Chacoura

Chacoura est le nom d’un rang bordant la petite rivière du même nom à Louiseville en Mauricie. C’est là que je suis né et que j’y ai passé les dix premières années de ma vie.

Comme j’en ai parlé (par écrit) dans une autre vie, je vais donc me contenter de rediriger le curieux vers ces textes tirés d’un de mes anciens sites. En fait, il y a eu cinq entrées rédigées sur le sujet en une courte période de temps.

Pour qui a l’esprit à l’aventure, un clic sur le premier lien (Vaillant) mènera, avec quelques interruptions vers d’autres sujets, vers le peu que je sais sur Chacoura et certains de mes souvenirs d’enfance.

Vaillant –>

Bernardin –>

Bonne terre –>

Mais, il n’y a pas que le passé, il y a aussi le présent, le futur et même le conditionnel. C’est d’ailleurs un des plus utilisés. Donc, en espérant que les conditions soient favorables à un proche futur et un plaisant présent, deux mots sur moi: Jacques Lesage.

Désolé, j’ai la farce plate (calembour, joke, pour qui ne serait pas familier avec la belle langue de cheu nous) facile.

Alors, ce site devrait surtout servir à montrer des photos, que je prends avec un Canon S1 IS pour le numérique, sinon ce sont mes vieux Nikon FE et Leica M2 qui servent. Mais je les utilise de moins en moins. Je bricole des petits meubles et des lampes, je montrerai les nouveautés à mesure qu’elles apparaîtront et puis, je fais aussi des petits films, mélange de plusieurs techniques tenant plus de l’animation artisanale qu’autre chose, ça aussi devrait se retrouver ici de temps en temps. Et puis, il y a l’air du temps, le plus beau des sujets.

J’utilise un iMac G5 20″, ma copine un iBook G4 14″ et la minoune Capucine s’occupe des souris, un peu, quand elle ne dort pas.

Je me cherche un plaisir coupable, mais je n’ai pas la culpabilité facile. Ma blonde trouve scandaleux que je sois debout à 6 heures les dimanches matins de Grand Prix de formule 1, mais ce n’est pas comme regarder les reprises de Roseanne, alors disons match nul là-dessus.

J’ai une grande affection pour certains films comme «La maman et la putain» de Jean Eustache, que je me souviens d’avoir vu dans un ancien petit cinéma de répertoire du quartier Rosemont à Montréal. «La règle du jeu» de Jean Renoir, «Mauvais sang» de Leos Carax vu au moins 20 fois, «Singin’ in the rain» de Donen et Kelly, qu’il faut voir sur grand écran dans de bonnes conditions, le Technicolor est fabuleux. «L’eau chaude, l’eau frette» d’André Forcier, «Avec tambours et trompettes» de Marcel Carrière, un documentaire (disponible à l’ONF) sur un congrès de zouaves pontificaux, hilarant, il n’y a pas d’autres mots. J’aime tout autant l’anecdote voulant qu’à la première du film, un certain Jacques Languirand au rire bien connu, ait emmené avec lui dans le délire tout le public, au grand désespoir du réalisateur, se mortifiant pour les zouaves présents dans la salle, juste pour se faire rassurer par ces derniers, trouvant que «c’est ben nous autres ça». Tout Antonioni, certains Fellini, et j’en oublie. Rien de bien récent ici, le Carax a déjà 20 ans, c’est peut-être l’âge, on devient moins sensible.

C’est comme avec les livres, je me dis qu’il faudrait bien que je lise Michel Tremblay, François Weyergans aussi, mais je suis plus porté vers les jeunes auteurs américains en ce moment, et puis, j’aime bien revenir à mes classiques. «L’homme sans qualités» de Robert Musil, «Le maître et Marguerite» de Mikhaïl Boulgakov, «Le quatuor d’Alexandrie» de Lawrence Durrell, et puis cet «Éden, Éden, Éden» de Pierre Guyotat que je n’ai pas encore été capable de terminer, et «Ulysses» de James Joyce que j’essaie de lire en Irlandais, mais je n’y comprends rien. Et puis, «Germinal» d’Émile Zola. Je sais, Zola, Germinal, ce mauvais film avec Renaud, mais croyez-moi sur parole, c’est d’une écriture redoutablement efficace, d’une précision époustouflante. Laissez-faire l’histoire, la mine, la misère, on est pas dans un média de masse ici, peut-on se concentrer sur l’écriture, le style, l’émotion deux minutes et en recevoir un coup de pied au derrière!? Parlant d’émotion, «Voyage au bout de la nuit» de Louis-Ferdinand Céline, dont justement l’émotion était son business, et puis la langue qui nous reste longtemps dans la tête après la lecture. Bon j’arrête sinon c’est la bibliothèque au complet qui y passe.

Il y a 20 ans j’écoutais «The Clash», «The Smiths», «The Pretenders», n’importe quoi par Paul Weller et Elvis Costello. Il y a dix ans, alors que des voisins me rendaient fou en jouant du «Harmonium» alors que j’étais plutôt «My Bloody Valentine» avec une rechute de «The Jesus and Mary Chain», je me retrouve aujourd’hui avec les mêmes affaires, les noms changent à peine, «The Strokes», «Metric», «The Arcade fire». Si le cinéma me rend vieux, la musique me garde jeune.

Alors voilà, faites comme chez vous, mais ne restez pas trop longtemps, il y a le monde dehors.