Archive pour octobre 2007

Le jeu des comparaisons

Dimanche 28 octobre 2007

Je passe maintenant mes journĂ©es Ă  Dorval, près de l’aĂ©roport, et quand on n’a pas la tĂŞte ailleurs, on peut entendre les avions dĂ©coller Ă  intervalle plus ou moins rĂ©gulier. Le midi, j’ai pris l’habitude d’aller faire un tour Ă  l’extĂ©rieur, marcher un peu, manger ma pomme, ne penser Ă  rien… non c’est le contraire, penser Ă  quelque chose, oĂą avais-je la tĂŞte (ailleurs, je sais, l’ai dĂ©jĂ  dit), je ne suis pas payĂ© pour penser.
Le midi donc, ce ne sont pas les gros avions qui s’activent, il n’y a pas grand-chose qui s’active, sinon un jet rĂ©gional ou privĂ© qui dĂ©colle, rarement plus d’un ou deux dans la demi-heure que je passe Ă  l’extĂ©rieur. L’autre jour, une exception, j’ai vu un petit Cessna qui peinait Ă  prendre de l’altitude alors qu’il tournait au-dessus de la piste. Les petits jets vont rapidement et en ligne droite au dĂ©collage, d’oĂą le contraste avec le Cessna et l’idĂ©e que j’ai eue de le comparer Ă  un scooter. Le «rest is hitory» comme ils disent. J’ai continuĂ© le jeu des comparaisons, fait une liste, courte parce qu’infinie, la voici en images.

Des Braques de Weimar psychotroniques?

Dimanche 21 octobre 2007

Je suis heureux de voir William Wegman toujours aussi en forme et près de ses chiens. J’ai ses livres pour enfants et ce carnet d’adresses qui ne sera jamais utilisĂ©. Il est Ă©videmment un peu prisonnier d’une formule Ă  succès, mais nous sommes tous engluĂ©s dans quelques choses, il y a pire.

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Jean-Pierre Dionnet, l’auteur de bĂ©dĂ©s et amateur fou de cinĂ©ma met aux enchères demain sa collection d’affiches et de fanzines de cinĂ©ma. Et en jetant un coup d’oeil Ă  la collection, on voit rapidement que le monsieur est du cĂ´tĂ© psychotronique de la chose.

De quelques fondations et de photos

Jeudi 18 octobre 2007

Je commence Ă  radoter, et ça ne s’amĂ©liorera pas, mais on veut une maison, pas d’argent, mais des idĂ©es. Et une de ces idĂ©es, c’est une maison verte et saine. L’autre idĂ©e, la mienne, c’est de la dessiner, ce qui est dĂ©jĂ  fait, mal, le dessin, c’est pour ça que je ne le montre pas tout de suite. Mais une de ses caractĂ©ristiques est d’avoir une partie de sa dalle le nez au vent, un peu comme sur ce projet et celui-ci, mais pas aussi radical que ce dernier et vraiment diffĂ©rent du premier.

Pour faire contrepoids, l’architecture anti-iconique.

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Les gadgets de la beautée.

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Des couvertures de magazines qui se sont dĂ©marquĂ©es, d’une façon ou d’une autre.

De la photo microscopique. Est-ce bien comme ça qu’on dit? Non, pas du tout, c’est macrophotographie.

Cinq photographes, Louise Dahl-Wolfe, Jeanloup Sieff, Tim Walker, Chico Bialas et Aneta Bartos.

Je connaissais ses images de jeunes filles en fleurs, sans trop en savoir sur le photographe, et puis, dans un magazine de dĂ©co, un appartement d’un collectionneur de l’oeuvre de Bill Hanson, surtout les paysages, alors j’ai fouillĂ© un peu.

Pavement magazine

Tolarno Galleries Australia, sous l’onglet «Artists».

Roslyn Oxley9 Gallery

Le boute du boute

Lundi 15 octobre 2007

Il y en a, ils sont comme ça, on ne sait jamais par quels bouts les prendre. La banane pourrait sans doute en rĂ©clamer la couronne. On a beau croire, et nos habitudes le confortant, qu’on puisse ĂŞtre certains de savoir comment la prendre, mais voilĂ  que le premier singe venu bouleverse des annĂ©es de certitudes. C’est pourtant simple, pour Ă©plucher une banane, on prend le bout qui dĂ©passe et on tire fort. Selon l’âge et la consistance du fruit, cette mĂ©thode fonctionne avec plus ou moins de succès. Trop verte, la queue nous reste dans les mains, trop mĂ»r, le fruit sous la pelure cède, empĂŞchant la rupture. Avec cette mĂ©thode, dite classique, quand ça va bien, ça va bien, sinon…
Alors arrive le singe avec sa mĂ©thode Ă©prouvĂ©e au fil des siècles, faisant, de facto, de lui un expert. On pourra bien lui laisser cette vanitĂ©, oĂą pour faire original, le primate prend son ongle et fait simplement sauter le petit bout sec Ă  l’autre extrĂ©mitĂ© de la banane. Par enchantement, POP, et ce capuchon saute comme un bouchon de champagne sous la pression. Bravo pour le singe et sa clairvoyance de l’effeuillage, mais il n’a visiblement pas Ă  se prĂ©occuper de sa manucure. Parce que cette mĂ©thode gĂ©nère son lot de chnoutes sous l’ongle, ce qui n’est jamais très chic. L’efficacitĂ© Ă  un prix, reste Ă  savoir si on est prĂŞt Ă  le payer.

Il semble y avoir eu tout un dĂ©bat chez les Anglo-saxons sur le sujet, alors qu’en français, je n’ai pas trouvĂ© la moindre trace de controverse, ni sous l’ongle ni ailleurs. On semble n’en avoir que pour les recettes. Pas de dĂ©bats pour nous, juste des mousses et autres gâteaux aux bananes. De toute façon, avec un couteau, on finit toujours par en venir Ă  bout.

Marc Yankus

Samedi 13 octobre 2007

Ă€ New York l’annĂ©e dernière, l’expo de Marc Yankus fut l’une des plus belles que nous ayons vue. En surfant, je suis retombĂ© sur son site, et sur cette image qui avait inspirĂ© la mienne un peu plus tard dans notre sĂ©jour. Une collègue est allĂ©e Ă  New York pour l’Action de Grâce la fin de semaine dernière, tout Ă  coup, New York me manque.

Le blog moto

Mercredi 10 octobre 2007

Je dĂ©mĂ©nage mes motos en France. Et ça ne me coĂ»tera pas cher, ce ne sont que des mots, et ils s’envolent facilement, puisque je collabore depuis cette semaine au «Blog Moto», un blog thĂ©matique du «Social Media Group». DĂ©jĂ  lecteur de la chose depuis un bout de temps, j’ai posĂ© ma candidature il y a quelques semaines alors qu’ils cherchaient un peu de sang neuf pour certains de leurs blogs. Ne restait plus qu’Ă  prĂ©senter ce que j’avais sur le sujet ici Ă  Chacoura, et ça semble avoir fait l’affaire. Quelques courriels plus tard et une rencontre tĂ©lĂ©phonique lundi dernier avec le logiciel Skype (que j’utilisais pour la première fois et qui est vraiment très bien), et voilĂ , je vais vous ficher la paix maintenant avec ces histoires de deux roues, mais pas tout le temps. Je vais continuer Ă  documenter mon expĂ©rience personnelle avec la moto ici, avec vous, pour la fin des temps ou jusqu’Ă  ce que je me casse la gueule comme il faut. EspĂ©rons en fait que ce ne sera ni l’un ni l’autre.

Welcome again cottagers

Lundi 8 octobre 2007

Deuxième fois de l’annĂ©e au chalet. Ce n’est pas encore une habitude, mais on approche de la tendance. La journĂ©e de samedi Ă©tant plutĂ´t maussade, j’ai essayĂ© de me divertir en expĂ©rimentant le mouvement. Le rĂ©sultat est plus abstrait, mais ça apporte aussi une belle douceur Ă  l’image.

Dimanche, avec le retour du soleil, on est allé en forêt. Peut-être pas la meilleure idée puisque la saison de chasse est ouverte. On a même croisé un chasseur mieux équipé que nos soldats en Afghanistan. Et puis, on a trouvé cette belle tête, un cousin de Bambi qui semble avoir nourri bien du monde.

Perdre son temps Ă  100 attosecondes

Jeudi 4 octobre 2007

Je ne suis pas quelqu’un d’excessif, ni même d’obsessif, mais je peux avoir des manies passagères qui durent longtemps. La plus tenace concerne le temps, la place que prend le temps présent. La question que je me pose est, pendant combien de temps sommes-nous dans le présent avant qu’il se fasse chasser dans les archives du passé? La réponse est dans le titre, car depuis 2004, on évalue que le temps présent, voyageant à la vitesse de la lumière, tient le coup pendant ces 100 attosecondes. J’ai un peu de difficultés à l’imaginer, mais une chose est certaine, c’est très rapide puisque 100 attosecondes est 100 milliardièmes de milliardième de secondes. Et pourtant, plus nous avançons dans la recherche et que nos moyens techniques évoluent, ce court laps de temps ne cesse de rétrécir. Déjà que son espérance de vie n’est pas phénoménale, peut-être que d’ici quelques années ou décennies, on pourra constater qu’il n’y a pas de présent du tout, que ce passage du futur vers le passé que nous appelons le présent, est en fait si infime, qu’il deviendrait présomptueux de continuer à le nommer. Mais on est là, l’univers entier s’y promène et grandit, existant à l’intérieur de ce qui n’existe peut-être même pas. Pas étonnant que la tête nous tourne parfois.

Le seau de la mort

Mercredi 3 octobre 2007

Il y a une pub là-dedans, surtout que ça ressemble presque, avec un peu d’imagination, à un poumon en phase terminale. Parce que c’est un problème cette horde de fumeurs qui s’attroupe à l’extérieur ne sachant pas trop comment disposer de leurs résidus de dépendance. Mais, comme toujours, il y a quelqu’un quelque part qui a une solution.

Le pro…

Lundi 1 octobre 2007

Il y a cette toile, commencĂ©e il y a plus de cinq ans, et qui prend la poussière dans un coin de l’appartement. Je n’ai pas de meilleure excuse que celles que je donne, mais le manque d’un espace appropriĂ© pour attaquer une grande toile Ă  coup de pinceau furieux est celui que j’invoque le plus souvent. Ce qui n’est qu’un prĂ©texte pour procrastiner lĂ -dessus, aussi. Je ne dois pas ĂŞtre un vrai? C’Ă©tait pareil quand j’ai commencĂ© Ă  faire sĂ©rieusement de la photo. PlutĂ´t que d’installer une chambre noire dans la salle de bain, y mettre des heures, dĂ©velopper 5 minutes et tout dĂ©monter en vitesse parce qu’il y en a qui hurlent Ă  la porte, j’ai fait de la photo couleur Ă  la place. Mais ce n’est pas tout le monde qui se laisse aller ainsi, cĂ©dant instantanĂ©ment Ă  la facilitĂ©. Il y en a certains qui souffrent, et c’est admirable.