L’année du boîtier

Le besoin pour un appareil photo digne de ce nom commençait à se faire sentir de plus en plus. Les maigres 3,2 mégapixels du petit Canon et son autofocus caractériel auront eu raison, non pas de ma patience, car j’avais réussi à m’adapter à ses limites, mais de ce sentiment de gaspillage, où les quelques bonnes photos prisent avec lui, se retrouvaient dans des limbes de pixels, trop pauvres pour une utilisation autre que le web.

Le photographe en moi s’est donc décidé à faire le saut vers le numérique de qualité. Et comme ce n’est que le troisième appareil que je me paye, le Canon étant un cadeau de la belle-soeur, après le Leica et le Nikon F2, je ne me sentais pas trop coupable de mettre autant d’argent sur un gadget électronique.

Il me fallait faire un choix maintenant. Leica avec son M8 a longtemps été considéré, malgré un prix prohibitif et des performances en dessous de celles de la concurrence. Un Leica demeure un Leica, mais la raison a vite pris le dessus, surtout qu’une nouvelle évolution avec le capteur 24X36 n’est pas attendue avant quelques mois encore. Quand je serai vieux et riche, un de ces malheurs ne devant pas trop tarder, j’aurais un nouveau Leica.

Une autre option était le Canon 5D, la référence dans sa catégorie, mais faisant un peu trop son âge, et comme son successeur n’est pas encore officiellement annoncée…

Ne restait plus que Nikon, ne considérant même pas les Olympus et autres Pentax. Pas par snobisme, bon un peu, mais pas tant que ça, c’est juste qu’au prix que ça coûte, il n’y a pas d’économie à faire sur la qualité. Surtout que c’est le genre de truc que je garde longtemps et que l’utilisation est parfois intensive.

Donc, Nikon. Le D3 étant trop, n’ayant pas besoin d’autant d’options, restait le D300 qui fut très bien accueillit par la critique, et qui, après le peu de temps passé avec jusqu’ici, me convient parfaitement. Et je suis presque réconcilié avec la fonction auto-focus, qui fonctionne impeccablement.

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