Archive pour février 2008

Le Céline du Kadok

Mercredi 27 février 2008

Steven Meisel est un prolifique photographe de mode, tellement, qu’en chemin il en oublie d’être lui-même. Ce qui en fait un Céline Dion du Kodak; Céline dans le sens où le talent n’est pas remis en cause, juste un manque de constance dans le style. Son travail en est un d’équipe, suffit de jeter un coup d’oeil au générique de sa série «Super Mods enter Rehab» pour comprendre, mais c’est à se demander si les stylistes ne le vampirisent pas trop.
Et  pourtant, la taille d’un tournage n’a jamais empêché un Kubrick ou un Spielberg d’y mettre sa marque et le rendre instantanément identifiable, ce qui ne se produit pas avec Meisel.
Ça ne lui enlève aucunement son talent, et il en a à revendre, c’est qu’un jour, il sera difficile d’avoir une image juste du Steven Meisel preneur d’images. Et paresseux que nous sommes, les historiens de demain, incapables de mettre le doigt sur sa vraie nature de photographe, le rangeront dans la catégorie des boulimiques touche-à-tout où il se fera oublier.

«Sex» de Madonna, photos de Meisel, au complet sur le site de la dame.

L’inspiration derrière la série avec les imprimés.

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Un qui ne se fera pas oublier, est Helmut Newton, dont on pourra voir au FIFA «Helmut by June», portrait du photographe par sa épouse.

Toujours au FIFA, seul autre film d’intérêts sur la photographie, est un portrait de William Eggleston, «By the ways, a journey». Un pionnier de la photo couleur.

Un tajine pour la semaine

Lundi 25 février 2008

On annonce une fois de plus de la neige, à croire à une conspiration en faveur des sports d’hiver. C’est soit on sort ou on s’enferme, alors je suis plutôt pour rester étendu sur le divan à regarder le hockey sans le son avec le iBook sur la bedaine et le chat sur les genoux, alors qu’au four mijote le tajine. L’objet est nouveau, un cadeau pour l’anniversaire d’LN (encore merci).

C’est le cas de le dire, c’est une montagne de bouffe. Nous étions 4 samedi pour lui faire honneur, j’en ai remangé dimanche soir, et ce midi comme lunch, et il en reste encore, alors Dan et Serge, on vous garde les restes.

Un peu de rouge à la commissure

Mardi 19 février 2008

Parce que George Lucas lui-même, intentionnellement ou à son corps défendant, difficile à dire, a fait des personnages de la Guerre des Étoiles des caricatures d’eux-mêmes, des icônes du énième degré, pas étonnant donc d’en voir une telle joyeuse récupération. D’ailleurs, ce ne sont que les membres originels qui ont droit à ce traitement, les petits nouveaux étant trop, pas insignifiants, juste, sans signifiants.

Le côté sombre de la force semble bien inoffensif devant la froideur affichée par ces dames. Dessins de Raymond Sepulveda et photos de Paco Peregrín.

Aristide et la porte étroite

Dimanche 10 février 2008

On a eu Aristide pour un petit 24 heures en fin de semaine, et comme à son habitude, il a suivi Capucine à la trace. Elle n’aime toujours pas ça, mais maintenant qu’il marche, elle le voit moins comme une menace, surtout qu’il n’a jamais cherché à maladroitement l’étouffer de son amour.
Et quand on dit qu’il la suit partout, c’est partout, même dans sa maison. Il y entre de justesse et en sort encore plus difficilement, mais quel plaisir.

Gâcher la gâchette

Mardi 5 février 2008

J’ai de la difficulté avec cette fascination pour les armes à feu. En fait, je ne la comprends pas, ayant toujours eu une méfiance, disons salutaire, envers cette mécanique. Mais à voir tous les produits dérivés qui naissent de cet engouement pour l’objet, ma timidité ne semble pas universellement partagée.
Bien sûr, une lampe, un vase ou un appareil photo s’appropriant la forme d’une arme est moins dangereux que l’objet dont il s’inspire, mais quand même. Et si ça se trouve, en le rendant «cute» et inoffensif , quoi qu’un bon coup de lampe sur la tête n’est pas si inoffensif que ça, mais on le banalise, et il devient acceptable.
Mais un fusil n’est pas un objet honnête, il sert à tuer, il a été créé pour cet unique usage, pas pour le sport, même si pour certains, tuer est un sport.

Une fois n’est pas assez

Dimanche 3 février 2008

L’âme soeur n’est pas seulement la personne avec qui on partage un même lit, mais aussi celle avec qui on trouve un écho. L’histoire offre suffisamment d’exemples, comme les couples Lennon/McCartney, Sarte/Beauvoir, Tremblay/Brassard, Charlebois/Mouffe, pour trouver inspiration, à des niveaux différents bien sûr. Peu importe le type de relation d’ailleurs, l’important est cet écho.

J’ai regardé plusieurs fois (bon oké, 2 fois) ce petit film Irlandais la semaine dernière, «Once», où il est justement question de trouver ce répondant, parfois si nécessaire à tout acte de création. Qu’il y soit question de musique plutôt que de faire pousser des tomates de serre ajoute à l’attrait du film, mais c’est un détail. On y voit donc un couple, un couple de jour, pas de nuit, qui marche l’un à côté de l’autre en se regardant, l’échange se fait. Il n’y en a pas un qui pousse ou un autre qui tire, ils sont juste ensemble. Et si l’histoire avec un grand H offre de beaux exemples, ils sont assez rares pour que le film nous touche de cette grâce que l’on se souhaite tous.

Interview avec Glen Hansard –>

Site du film (À laisser ouvert dans sa fenêtre pour écouter quelques pièces jouées dans le film)

maj: Et, ils ont eu en plus l’Oscar.