Le Céline du Kadok

Steven Meisel est un prolifique photographe de mode, tellement, qu’en chemin il en oublie d’être lui-même. Ce qui en fait un Céline Dion du Kodak; Céline dans le sens où le talent n’est pas remis en cause, juste un manque de constance dans le style. Son travail en est un d’équipe, suffit de jeter un coup d’oeil au générique de sa série «Super Mods enter Rehab» pour comprendre, mais c’est à se demander si les stylistes ne le vampirisent pas trop.
Et pourtant, la taille d’un tournage n’a jamais empêché un Kubrick ou un Spielberg d’y mettre sa marque et le rendre instantanément identifiable, ce qui ne se produit pas avec Meisel.
Ça ne lui enlève aucunement son talent, et il en a à revendre, c’est qu’un jour, il sera difficile d’avoir une image juste du Steven Meisel preneur d’images. Et paresseux que nous sommes, les historiens de demain, incapables de mettre le doigt sur sa vraie nature de photographe, le rangeront dans la catégorie des boulimiques touche-à -tout où il se fera oublier.







«Sex» de Madonna, photos de Meisel, au complet sur le site de la dame.
L’inspiration derrière la série avec les imprimés.
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Un qui ne se fera pas oublier, est Helmut Newton, dont on pourra voir au FIFA «Helmut by June», portrait du photographe par sa épouse.
Toujours au FIFA, seul autre film d’intérêts sur la photographie, est un portrait de William Eggleston, «By the ways, a journey». Un pionnier de la photo couleur.