3 roues et un petit peu de gris
Je n’ai pu m’empêcher d’aller faire un tour au «Salon de la moto» en fin de semaine dernière. C’est une belle occasion de mettre ses fesses sur une grande quantité de machines, et même si le moteur ne gronde pas et que les roues ne tournent pas, mettre à l’épreuve le confort de la position de conduite est un aspect important à ne pas dédaigner, surtout qu’il n’y a pas de danger de tomber, les motos, pour la plupart, étant bien ancré au sol. Et comme ma préférence va vers les «naked», qui ne sont pas légion, je me trouve encore chanceux d’en avoir trouvé 2. Une petite déception, toute théorique qu’elle soit, car je n’ai pas les moyens de me payer rien de neuf, est la Ducati GT1000, que je trouvais assez jolie avec son côté à la fois rétro et moderne, mais, c’est un cas de siège inconfortable, même si ce que j’ai expérimenté de pire fut la BMW G650X. Donc, la palme du confort revient donc à une Moto-Guzzi, aucune idée du modèle, mais j’y étais très bien, et mention honorable à la Buell Lightning Long XB12Ss. Sinon, bien sûr, les «cruisers» sont confortable, mais rien à faire, je ne me vois pas là -dessus, sauf peut-être, la nouvelle Harley-Davidson Nightster, une exception grâce à son absence de chromes, beaucoup de noir et une tendance vers un minimalisme rétro, mais c’est le plus loin que je me vois aller.


Mais heureusement, il y avait les curiosités, à commencer par celles de Zeel Design et ce fabuleux tricycle, encore plus incroyables dans la réalité, même s’il appartient à un monde de fantaisie. D’ailleurs, leurs créations sembleraient plus à leurs aises dans un cinéma futuriste ou dans un manga.


Autre bébitte rare, la Victory Vision, qui semble être passé par la même machine à voyager dans le temps que Jeff Goldblum dans «The Fly», et ce qui ressort à l’autre bout est une fusion entre une Honda Goldwing et une Cadillac des années 60. Cette compagnie a aussi de très beaux «cruisers», pour qui est dans ce genre de truc, ce qui est, je crois l’avoir déjà dit, pas mon cas.

Mais, évidemment, l’attraction était du côté de Bombardier, ou plutôt BRP, ou Can-Am, on finit par s’y perdre, mais sur le plancher, ils étaient assez faciles à trouver, suffisait de repérer l’attroupement. La Spyder fut sans contredit la vedette de ce Salon, pour l’instant, uniquement due à un agressif effort de marketing. Les essais routiers pour le commun des mortels devraient débuter en mai, suffit de surveiller le site à partir de mars pour les horaires. Je crois qu’ils vont avoir un été occupé.
Ce trois roues à sembler donner le ton au Salon, il y avait aussi le Piaggio MP3, moins couru, plus intimidant, même si c’est un scooter, parce qu’avec ses 2 roues si collées à l’avant, on se demande comment on réussira à tenir l’équilibre, ce qui ne semble pas être un problème, mais les petites inquiétudes sont légitimes, faut pas en avoir honte. Et puis la mode est au noir et ses dérivés de gris, le chrome est en deuil. Il y avait bien quelques «choppers old school» avec des flammes orange peintes sur le réservoir, mais ça prenait la poussière dans un coin dans l’indifférence générale. Attention, les baby-boomers se mettent au noir, mais pas certains qu’ils en deviennent moins visibles pour autant.