Archive pour novembre 2006

Chat perché

Jeudi 30 novembre 2006

L’hiver est une saison difficile pour un chat de maison. Il a beau entrer en mode hibernation, ce n’est pas un ours, et il se réveille de temps en temps, ne serait-ce que pour mieux s’endormir. Le plus cruel est la coupure avec le monde extérieur. Fini les sons et surtout les odeurs. Ne lui reste que la vue pour avoir un semblant de vie, c’est pourquoi je lui ai patenté deux perchoirs. L’été, les fenêtres ouvertes, le chat peut y grimper à son aise, mais en saison froide, ce fenêtrage n’offre pas d’espace, même pour le plus habile des acrobates.

Comme je n’ai à peu près pas d’outils, ça me prend des solutions simples, abordables, et par la force des choses, inventives. Les fauteuils en carton de l’architecte Frank O. Gehry m’avaient impressionné en leurs temps, et l’idée d’utiliser cette matière me trottait dans la tête. Et puis, il y a ces simples structures triangulaires qu’offre certains magasins entrepôts pour le transport d’objets encombrants sur le toit de la voiture. Déjà, comme ça, l’objet est beau, solide, léger et gratuit. Déplié, il offre une assez grande surface rectangulaire, et même si le carton n’est pas très épais, avec trois, quatre épaisseurs, ça fait la job. Donc, avec un X-Acto, de la colle et un peu de Duck Tape pour les réparations d’urgence, parce que le minou aime manger un peu de carton entre les repas, je lui ai fait ces deux stations d’observation.

Quatre saisons sur douze mois

Mercredi 29 novembre 2006

C’est la deuxième année que je me lance dans l’édition très, très limitée de calendrier. L’an dernier, le chat était évidemment en vedette, mais comme Capucine est maintenant traumatisée par le kodak et s’enfuit dès les premiers bip, bip de la mise au point automatique, j’avais besoin d’un autre sujet. Et comme ce que j’ai le plus photographié cette année est l’aventure du «Caillou de Saturne», pas besoin de chercher plus loin.
Les premières représentations publiques sont pour dans deux semaines, j’en reparlerai bientôt.

Une maison de verre, deux fois

Lundi 27 novembre 2006

Le site de la «Glass House» de l’architecte Philip Johnson va devenir Musée au printemps prochain, mais l’accès va être pieux semble-t-il, juste des petits groupes à la fois et bien encadrés. Dès que j’ai eu vent de la chose cet été, je nous ai inscrits sur la liste d’envoi dans l’espoir d’avoir la possibilité de s’y rendre pas trop tard dans la saison. À mis chemin entre New York et Boston, l’endroit semble particulièrement bucolique, et je ne vois pas de raison pour que ce ne soit pas pris d’assaut. Le magazine Metropolis y consacre d’ailleurs sa une ce mois-ci, avec déjà l’article presque au complet sur leur site. Ce qui y manque, ce sont les commentaires d’autres architectes dont celui de Phyllis Lambert du CCA, sur la compétition pas toujours saine entre Johnson et Mies van der Rohe, surtout que chacun de leur côté et presque en même temps, ils ont construit leur maison de verre. Mais je dois avouer avoir un faible pour la «Farnsworth House» de Mies van der Rohe. C’est peut-être le fait qu’elle soit sur pilotis, ce qui lui donne un plus dans l’illusion de la légèreté, ou encore le traitement des coins, autre sujet d’irritation chez Mies van der Rohe envers la «Glass House», Philip Johnson n’ayant pas trop su qu’en faire paraîtrait-il, alors que Mies van der Rohe a habilement contourné le problème.
Et comme on aimerait faire coïncider tout ça avec un petit tour du côté de Boston, c’est encore une raison de plus pour trouver l’hiver long.

Pour qui aimerait visiter –>

Un livre à habiter

Samedi 25 novembre 2006

J’ai toujours aimé voir ces petites pièces sombres avec de lourdes tentures pour bloquer la lumière du jour, d’imposants fauteuils en cuir, deux, trois lampes aux ampoules jaunes, mais surtout, des livres du plancher au plafond sur tous les murs. C’est peut-être pas le paradis, mais on est très certainement pas loin du purgatoire. Le temps n’y compte plus, et même si on peut parfois s’y assoupir de lassitude, les rêves sont toujours du pays des merveilles. Et quand j’ai vu l’autre jour cette image de la bibliothèque «Manga Pod» par les architectes de l’Atelier Bow-Wow au Japon, je me suis souvenu de cette idée d’un lit à même la bibliothèque (pas un lit entouré d’étagères, mais un lit dans les étagères), idée jamais concrétisée mais qui reste dans un tiroir du fin fond de mes pensées, juste au cas où.
J’ai toujours construit mes bibliothèques, j’en suis à la cinquième, je crois. De la première, plutôt branlante qui devait, sur ses derniers milles, être retenue artificiellement pour pas qu’elle plonge par en avant, à cette dernière qui a presque 7 ans déjà et qui ne résistera pas au prochain déménagement.
C’est d’ailleurs ça, le plus gros problème avec le papier, son poids, qui décourage même le plus ardent des amoureux quand vient le temps de transporter tout ça ailleurs. À chaque fois, c’est le pénible exercice de la sélection, laissant les plus faibles aux cruautés du recyclage après en avoir extirpé le meilleur, se retrouvant dans des albums, de plus en plus nombreux, qui, un jour sans doute, devront eux aussi subir l’épreuve du jugement dernier.

Un nombril, une nation

Jeudi 23 novembre 2006

L’idée de nation est dans l’air, et si la journée commence brumeuse, c’est peut-être à cause de tout ces politiciens qui en exhalent l’idée à grand coup de formules creuses!? Le concept de Nation avec un grand N voit les choses en grand, c’est le cas de le dire, mais c’est pas obligé. Un livre vient de sortir sur les MicroNations, qui comme son nom le dit, est sur les petites nations. Parfois, l’idée de nation repose sur juste ça, l’idée. Chacoura, pas ce site internet, quoi que, mais le véritable endroit physique, était pour moi, petit garçon en culotte courte, tout mon monde, ma nation, mon royaume. Plateau bordé par des dépressions géographiques qui servait d’invisible, mais bien réelle frontière qu’il m’était interdit de franchir, l’univers s’y concentrait, familier et sécurisant. À lire sur (BLDGBLOG) l’interview avec l’un des co-auteurs de ce livre sur les MicroNations. On y parle bien évidemment de nous, champions de la nation imaginée, presque imaginaire.

…………………………………………..

Après la nation, le nombril, en l’occurrence celui de Sophia Loren dans la dernière édition du calendrier de pitoune de garage Pirelli. Ils y vont un peu fort cette année en parlant de Pasolini et Antonioni comme inspiration pour des photos qui justement en manque beaucoup. Mon année préférée est 2002, avec des images de starlettes hollywoodiennes par Peter Lindberg.

…………………………………………..

L’ancienne Top Eva Herzigova, déjà photographié par Peter Lindberg en 1996 pour ce même Pirelli, se retrouve dans ce court métrage publicitaire assez crasse pour une marque de vin avec des bulles, issu de l’imagination, qui devrait peut-être prendre un peu de repos, de monsieur Chanel, Karl Lagerfeld. On peut même télécharger ce petit bijou pour des visionnements répétitifs.

…………………………………………..

On veut une maison, banal me direz-vous, et comme bien des gens, on a pas de terrain, pas d’argent, pas rien. le problème, c’est qu’on sait ce qu’on veut, et surtout ce qu’on ne veut pas. On est encore en pleine utopie, et bien qu’LN ne veut qu’aller se perdre dans le bois, j’ai des idées d’une architecture intelligente, belle, et propre comme dans une petite annonce pour coeurs esseulés. Alors, dès qu’une idée hors de l’ordinaire montre le bout de son nez, je repars en longs soupirs à l’idée de ces désirs inassouvis et inaccessibles.

Le poisson du pauvre

Mardi 21 novembre 2006

Les objectifs de type «Fish-eye» sont heureusement passés de mode, même si ça va revenir, c’est à peu près certain, comme tout ce qui est trop. C’est comme avec le fluo, il y en a toujours pour ne pas croire les histoires d’horreurs. N’empêche, il est parfois difficile de résister. Hé! qui suis-je pour faire le smatte, une sirène est une sirène, même si le chant est faux. Je me suis donc amusé un peu avec un oeil-de-boeuf placé devant l’objectif, et Alice et Édouard comme cobaye. Avoir eu un réflex, l’effet aurait sans doute été meilleur, remplaçant l’objectif par le gizmo.

…………………………………………..

Il y a des associations pour tout, alors, pourquoi pas l’«Association des designers de motos». Le site semble plus une ressource pour les étudiants qu’autre chose, mais on peut y voir une belle sélection de prototypes, certains ayant été construits, d’autres qui ne le seront jamais.

Encore une semaine mon Général

Samedi 18 novembre 2006

Vendredi prochain, c’est la générale du «Caillou de Saturne», je crois, n’étant sûr de rien, mais j’imagine que c’est ça. Restent des ajustements à faire, dans mon cas, ralentir le vol d’une libellule et centrer une Mamie qui s’est laissé pousser des ailes.

Une chaise, musicale ou pas

Jeudi 16 novembre 2006

Je ne me souviens plus quel acteur français de la belle époque a dit, que l’important au cinéma, est d’avoir une chaise! Car c’est vrai que parfois, l’attente est longue. Et pas qu’au cinéma, au théâtre aussi, parce qu’avec le «Caillou de Saturne» la technique prend du temps. Il faut attendre pour les éclairages, le son, les projections vidéo, la boucane et même le lunch du midi qui n’en finit plus de ne pas arriver. Le bon côté de la chose, du moins pour les acteurs, c’est que ce temps utilisé ailleurs sert à l’amitié, ce qui ne peut que servir plus tard sur scène.

…………………………………………..

Je parlais d’Irving Penn l’autre jour dans mon palmarès des plus grands photographes actuels, et bien dans ce numéro de décembre du Vogue américain, ils nous offrent un portfolio de 8 images de fleurs, imprimées sur carton glacé, de ce photographe. Ce ne sont pas celles reproduites ici, mais le style est le même. Alors, pour qui veut de jolies photos de fleurs sur son mur, pour cinq dollars, c’est une bonne affaire.

Saturne et ses satellites

Mardi 14 novembre 2006

Les acteurs étaient en ville aujourd’hui, avec leurs beaux habits neufs. Catherine Paré est Axelle, et Normand Carrière est son ami imaginaire Aristide Galigaï, mais il ne faut pas le dire aux enfants qui iront voir la pièce qu’Aristide n’existe pas pour vrai, c’est un secret de grand, comme pour le Père Noël.
Et tapie dans l’ombre des coulisses, la costumière Pascale guette les faux plis.

Saturne en orbite

Lundi 13 novembre 2006

Ça avance, on va y arriver. Première journée de la dernière semaine avant la première marche dans l’espace public. Le décor est à peu près monté, il y a encore les ajustements des toiles à voir, un machin ici, un autre là, mais les éclairages sont placés, et ne restera plus que les acteurs qui s’y mettent demain après-midi.

Tant qu’à y être…

Samedi 11 novembre 2006

Dans les similitudes, une autre avec à droite un clip pour le groupe «The Softlightes» par Kris Moyes, et à ses côtés, une image de la série «Art Grandeur Nature» de Stefan Sagmeister, graphiste extraordinaire.

…………………………………………..

Saluons le retour du photoblog de Daniel. Il n’aura pas tenu deux semaines, c’est pire que la cigarette.

…………………………………………..

Et un nouveau blog pour une des photographes vedettes sur Flickr, Rebekka Guðleifsdóttir.

Pareil, pas pareil

Vendredi 10 novembre 2006

J’ai été intrigué l’autre jour par une petite annonce sur un site de moto, on recherchait une Ducati jaune pour une journée de tournage, et le lien menait vers cette maison de production, «NúFilms». Ils semblent surtout donner dans le clip, avec des pointures comme Pierre Lapointe, The Tragically Hip et Corneille. Mais c’est l’impression de déjà vu que dégageait leur logo qui a le plus retenu mon attention. Et je n’ai eu qu’à étendre le bras vers ma bibliothèque pour avoir une réponse. Mon addition est peut-être erronée, mais ça regarde drôle.

…………………………………………..

Vu via les commentaires sur le site de Photosmax, dont la petite Agathe vient de faire ses premiers pas, le site de trois amis partit sur la route des Amériques en Westfalia. À suivre pour savoir s’ils vont être encore capables de se sentir à leur retour.

…………………………………………..

Pour qui ça intéresse et qui ne défilerait pas cette page vers le bas, allez-y, pour deux additions à l’entré de «Bienville». Enfin les deux versions dans l’histoire du divorce entre JT Nesbitt et Confederate Motorcycles.

Le moi et le toi du monde

Mercredi 8 novembre 2006

La question ne nous vient pas spontanément comme ça en tête, en voyant une personne sur la rue, ou à l’écran, et se demander, qu’elle est donc l’histoire de ses parents? Parfois, la réponse à cette question qu’on ne se pose pas peut être surprenante, comme ici, dans le cas de la mannequin et actrice Devon Aoki. Le clin d’oeil m’avait échappé à l’époque de la sortie du film «Sin City», mais quelle joue dans ce film une fine lame va de soi, son père est à la tête d’une chaîne de restaurant japonais où les chefs font le spectacle dans la salle en faisant cuire les aliments à force de cabriole avec la bouffe et les couteaux.

…………………………………………..

Une belle série d’images de ce train qui attire la controverse parce qu’il relit la Chine au Tibet, accélérant ainsi la colonisation de ce pays par les Chinois. Ça rejoint mes lectures du moment, «The Snow Leopard» se déroule au Tibet, et bien sûr, dans «The Great Railway Bazaar», il est question de trains. Je ne suis même pas encore rendu à Venise dans le périple que raconte Paul Theroux, et déjà, je suis sérieusement accroché.

…………………………………………..

Et puis dans Time magazine, les meilleures inventions de l’année.

Pourqoui deux roues quand une suffit

Dimanche 5 novembre 2006

La semaine dernière, rentrant à Montréal par la 440 à Laval, en pleine heure de pointe, mais allant à contre-courant en direction ouest, je me suis sentis seul, surtout voyant ce qui ressemblait presque à un stationnement juste de l’autre côté du parapet avec tous ces banlieusards se dirigeant vers Terrebonne. Mais, j’ai été diverti par deux motocyclistes qui juste après m’avoir passé, sont partis sur une roue, comme Miguel Duhamel ici, avalant le reste de l’autoroute et disparaissant de ma vue à une vitesse que je n’oserais même pas faire sur quatre roues.

Pour les braves ou les insouciants, voici un cour de wheelies, mais il faut aussi savoir s’arrêter.

Chercher, c’est bien. Trouver, c’est mieux

Dimanche 5 novembre 2006

Je suis un bon deux semaines en retard là-dessus, mais comme je ne dois pas être le seul, allons-y, surtout que ça ne durera pas longtemps. Ms. Dewey, comme dans le système de classification du même nom, est un nouveau moteur de recherche soutenu par Microsoft. Voyant bien la futilité d’une attaque contre Google sur son terrain, Microsoft tente le jeu de la séduction. Le problème, c’est qu’au bout de 5 minutes, on en a fait le tour sans voir l’intérêt de mettre ça dans nos signets. En espérant que l’actrice y trouve au moins son compte.