L’angoisse d’un vide trop plein

Samedi, je suis sorti d’une journée de verre soufflé avec un énorme mal de tête. C’est peut-être ma petite nature ou juste la tension qui s’était accumulée à force d’essayer de contrôler cette masse en fusion qui, trop chaude, part dans tous les sens, ou trop froide, craque au moindre regard de travers.
Une dizaine d’heures, ce n’est pas beaucoup pour espérer en sortir quelque chose, on se retrouve toujours à en faire trop à un endroit ou pas assez à l’autre, ce qui fait qu’à la fin de la journée, on se satisfait d’avoir complété le processus au moins une ou deux fois, qu’importe le résultat.
J’espère maintenant que la pièce faite avec l’idée d’en sortir une lampe, émerge du four, non seulement sans tares congénitales, mais pas trop hideuse et récupérable sur le plan… j’ose pas dire esthétique. Je récupère ce mercredi les dernières pièces qui se refroidissent présentement, et on verra pour ce qui est d’images de mes premiers «chefs d’oeuvres» à partir d’une matière vivante.

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