Tant qu’il y a l’ivresse

C’est dur le temps des fĂȘtes, et j’ai dĂ©jĂ  mal Ă  la tĂȘte, juste Ă  en Ă©crire le mot. Le pire Ă©tant la tradition des mousseux cheap au jour de l’an. C’est correct j’imagine pour les matantes et mononcles, mais Ă  l’intime, un effort vaut la peine. Malheureusement, le champagne est cher, ce qui rend pĂ©nibles les regrets si on ne l’apprĂ©cie pas. Le problĂšme avec le champagne, c’est qu’il y en a trop, et que les diffĂ©rences entre eux peuvent ĂȘtre grandes. Pas Ă©vident donc de tomber pile sur celui qui nous plaira vraiment. Mais j’ai une autre option, c’est le Condrieu. Pas que ce soit bon marchĂ© non plus, Ă  peine moins cher que le champagne, et il n’y a mĂȘme pas de bulles. Mais au moins, le choix est plus limitĂ©.
CultivĂ© dans une toute petite rĂ©gion des CĂŽtes du RhĂŽne, c’est un vin blanc unique de par sa raretĂ©,et donc capricieux, mais sachant se faire pardonner dans les bonnes annĂ©es.
Je bois trĂšs peu de vin, pas de rouge, du blanc l’Ă©tĂ©, Ă  peine, mais maintenant lors des occasions spĂ©ciales, comme le temps des fĂȘtes, c’est le Condrieu. On a beaucoup aimĂ© cette cuvĂ©e 2004, et le 2005 qui nous attend au frais, est semble-t-il encore meilleur.

Parlant de champagne, Martin Scorsese a fait un pastiche publicitaire pour une marque de champagne, Freixenet, que je ne connais pas du tout, et rĂ©alisĂ© dans un style Hitchcockien impeccable avec faux documentaire et tout. Le meilleur comĂ©dien lĂ -dedans semble, d’ailleurs, ĂȘtre Scorsese lui-mĂȘme.

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