Brouhaha chez Yamaha

Il fallait bien que ça arrive un jour, en voir un se planter lors de ces journĂ©es d’essais. Le type, dĂ©jĂ  pas du tout Ă  l’aise dans le stationnement, n’a pu prendre le premier virage pour s’engager sur la route. Il a chevauchĂ© la petite bordure de bĂ©ton aprĂšs avoir relĂącher trop rapidement l’embrayage, la moto faisant ainsi un bon en avant, pour se voir dĂ©sarçonner, passer par dessus le guidon et se retrouver dans l’herbe haute cul par dessus tĂȘte. La moto est amochĂ©e, l’homme n’est pas blessĂ©, sauf peut-ĂȘtre l’orgueil, mais le portefeuille lui, assurĂ©ment.
Comme quoi, il faut rapidement identifier ses limites sur ce genre d’engin, surtout celui avec lequel j’ai roulĂ©, le Yamaha YZF-R6. C’est non seulement une bĂȘte de course, c’est une bĂȘte de course pour faire la guerre. Je voulais en avoir le coeur net aprĂšs l’essai de la Suzuki GSX-R 750 et c’est officiel, ce n’est pas pour moi. DĂ©jĂ  que la position de conduite n’est pas des plus invitante, Ă  moins de vouloir aller trĂšs, trĂšs vite, mais ce n’est pas mon cas. Elle me semble plus confortable pourtant que la Suzuki, mĂȘme si la boĂźte elle n’est pas aussi dĂ©licate. Le freinage, sĂ»rement gĂ©nial Ă  200 km/h, l’est un peu moins Ă  20 km/h, car pas trĂšs progressif. Ça fait pas chic en groupe d’avoir le hoquet Ă  chaque fois qu’on s’approche d’un feu rouge.
Mais bon, c’est le genre d’expĂ©riences qu’il vaut mieux faire en groupe, Ă  une allure raisonnable, parce que seul, les courbes et les longues lignes droites deviendraient de plus en plus invitantes. Et c’est le genre de tentations que je suis mieux d’Ă©viter, parce que ce n’est pas certain que je saurais comment les prendre.
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C’est pas la premiĂšre fois que ça me passe par la tĂȘte, mais regardant la photo de la R6, je me suis dit que le rĂ©sultat, qui m’a pris un certain temps Ă  achever dans Photoshop, je l’aurais presque eu d’office Ă  l’Ă©poque avec mon Nikon FE et un Kodachrome 64. Je veux bien croire que mon appareil numĂ©rique n’est pas Ă©quipĂ© pour les olympiques, mais je ne peux m’empĂȘcher tout Ă  coup, d’avoir une bouffĂ©e de nostalgie.

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