Chlore la rime
Le merveilleux monde de la chimie moderne se laisse parfois aller l’imaginaire puisqu’il arrive Ă sa nomenclature de ne pas manquer de poĂ©sie. Par exemple, le mĂ©thanol devient l’esprit-de-bois, l’essence une huile volatile, de la vapeur d’eau de l’humiditĂ©, le vif-argent est de la vapeur de mercure, de l’hexose, un des plus dangereux, est du sucre, un grand flĂ©au de notre Ă©poque industrielle avec ses groupes de pressions tirant la couverture de tous les cĂ´tĂ©s. Une attention que le xylol, aussi appelĂ© xylène, ne peut se vanter d’avoir. Mais mon prĂ©fĂ©rĂ© est le CFC225, qui sous ce code passe-partout, mais suspect Ă cause des chlorofluorocarbures mangeurs de notre si pratique couche d’ozone, est en fait du dichloropentafluoropropane. Ce qui, malgrĂ© un nom Ă rallonges qui ne passe pas inaperçu dans une simple phrase, est en fait un dĂ©lateur, puisqu’il permet la dĂ©tection des mĂ©chants chlorofluoromachincarbones.