Chat perché
Jeudi 30 novembre 2006L’hiver est une saison difficile pour un chat de maison. Il a beau entrer en mode hibernation, ce n’est pas un ours, et il se réveille de temps en temps, ne serait-ce que pour mieux s’endormir. Le plus cruel est la coupure avec le monde extérieur. Fini les sons et surtout les odeurs. Ne lui reste que la vue pour avoir un semblant de vie, c’est pourquoi je lui ai patenté deux perchoirs. L’été, les fenêtres ouvertes, le chat peut y grimper à son aise, mais en saison froide, ce fenêtrage n’offre pas d’espace, même pour le plus habile des acrobates.

Comme je n’ai à peu près pas d’outils, ça me prend des solutions simples, abordables, et par la force des choses, inventives. Les fauteuils en carton de l’architecte Frank O. Gehry m’avaient impressionné en leurs temps, et l’idée d’utiliser cette matière me trottait dans la tête. Et puis, il y a ces simples structures triangulaires qu’offre certains magasins entrepôts pour le transport d’objets encombrants sur le toit de la voiture. Déjà , comme ça, l’objet est beau, solide, léger et gratuit. Déplié, il offre une assez grande surface rectangulaire, et même si le carton n’est pas très épais, avec trois, quatre épaisseurs, ça fait la job. Donc, avec un X-Acto, de la colle et un peu de Duck Tape pour les réparations d’urgence, parce que le minou aime manger un peu de carton entre les repas, je lui ai fait ces deux stations d’observation.








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La semaine dernière, rentrant à Montréal par la 440 à Laval, en pleine heure de pointe, mais allant à contre-courant en direction ouest, je me suis sentis seul, surtout voyant ce qui ressemblait presque à un stationnement juste de l’autre côté du parapet avec tous ces banlieusards se dirigeant vers Terrebonne. Mais, j’ai été diverti par deux motocyclistes qui juste après m’avoir passé, sont partis sur une roue, comme Miguel Duhamel ici, avalant le reste de l’autoroute et disparaissant de ma vue à une vitesse que je n’oserais même pas faire sur quatre roues.