La plus Buell

Allez donc savoir pourquoi, j’étais plus à l’aise avec la Suzuki V-Strom que sur cette Buell Ulysses, alors qu’elles ont relativement la même hauteur de selle et le même poids. Je n’aurai sans doute jamais la réponse, compte tenu du peu de temps que l’on passe au guidon des motos lors de ces journées de démonstrations. Il faut alors se fier à la première impression, et il y a des trucs qui passent, d’autres un peu moins.
Je ne suis pas un amant de vitesse, mais pour conduire régulièrement une Corolla incapable d’accélération vive, peu importe les circonstances, j’en viens à apprécier la disponibilité d’une certaine puissance, surtout à bas régime. Et cette Buell avec son V-Twin Harley de 1203cc n’est pas timide à ce niveau, surtout qu’elle le fait avec une très belle musique. Première constatation, la transmission est une des plus agréable essayé jusqu’ici. Ou bien, je prends de l’assurance, ou bien monsieur Buell sait faire les choses, mais je serais porté à donner le crédit au constructeur. Par contre, pris dans un embouteillage à l’entrée du pont Mercier, la manipulation répétitive de l’embrayage s’est vite avérée pénible, mais je n’étais pas le seul à se dégourdir les doigts de la main gauche, plusieurs en Harley-Davidson faisaient pareils.
Malheureusement, je n’ai pas l’expérience pour apprécier les capacités de cette moto qui ne demande qu’à se lancer avec autorité dans les courbes ou à jouer dans le trafic. Pour l’instant, je me contente de suivre le trafic, et pour ça, la Suzuki le fait mieux.

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