Risotto

Je ne suis pas quelqu’un qui aime vraiment faire à manger, mais j’ai quelques spécialités. Et non, aucune sur le barbecue, je ne suis pas très stéréotype et de toute façon, c’est dangereux. Les spécialités donc. Il y a longtemps, mais pas souvent, je faisais les gnocchis et les pâtes fraîches, mais plus maintenant, gluten oblige. J’ai réessayé dernièrement les gnocchis avec un mélange de mes farines sans gluten, sans succès. Pour ce qui est des pâtes, ça ne vaut même pas la peine d’y penser, et puis par chance, on trouve maintenant de bonnes pâtes au maïs, sans gluten donc, qui sont pas mal, en tout cas, bien mieux que les pâtes de riz. Il y a le pâté chinois, que l’on me demande parfois, pas LN qui déteste, mais surtout les Suisses ou les enfants, et moi-même. Puis le risotto fait hier soir. C’est le genre de truc qui semble compliqué parce que trop simple, mais c’est tellement bon, que ça vaut la peine de s’y mettre presque régulièrement. Pour deux personnes, une tasse de risotto. Le liquide, c’est deux fois et demie la quantité de risotto. Un petit peu moins si vous aimez ça croustillant ou un peu plus si comme moi, vous aimez manger cuit. Je compose le liquide de bouillon de poulet, d’eau et de vin, généralement rouge. Mais hier on en avait pas, alors ce fut du blanc. Pour ce qui est des proportions, le plus gros va au bouillon, puis l’eau et le vin. Je fais revenir dans un peu de beurre et d’huile un oignon, que je tranche mince, parce que j’aime ça mince et que je caramélise presque, parce que ça aussi, j’aime ça de même. On ajoute le risotto pour l’imprégner des gras et on brasse bien. On peut toujours goûter le vin pendant que le risotto s’impatiente, mais on n’a pas à se presser, tant que ça ne brûle pas. On ajoute alors la première louche de notre bouillon qui mijote à feu doux sur le rond voisin. Pas trop de bouillon, juste assez pour couvrir le riz, puis on attend sans toucher à rien et rien ça veut dire qu’on ne brasse pas. On laisse juste réduire, mais vraiment réduire avant de rajouter une autre louche de liquide pour couvrir, couvrir ne voulant pas dire noyer, et on ne fait toujours rien. Et c’est comme ça jusqu’à la dernière louche de liquide, et là , c’est le temps de brasser. Et il ne faut pas arrêter jusqu’à ce qu’il n’y ait plus trace de liquide, aucune trace de liquide, à sec, mais toujours, pas brûlé. Retiré du feu, ajouter du fromage parmesan et bien mélangé. Voilà , et si c’est pas bon, ce n’est pas de ma faute.
1 octobre 2007 at 12:35 pm
j’adore ta facon de raconter ta recette, j’ai du risotto qui traine, faudrait bien que j’en fasse bientot…
1 octobre 2007 at 8:47 pm
Merci, c’est que je ne veux surtout pas donner l’impression que j’y connais quelque chose.