Le boute du boute

Il y en a, ils sont comme ça, on ne sait jamais par quels bouts les prendre. La banane pourrait sans doute en rĂ©clamer la couronne. On a beau croire, et nos habitudes le confortant, qu’on puisse ĂŞtre certains de savoir comment la prendre, mais voilĂ  que le premier singe venu bouleverse des annĂ©es de certitudes. C’est pourtant simple, pour Ă©plucher une banane, on prend le bout qui dĂ©passe et on tire fort. Selon l’âge et la consistance du fruit, cette mĂ©thode fonctionne avec plus ou moins de succès. Trop verte, la queue nous reste dans les mains, trop mĂ»r, le fruit sous la pelure cède, empĂŞchant la rupture. Avec cette mĂ©thode, dite classique, quand ça va bien, ça va bien, sinon…
Alors arrive le singe avec sa mĂ©thode Ă©prouvĂ©e au fil des siècles, faisant, de facto, de lui un expert. On pourra bien lui laisser cette vanitĂ©, oĂą pour faire original, le primate prend son ongle et fait simplement sauter le petit bout sec Ă  l’autre extrĂ©mitĂ© de la banane. Par enchantement, POP, et ce capuchon saute comme un bouchon de champagne sous la pression. Bravo pour le singe et sa clairvoyance de l’effeuillage, mais il n’a visiblement pas Ă  se prĂ©occuper de sa manucure. Parce que cette mĂ©thode gĂ©nère son lot de chnoutes sous l’ongle, ce qui n’est jamais très chic. L’efficacitĂ© Ă  un prix, reste Ă  savoir si on est prĂŞt Ă  le payer.

Il semble y avoir eu tout un dĂ©bat chez les Anglo-saxons sur le sujet, alors qu’en français, je n’ai pas trouvĂ© la moindre trace de controverse, ni sous l’ongle ni ailleurs. On semble n’en avoir que pour les recettes. Pas de dĂ©bats pour nous, juste des mousses et autres gâteaux aux bananes. De toute façon, avec un couteau, on finit toujours par en venir Ă  bout.

Une réponse à “Le boute du boute”

  1. vanou dit :

    hehehe, j’ai essayĂ© de changer ma technique et de faire comme les singes… mais ca marche pas a tous les coups pour les petits humains…