Esprit, es-tu là ?

Cinq autres encore, les derniers… pour l’instant. La psycho, c’est toujours Anais Nïn, même si elle était plutôt du côté de Jung que Sigmund Freud. Pour ma part, c’est ni un ni l’autre, surtout que, moins j’en sais sur mon compte, le meilleur. Mais ce «Psychopathologie de la vie quotidienne» est très divertissant, comme dit l’autre le matin. Pas de théorie tarabiscotée ici, mais les actes manqués, les lapsus et tous les tours que nous joues notre présent esprit, qui n’en manque pas une, lui.
Jacques Lacan, c’est pour le langage, même si, évidemment, je n’y comprends rien. Curieusement, dans beaucoup de ses textes, j’y vois des scènes de films. J’ai plein de notes, des dialogues, issus de la lecture de certains de ses séminaires, pour un éventuel et bien hypothétique film.
La Divine Comédie de Dante, c’est comme la poutine ou le pâté chinois, ça manque à la culture si on passe à côté. Pas que La Divine Comédie soit une poutine, mais c’est l’expérience de cette connaissance qui manque. Il y a diverses traductions, mais celle que j’ai par Henri Longnon est très bien.
François-René de Chateaubriand est un petit peu, et par la bande, dans notre actualité en ce moment, par le biais de cette expo au Musée des Beaux-Arts, Girodet, le rebelle romantique, dont l’affiche, reproduisant son «Atala au tombeau», est inspiré du roman de Chateaubriand, «Atala». Déjà que le romantisme en peinture peut être lourd, en littérature c’est un poids dont on peut se passer. Par contre, ses abondantes mémoires sont des plus fascinantes, surtout qu’il était un grand voyageur. Sa description des chutes du Niagara est des plus intéressante pour nous, surtout quand elle sert de comparaison avec ce que l’endroit est devenu aujourd’hui.
Gustave Flaubert, c’est Madame Bovary, mais le désespoir n’est plus romantique de nos jours, par contre, l’épopée qu’est Salammbô avec ses batailles spectaculaires et les fortes tensions sexuelles aurait bien sa place au cinéma avec «Le Seigneur des Anneaux», «Gladiateur» et autres «Troie». Pour qui n’aime pas lire sans images, le bédéiste Philippe Druillet en a fait une version assez éclatée et spectaculaire.
17 octobre 2006 at 6:59 pm
Jung est trop space, trop spirituelle, Freud est 100X plus amusant à lire. Bergeret un orthodoxe qui sort un peu des traces Freud mais très fortement influencé à un nosologie superbe avec structure-caractère-traits de carctères !