Risotto
Dimanche 30 septembre 2007
Je ne suis pas quelqu’un qui aime vraiment faire à manger, mais j’ai quelques spécialités. Et non, aucune sur le barbecue, je ne suis pas très stéréotype et de toute façon, c’est dangereux. Les spécialités donc. Il y a longtemps, mais pas souvent, je faisais les gnocchis et les pâtes fraîches, mais plus maintenant, gluten oblige. J’ai réessayé dernièrement les gnocchis avec un mélange de mes farines sans gluten, sans succès. Pour ce qui est des pâtes, ça ne vaut même pas la peine d’y penser, et puis par chance, on trouve maintenant de bonnes pâtes au maïs, sans gluten donc, qui sont pas mal, en tout cas, bien mieux que les pâtes de riz. Il y a le pâté chinois, que l’on me demande parfois, pas LN qui déteste, mais surtout les Suisses ou les enfants, et moi-même. Puis le risotto fait hier soir. C’est le genre de truc qui semble compliqué parce que trop simple, mais c’est tellement bon, que ça vaut la peine de s’y mettre presque régulièrement. Pour deux personnes, une tasse de risotto. Le liquide, c’est deux fois et demie la quantité de risotto. Un petit peu moins si vous aimez ça croustillant ou un peu plus si comme moi, vous aimez manger cuit. Je compose le liquide de bouillon de poulet, d’eau et de vin, généralement rouge. Mais hier on en avait pas, alors ce fut du blanc. Pour ce qui est des proportions, le plus gros va au bouillon, puis l’eau et le vin. Je fais revenir dans un peu de beurre et d’huile un oignon, que je tranche mince, parce que j’aime ça mince et que je caramélise presque, parce que ça aussi, j’aime ça de même. On ajoute le risotto pour l’imprégner des gras et on brasse bien. On peut toujours goûter le vin pendant que le risotto s’impatiente, mais on n’a pas à se presser, tant que ça ne brûle pas. On ajoute alors la première louche de notre bouillon qui mijote à feu doux sur le rond voisin. Pas trop de bouillon, juste assez pour couvrir le riz, puis on attend sans toucher à rien et rien ça veut dire qu’on ne brasse pas. On laisse juste réduire, mais vraiment réduire avant de rajouter une autre louche de liquide pour couvrir, couvrir ne voulant pas dire noyer, et on ne fait toujours rien. Et c’est comme ça jusqu’à la dernière louche de liquide, et là , c’est le temps de brasser. Et il ne faut pas arrêter jusqu’à ce qu’il n’y ait plus trace de liquide, aucune trace de liquide, à sec, mais toujours, pas brûlé. Retiré du feu, ajouter du fromage parmesan et bien mélangé. Voilà , et si c’est pas bon, ce n’est pas de ma faute.

Le merveilleux monde de la chimie moderne se laisse parfois aller l’imaginaire puisqu’il arrive à sa nomenclature de ne pas manquer de poésie. Par exemple, le méthanol devient l’esprit-de-bois, l’essence une huile volatile, de la vapeur d’eau de l’humidité, le vif-argent est de la vapeur de mercure, de l’hexose, un des plus dangereux, est du sucre, un grand fléau de notre époque industrielle avec ses groupes de pressions tirant la couverture de tous les côtés. Une attention que le xylol, aussi appelé xylène, ne peut se vanter d’avoir. Mais mon préféré est le CFC225, qui sous ce code passe-partout, mais suspect à cause des chlorofluorocarbures mangeurs de notre si pratique couche d’ozone, est en fait du dichloropentafluoropropane. Ce qui, malgré un nom à rallonges qui ne passe pas inaperçu dans une simple phrase, est en fait un délateur, puisqu’il permet la détection des méchants chlorofluoromachincarbones.










Je ne sais plus d’où me vient ce souvenir de la grève à l’Associated Textile à Louiseville, mais je l’ai dans la tête depuis un bout. Pas que j’étais là , c’était pas mal avant mon temps, en 1952-53, mais j’ai un peu de documentation là -dessus, et comme cette usine, même après sa fermeture, a toujours pris une place importante dans le paysage, autant me le sortir du système.
