Ducati si

C’est difficile de trouver l’âme soeur, il y a d’ailleurs des fortunes qui se font sur le dos de désoeuvrés qui cherche et ne trouve pas. Mais le jour où l’attente est récompensée, c’est le bonheur.
Je l’avais vu en photo, et déjà , elle me plaisait, et puis on s’était vu brièvement au salon de la moto. On s’était même timidement touché, mais le contexte n’était pas le bon. Ce midi par contre, on s’est revu, on s’est reconnu, et on a même fait une balade ensemble. Sa beauté classique ne fait peut-être pas la couverture des magazines glacés en manque de sensations fortes, mais elle saura plaire, à qui un brin de maturité n’ajoute que du piquant. Civilisé avec cette touche d’aristocratie Turinoise, mademoiselle GT1000 et ses soeurs de la famille SportClassic ne font pas honte à leurs ancêtres.

J’ai d’abord pris la route avec la Sport 1000 S. Son nez en forme d’obus est un petit peu intimidant, et la prise en main du guidon, très penché vers l’avant n’arrange rien. Le siège est heureusement confortable, mais l’envie de tout lâcher pour se redresser et donner un peu de répits au cou et aux poignets est parfois forte. Ce qui a rendu la randonnée avec la GT 1000 encore plus agréable. Confortablement redressé, les mains se posant naturellement sur le guidon, il est plus simple de goûter au plaisir de rouler avec une machine aussi épanouie que sa soeur sportive, mais moins exigeante physiquement.
Je suis loin d’avoir essayé tout ce qui roule, mais mariant mes exigences de conforts, de puissance et d’allure, cette Ducati GT 1000 est ce qui s’en rapproche le plus. En fait, le seul défaut que je lui ai trouvé lors de notre trop brève escapade est le bloc d’instruments qui n’est pas assez relevé. Ce qui revient à vouloir déplacer un petit peu un grain de beauté. On est vain ou on ne l’est pas. Et si je peux mettre la main sur ce livre, la marque sera même de mes lectures d’été.