Archive pour juin 2007

Cru d’un printemps

Vendredi 29 juin 2007

De ce qui m’est passé par les oreilles ce printemps, une petite famille très informelle s’est créée d’elle-même. Il y a d’abord eu ce groupe, très américain de Géorgie, «Je suis France» avec une pièce instrumentale de 18 minutes. Et puis, malgré ma résistance, Charlotte Gainsbourg a fini par s’imposer, un peu. Plutôt indifférent à l’actrice, la chanteuse fait mieux, mais elle ne s’aide pas. C’est la qualité des chansons qui force la porte, pas sa voix. D’ailleurs, en a-t-elle une? Faut croire que oui puisqu’elle dit l’avoir travaillé. Le meilleur est ailleurs, chez les gars de Air et cet ancien de Pulp, Jarvis Cocker, qui lui ont fait un album qui, ne serait-ce de son nom, elle n’aurait sans doute pas mérité.
D’un nom de groupe américain comme un pied de nez, à une actrice française jouant à la chanteuse supportée par un parolier britannique, on se retrouve sur la dernière branche de cet arbre, gêné, mais pas logique avec Richard Hawley, un autre anglais et comparse avec Cocker chez Pulp pour ce que ce groupe a fait de meilleur avec, à l’époque, «This is hardcore». Hawley sort son album fin août, duquel est tiré ce «The nights are cold», juste quelques mois après celui de Cocker qui est excellent. C’est bon de voir que les vieux ont encore du jus.
Pour le reste, j’ai aimé encore pas mal de voix féminines, dont les superbes Nicole Atkins et Mieka Pauley.

Je suis France - Sufficently breakfast.mp3

Let’s Go Sailing - Sideways.mp3

Richard Hawley - The nights are cold.mp3

The National - Mistaken for strangers.mp3

The Bird & the Bee - I hate camera.mp3

Mieka Pauley - All the same mistakes.mp3

A Fine Frenzy- Rangers.mp3

Charlotte Gainsbourg - The operation (Cousin Cole Remix).mp3

LCD Soundsystem - No love lost.mp3

Nicole Atkins - The way it is.mp3

Du vrac en vrac

Jeudi 28 juin 2007

Les médias en ont suffisamment fait écho lors du lancement de ce site de Yann Martel (L’Histoire de Pi) dédié à l’édification intellectuelle du Premier Stephen Harper, mais le site vaut bien une place dans les signets, surtout qu’il y a maintenant une version française.

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En tant que fan de R.E.M. dès leurs premiers accords, je ne peux que me réjouir de ce site consacré aux chansons du groupe. Ce n’est pas, par contre, un R.E.M. 101, mais plutôt une mise en contexte.

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Une couette qui est aussi un livre dont on peut tourner les «pages».

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Et pour qui aurait un peu trop chaud sous les draps, de beaux ventilateurs pour garder la tête froide.

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Un très beau court métrage d’animation. The Tale of How.

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Manufactured Landscapes est d’abord un livre de photos par Edward Burtynsky, mais il y a aussi le documentaire de Jennifer Baichwal sur l’aventure et le périple du photographe lors de certaines de ses prises de vues. Deux liens pour la même chose, le premier pour des images à hautes résolutions, et le second pour la bande-annonce du documentaire, qui est de meilleure qualité que celui du site officiel.

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Il y a l’expo sur le «Streamline» au Musée des beaux-arts, et au Phoenix Art Museum, ils ont fait la même chose, mais pour les voitures.

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La mode fait un tour du côté des trois roues, et Can-Am avec son Spyder patauge allègrement dans la marre, mais il n’est pas seul. Un diaporama des offres sur le marché, actuel et à venir.

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Un portrait interactif de Brad Bird (avec extraits de films), le brillant animateur derrière The Iron Giant, The Incredibles et maintenant Ratatouille.

Air inconditionné

Mercredi 27 juin 2007

La plus Buell

Mardi 26 juin 2007

Allez donc savoir pourquoi, j’étais plus à l’aise avec la Suzuki V-Strom que sur cette Buell Ulysses, alors qu’elles ont relativement la même hauteur de selle et le même poids. Je n’aurai sans doute jamais la réponse, compte tenu du peu de temps que l’on passe au guidon des motos lors de ces journées de démonstrations. Il faut alors se fier à la première impression, et il y a des trucs qui passent, d’autres un peu moins.
Je ne suis pas un amant de vitesse, mais pour conduire régulièrement une Corolla incapable d’accélération vive, peu importe les circonstances, j’en viens à apprécier la disponibilité d’une certaine puissance, surtout à bas régime. Et cette Buell avec son V-Twin Harley de 1203cc n’est pas timide à ce niveau, surtout qu’elle le fait avec une très belle musique. Première constatation, la transmission est une des plus agréable essayé jusqu’ici. Ou bien, je prends de l’assurance, ou bien monsieur Buell sait faire les choses, mais je serais porté à donner le crédit au constructeur. Par contre, pris dans un embouteillage à l’entrée du pont Mercier, la manipulation répétitive de l’embrayage s’est vite avérée pénible, mais je n’étais pas le seul à se dégourdir les doigts de la main gauche, plusieurs en Harley-Davidson faisaient pareils.
Malheureusement, je n’ai pas l’expérience pour apprécier les capacités de cette moto qui ne demande qu’à se lancer avec autorité dans les courbes ou à jouer dans le trafic. Pour l’instant, je me contente de suivre le trafic, et pour ça, la Suzuki le fait mieux.

Plein les yeux

Vendredi 22 juin 2007

On les voit partout maintenant, même dans la pub, ces yeux ronds de chat, de poupées et de Mangas. Certains illustrateurs reprennent aussi le style, et en fouillant un peu, j’en ai trouvé quelques-uns.

Maboroshi –>
Lostfish –>
Mark Ryden –>
Nina K. Sundberg –>
Chris Scarborough –>
Flavia Da Run –>
Colin & Sas Christian –>

La moto araignée

Jeudi 21 juin 2007

Un tracteur, je vois un tracteur comme celui que j’avais petit, et en plus la couleur est la même. Can-Am a beau avoir mis les deux roues en avant, la machine semble plus tenir de l’utilitaire que du véhicule de promenade. Le trait est large, je l’aurais préféré fin. N’empêche, sur la route le Spyder fait tourner les têtes.
Au guidon, la position de conduite est confortable, bien que je trouve les genoux un peu trop pliés. Les vétérans du «custom» risquent d’avoir des crampes sur les longues distances. Mais ce qui m’a le plus surpris, c’est de me faire ballotter de droite à gauche à la moindre impulsion donnée sur le guidon. Contrairement aux deux roues où l’on fait corps avec la machine, le Spyder semble en mission pour nous éjecter au moindre soubresaut. J’imagine les utilisateurs de VTT et de motoneiges plus familiers avec ce type de comportement, mais devoir constamment corriger sa position n’est pas ce que j’appelle une expérience de promenade agréable. La puissance est au rendez-vous par contre, la boîte à cinq rapports est agréable avec une première paresseuse, ce qui n’est pas pour me déplaire, mais un comportement nerveux et des accélérations convaincantes, pour qui n’aime pas admirer le paysage, sont de séries. L’échappement pourrait avoir un son un peu plus rond et moins métallique, tout comme l’impression qu’il devrait dégager passablement de chaleur pour le passager lors d’épisode d’embouteillage.
Can-Am songerait à offrir des sessions de familiarisation du Spyder pour les nouveaux propriétaires à partir du printemps prochain, ce qui ne serait pas une mauvaise idée du tout, parce qu’il demande une période d’adaptation. Malheureusement, à près de 20,000 $ pour un véhicule qui ne semble pas encore dégrossi, c’est trop pour mon petit portefeuille.

Le site officiel –>

Un blog d’enthousiastes –>

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Je me lance dans la vanité du palmarès, d’abord parce que je ne veux pas oublier, et puis je trouve amusant d’avoir un système de classification et d’évaluation. Mais c’est surtout une excuse pour mettre l’image des petits casques. Je suis déjà curieux de savoir si à la fin de la saison, une moto me plaira suffisamment pour en avoir 5, on verra. Et justement, ce palmarès, des plus subjectifs n’a pas la prétention d’un jugement définitif et éclairé sur une machine, il n’est que le reflet d’une première impression de débutant naïf, mais enthousiaste.

VICTORY VEGAS JACKPOT
YAMAHA MT-01
SUZUKI DL 650 V-STROM
TRIUMPH BONNEVILLE T100
SUZUKI GSXR 750
YAMAHA YZF-R6
VICTORY HAMMER
HONDA 599
BMW F800ST
VICTORY 8-BALL
CAN-AM SPYDER
TRIUMPH SCRAMBLER

Pile et face à la plage

Mercredi 20 juin 2007

Deux photographes, deux points de vus, un même sujet. S’être trouvé là au même moment, ils auraient fait le portrait de l’autre. Coney Island par Ali de Hello et Theo Anderson.

Batpod

Mardi 19 juin 2007

Les images du prochain Batman actuellement en tournage à Chicago commencent à sortir, dont celle-ci du Batpod, la moto de Batman. Il y a une autre image de la machine, mais en contexte, ce qui veut dire qu’on ne voit rien parce qu’il fait toujours sombre à Gotham City. Et aussi un vidéo, pour prendre la mesure du gabarit de la chose.
Pour ce qui est de l’autre image, je n’ai aucune information à son sujet, juste que c’est un moteur de moto avec de gros pneus et que je trouvais qu’il pourrait faire un beau petit couple.

Bamboue

Lundi 18 juin 2007

Je suis plutôt chat que chien, mais en d’autres lieux et circonstances, je pourrais être chien autant que chat. Enfant, à la ferme, il y avait évidemment toutes sortes d’animaux, et on était plus proches des chiens que des chats. Sans doute, juste parce que les chiens collaient et que les chats faisaient leurs vies dans les champs, mais quand même, les animaux allaient et venaient et seuls les vrais caractères ont marqués ma mémoire. Ce qui fait que, je ne me souviens que de deux chiens. Le premier, un bébé qui fit sa vie d’adulte ailleurs, s’appelait Gros Bill. Sa particularité, et le fait sans doute que je me souvienne de lui était la faculté qu’il avait de bâiller à chaque fois que je disais le mot «Ivanhoé», c’était son talent, ce qui pour un chiot est déjà pas si mal. Et puis, il y a eu Miquette, une bâtarde en habit de Lévrier qui se sauva à toutes jambes dès son arrivée chez nous. Heureusement pour nous, elle prit la direction du champ plutôt que celle de la route, et comme c’était l’hiver, elle s’épuisa vite et mon père put la récupérer. Miquette était insécure, un peu à l’image de la présente Capucine qui me suit comme un chien justement et qui, si elle n’est pas sur mes genoux, est à mes pieds comme présentement. Les animaux, même de compagnies, dormaient dans l’étable, sauf Miquette, qui je ne sais par quelle entourloupe réussit à se faire admettre dans la maison, et dormait sous mon lit. Le jour, elle ne lâchait pas mon père et le suivait même jusque dans ses déplacements en auto. Et le soir, on regardait ensemble les aventures de Lassie.
Certains animaux réussissent à s’infiltrer dans notre coeur, que c’est à se demander quelle est la part venant d’eux et celle de nous. On les appelle animaux de compagnies, mais en fait, ce sont des professionnels. Notre expertise à leurs égards est un leurre, ils s’en sortiraient bien sans nous, ils ne sont là que comme gardien de cette infime parcelle de raison qu’il nous reste. Malheureusement, et on le voit tous les jours, le pouvoir qu’ils ont sur nous à ses limites.

Bamboue est le Colley miniature d’Alice et Édouard.

Brouhaha chez Yamaha

Samedi 16 juin 2007

Il fallait bien que ça arrive un jour, en voir un se planter lors de ces journées d’essais. Le type, déjà pas du tout à l’aise dans le stationnement, n’a pu prendre le premier virage pour s’engager sur la route. Il a chevauché la petite bordure de béton après avoir relâcher trop rapidement l’embrayage, la moto faisant ainsi un bon en avant, pour se voir désarçonner, passer par dessus le guidon et se retrouver dans l’herbe haute cul par dessus tête. La moto est amochée, l’homme n’est pas blessé, sauf peut-être l’orgueil, mais le portefeuille lui, assurément.
Comme quoi, il faut rapidement identifier ses limites sur ce genre d’engin, surtout celui avec lequel j’ai roulé, le Yamaha YZF-R6. C’est non seulement une bête de course, c’est une bête de course pour faire la guerre. Je voulais en avoir le coeur net après l’essai de la Suzuki GSX-R 750 et c’est officiel, ce n’est pas pour moi. Déjà que la position de conduite n’est pas des plus invitante, à moins de vouloir aller très, très vite, mais ce n’est pas mon cas. Elle me semble plus confortable pourtant que la Suzuki, même si la boîte elle n’est pas aussi délicate. Le freinage, sûrement génial à 200 km/h, l’est un peu moins à 20 km/h, car pas très progressif. Ça fait pas chic en groupe d’avoir le hoquet à chaque fois qu’on s’approche d’un feu rouge.
Mais bon, c’est le genre d’expériences qu’il vaut mieux faire en groupe, à une allure raisonnable, parce que seul, les courbes et les longues lignes droites deviendraient de plus en plus invitantes. Et c’est le genre de tentations que je suis mieux d’éviter, parce que ce n’est pas certain que je saurais comment les prendre.
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C’est pas la première fois que ça me passe par la tête, mais regardant la photo de la R6, je me suis dit que le résultat, qui m’a pris un certain temps à achever dans Photoshop, je l’aurais presque eu d’office à l’époque avec mon Nikon FE et un Kodachrome 64. Je veux bien croire que mon appareil numérique n’est pas équipé pour les olympiques, mais je ne peux m’empêcher tout à coup, d’avoir une bouffée de nostalgie.

Brun

Vendredi 15 juin 2007

Rouge

Jeudi 14 juin 2007

Jaune

Mercredi 13 juin 2007

Un bout qui dépasse

Lundi 11 juin 2007

«Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement» disait Nicolas Boileau, il y a quelques siècles déjà. Maxime qu’ils auraient dû un peu mieux intégrer chez Espace Verre. Me présentant à l’atelier ce matin pour récupérer les pièces soufflées lors de notre dernière journée de cours, pièces qui doivent être sablées pour les rendre sécuritaires et utilisables, j’ai été surpris de constater que ce n’était pas encore fait. Déjà que j’avais souligné l’oubli la semaine dernière, mais ce sont des choses qui arrivent, il y a des priorités dans la vie et parfois, gérer son temps et ses tâches n’en fait pas partit pour certains. Mais, si ce n’était que de me faire perdre mon temps, pas qu’il me soit à ce point précieux, bien qu’il soit le seul que je possède jusqu’à preuve du contraire, c’est, surgit de nulle part, cette politique voulant que le sablage ne soit que pour aplanir les aspérités et éviter les blessures. Ce qui est étonnant, c’est que ce soit maintenant que je l’apprends, et surtout qu’avant, les pièces étaient suffisamment sablées par un tiers pour leurs permettent de se tenir debout, ce qui n’est, tout à coup, plus le cas, rendant tout à fait vain une journée de labeur. Évidemment, je ne peux me servir moi-même, pour ça, il faut un cours de techniques de verre à froid à 110 $, cours qui ne se donne pas avant décembre prochain. Merci et bonsoir, vous venez de me perdre.

C’est toujours difficile de mettre un pied devant l’autre, surtout pour aller dans la bonne direction, et je trébuche plus souvent qu’à mon tour, mais ne pas rendre explicite les règles du jeu, surtout quand on offre un service, c’est s’aliéné ceux que l’on veut fidéliser, on aura déjà vu mieux.

Un voile ambré nonchalamment posé devant le regard

Samedi 9 juin 2007

Il y a des copies Chinoise pour 20 $, mais en magasinant un peu, on s’aperçoit que le prix de l’original peut varier de plus ou moins 50 $ d’un endroit à l’autre. Mais, original ou pas, il faut aussi savoir les porter avec charme, ce que les filles réussissent toujours mieux que les gars.

Ça n’a rien à voir, quoique, mais ce truc fait le tour des blogues à grande vitesse alors, pour qui l’aurait raté. C’est à se demander quelle époque est la pire!