être présenté, j’ai eu droit à l’approche personnalisée. Encadré par Sébastien de chez Honda et Michel l’expert, ont a parcouru près de 80 kilomètres en tournant autour du Mont Saint-Hilaire, et s’arrêtant au Manoir Rouville-Campbell pour satisfaire mon besoin photographique.

Au guidon de la 599, une moto presque aussi nerveuse que moi, ce qui a donné quelques démarrages hésitants (oubliant de doser l’embrayage pour plus de douceur), la balade fut sans histoires, comme pour les gens heureux. Donc, sur la photo du manoir, la machine à l’avant-plan est la 599, Michel Duchesne roulait avec ce que je crois être la VFR800 Interceptor et Sébastien Robert se la coulait douce avec la «petite» GoldWing blanche.
Peut-être trop vigoureuse pour un bleu comme moi, la 599 n’est pas encore la moto idéale, ni dans sa puissance et son allure. Mais existe-t-elle? Il faudrait que j’essaie la Triumph Bonneville, soit pour confirmer mes attentes ou les déboulonner à jamais. Sinon, il y a un vide au milieu de la gamme, et c’est pareil chez tous les manufacturiers, il n’y a pas cette moto basse et légère, mais pas moumoune et qui satisferait ceux qui comme moi ne sont pas mononcles, mais pas Miguel Duhamel non plus.
Espéront qu’avec l’arrivée en force des femmes derrière le guidon, les constructeurs se forcent un peu et fassent naître le chaînon manquant de la moto.

Michel Duchesne donne aussi des cours de perfectionnements en conduite moto. Alors si vous êtes un peu rouillé, comme votre machine après une période plus ou moins longue d’inactivité, ou encore un débutant qui estime qu’on n’en sait jamais trop, j’ai le numéro de téléphone de l’homme, il suffit de le demander en laissant un petit mot dans les commentaires.

Lectures

Vendredi 11 août 2006

Écologie et modernité ne semblent pas toujours faire bon ménage, mais ça change rapidement. Comme cette roulotte verte, un projet de Toronto que je trouve très, très bien. Le problème avec la modernité, et encore plus maintenant qu’elle est verte, c’est pas donné. Hé! quand on aime, on ne compte pas. «Metropolis» et surtout «Dwell» en font le tour, ce qui me fait penser à la cabane d’Alain de Métra-Transes. Il s’est construit une affaire, et j’appelle ça une affaire parce que je ne trouve pas de qualificatif approprié, deux tours de trois étages reliés au niveau du deuxième par une terrasse couverte faite de matériaux recyclés, même les clous, qu’il redressait un à un. Un de ses planchers est recouvert de tuiles dépareillées et cassées, ce qui donne une mosaïque abstraite, et sa terrasse est fermée par deux portes de garage posées verticalement et dont les panneaux de bois ont été remplacés par des vitres, elles aussi récupérées. Dès que j’ai la chance de passer par chez lui, j’en ramène des images.

Encore un mot sur ce dernier numéro de «Dwell», qui offre un reportage sur Bruxelles et qui montre deux images de mon endroit préféré, le bar «À la Mort Subite». J’y avais mes habitudes l’été que j’ai passé à Bruxelles, et l’endroit est aussi fabuleux que leurs bières. Évidemment, le goût d’une framboise en fût sur place n’est en rien comparable à ce qu’on retrouve ici en bouteille, c’est comme embrasser Charlize Theron (les filles, mettez le nom que vous voulez ici:…………………..) sur une page de magazine, il y manque l’essentiel. Dommage que je ne puisse plus en boire, la faute au gluten, mais il y a des plaisirs qui méritent la transgression, et si jamais je me retrouve à Bruxelles, vous saurez où me trouver.

Un fil à la patte

Mercredi 9 août 2006

Rien de plus banal qu’un lacet de souliers, et on apprend son usage assez rapidement. Il y a au moins trois grosses étapes d’apprentissages chez le jeune enfant, marcher, être propre et lacer ses chaussures. Et cette dernière se résume facilement à une simple boucle, à moins d’avoir le pied marin où le noeud est autre chose que cheveux emmêllés par jour de grands vents.
Heureusement, il y a des obsessifs qui prennent plaisir à nous compliquer la vie, comme Ian W. Fieggen et son site sur les lacets de chaussures.

Ian’s Shoelace Site –>

Alan Moore, c’est le génie un peu fou (du moins, il en a l’air), de la bédé anglo-saxonne. Voici une longue entrevue avec l’auteur de «From Hell» et de «V for Vendetta» au sujet de sa dernière oeuvre et plus récente controverse, «Lost Girls».

Alan Moore | A.V. Club –>

Il y a des idées pas banales dans cette maison japonaise de Hideyuki Nakayama qui fait le tour de tous les sites d’architecture, et avec raison.

À vendre, prix d’ami

Lundi 7 août 2006

Il n’y a pas de doute, Jacques Villeneuve va se départir de sa moto BMW toute neuve, et ça sera pas long. J’imagine qu’il a aussi 2, 3 Béhèmes à quatre roues, alors si vous habitez Monaco, surveillez les ventes de garages dans son quartier.
Son problème maintenant, c’est avec quelle marque de voitures roulée? Évidemment, BMW c’est fini à tout jamais, Honda, c’est pas beaucoup mieux, mais il pourrait passer des messages en roulant en Ferrari ou en Renault par exemple. Mais si on le voit en Dodge Charger, les rumeurs de Nascar pourraient alors se révéler vraies. Et s’il roule en Audi ou en Peugeot, ça voudra dire qu’il reste en Europe et qu’il se prépare pour Le Mans et ses 24 heures.

Reste la discrétion des transports en commun, il pourrait même faire du pouce, et c’est certain qu’il ne resterait pas longtemps sur le bord du chemin. Le prendre, je lui passerais même le volant, mais je lui dirais de faire attention aux murs, faudrait pas qu’il se prenne pour son oncle trop longtemps.

Un cri dans la nuit

Dimanche 6 août 2006

GP3R

Vendredi 4 août 2006

C’est le Grand Prix de Trois-Rivières en fin de semaine, et même si ça fait un sacré bout de temps que je n’y suis plus allé, parce que dans mon temps c’était meilleur, ça demeure tout un événement.

Ma mémoire me joue des tours, c’est l’âge bien sûr, mais ces deux photos, prisent à quelques années d’intervalles à Trois-Rivières des frères Villeneuve, sont d’une époque où deux gros Kodak dans le cou servaient de laissez-passer V.I.P., même pour un ti-cul à peine au cégep.
La première image, de Gilles Villeneuve en plein dérapage à la courbe Des Forges au volant de la Can-Am Dallara du Walter Wolf Racing, montre bien les excès d’une sécurité bon enfant permettant à un détenteur de billet d’admission générale de se retrouver en bord de piste. L’année suivante, Gilles allait être pilote Ferrari, mais pour la tête de linotte que seul un reste de bon sens et surtout la chienne aux culottes empêchaient d’être encore plus près de la piste, il était déjà une légende.

On dira bien tout ce qu’on voudra sur mononque Jacques, ici en attente de s’élancer en Formule Atlantique pour les premiers tours de roues du vendredi, mais je crois qu’il était capable d’être plus rapide que son frère, et sans trop se forcer. Je ne dis pas meilleur, la vitesse en course n’est pas gage de réussite, et il en a fait la preuve à plusieurs reprises, souvent même par l’absurde, mais il avait une façon de prendre les virages qui tenait en même temps du grand art et de la folie pure.
Pour qui connaît Trois-Rivières, le boulevard Du Carmel, qui sert de longue ligne droite au circuit du Grand-Prix, est en surplomb d’un quartier résidentiel que j’ai déjà habité, juste au pied du virage De Calonne, un 45 degrés à gauche demandant un gros freinage et étant une des belles opportunités de dépassement. Évidemment, du quartier, on ne voit rien, mais on entend, et pour qui sait écouter, les styles se révèlent. J’y habitais donc les deux, trois dernières années de participation de l’oncle Jacques au GP. Déjà, je n’y allais plus, trop près sans doute, et le bourdonnement des moteurs tôt le matin, plutôt qu’attractions servait de repoussoir. Mais il y avait quand même de bons moments, comme reconnaître au son l’oncle Jacques prenant ce fameux virage à fond, freinant tard, accélérant tôt, tellement différent de tous les autres que j’en étais gêné pour eux. Comment dire, le pilote typique relâchait l’accélérateur suffisamment tôt pour qu’on entende le moteur décompressé, prenait le virage et accélérait graduellement. Pas Jacques Villeneuve, il arrivait à fond et pour à peine une fraction de seconde, c’était le silence, l’imaginant à ce moment-là à la corde du virage, et le moteur se remettait aussitôt à rugir, comme si ce «blip» sonore était dû à une seule défaillance de la bande-son.

Avec les récents événements, on dirait bien que l’âge d’or pour les pilotes québécois tire à sa fin. Reste encore, il faut l’espérer, quelques beaux feux, et si renaissance un jour il y a, c’est par le Grand-Prix de Trois-Rivières quelle risque bien de passer.

Briller de tous ses éclats

Jeudi 3 août 2006

C’est donc pour ça que la Honda F1 ne marche pas cette année, le gars qui l’a mise en morceau ne sait plus comment la remonter comme il faut. L’idée ne semble pas neuve, mais reste spectaculaire quand même si on la compare à son ancêtre de papier.

Ne rien dire est comme ne pas savoir

Mercredi 2 août 2006

Avec un titre pareil, on pourrait croire que je me lance en politique, mais c’est rien de tout ça. Via Drawn!, je me suis retrouvé sur le site de la «Los Angeles Public Library» pour voir sa collection d’affiches des années 20, 30 intitulée, «Far and Wide: The Golden Age of Travel Posters». Dans le lot, il y a l’affiche ci-contre d’Ernest Senécal réalisé pour notre Office du tourisme en… 1948. Et le problème n’est pas que là, il y a un beau «Anonymous» sous l’affiche, alors vous pensez bien, surtout que je commence presque a en faire une spécialité de ramener à l’ordre les institutions américaines concernant notre culture, je leur ai écrit un mot gentil pour les informer de leur incurie. Le plus drôle est que cette même affiche a fait du cinéma à Hollywood. Elle se retrouve sur un des murs de l’appartement de Michael Douglas et Famke Janssen dans ce film moyen qui passe et repasse à la télé, «Don’t Say a Word».
Comme quoi, ça prend plus que de la figuration à Hollywood pour sortir de l’anonymat.

Comme des ti-culs dans la rue

Mardi 1 août 2006

J’arrive du FTRS (le Festival de Théâtre de Rue de Shawinigan) où j’allais voir la prestation d’Alain Fleurent et de son autobus Méta-Transes. Le prétexte étant de donner un lieu aux enfants de l’endroit qui, de spectateurs depuis dix ans, pouvaient maintenant participer et passer du rêve à la réalité. Évidemment, ce n’était pas un spectacle écrit, structuré, répété et encadré comme ce qu’on pouvait voir ailleurs sur le site, et heureusement. Il avait plutôt la fébrilité, l’enthousiasme, l’excitation et la magie d’une première fois. Ce qui vaut bien toute la pyrotechnie du monde.