Archive pour la catégorie 'Actualité'

Guess what?

Vendredi 9 février 2007

J’ai appris hier, juste avant de faire la vaisselle, le décès d’Anna Nicole Smith. Et comme le fait d’avoir les mains dans l’eau chaude permet à mon cerveau de divaguer à sa guise, je l’ai laissé partir.

Anna Nicole Smith a été une des premières Pin up pour la marque Guess, à avoir une vie hors de ce rôle de porte-manteau publicitaire. Mais elle n’a pas été la seule, et chacune avec des fortunes vraiment différentes, qu’elle soit Américaine ou Européenne.
Après miss Smith, il y a eu Carré Otis. Pour son plus grand malheur, elle a rencontré Mickey Rourke, tourné un navet avec lui «Wild Orchid» un semblant de suite au «91/2 Weeks», s’est fait tirer dessus, a divorcé, milité en faveur des femmes rondes et pour une vie en santé, mais aux dernières nouvelles, elle était redevenue mince et essayait de se refaire une seconde nouvelle vie comme mannequin.
Pour Paris Hilton, espérons que ce soit le monde à l’envers. Elle est apparue dans les pubs grâce à sa célébrité, il faut juste maintenant que ça s’arrête là.

Les Européennes ont eu un meilleur sort. Claudia Schiffer est devenue LA top-model au milieu de la décennie 90, mais après que le magicien David Copperfield, qu’elle a fréquenté un temps, ait fait disparaître sa carrière, elle est devenue femme au foyer s’occupant de ses enfants dans la campagne anglaise.
Estelle Lefébure, petite française qui pourrait très bien porter le nom de Dupont, a réussi grâce à une brillante carrière dans les pages glacées des magazines de mode à mettre le grappin sur le fils Hallyday, avec qui elle aura deux enfants. Maintenant, elle gère tranquillement sa beauté pour de justes causes comme l’Unicef.
Mais celle qui fera le plus beau parcours est Carla Bruni.

La voie royale

Jeudi 1 février 2007

Le couple Pitt-Jolie est sans doute ce que nos voisins du sud ont de plus près de la royauté en ce moment. C’est peut-être un royaume de faux-semblant, se nourrissant uniquement à la table des attachés de presse et des paparazzis, mais tant que les miettes feront des heureux et que les chairs seront fermes, pas de raison que ça arrête. En tout cas, tant que Brad va aller faire ses courses en Hellcat, il ne risque pas de passer inaperçu, surtout que même à Hollywood, ils ne sont pas légion à rouler là-dessus. On pourrait même les croire blasés du harcèlement des photographes, mais il semble bien qu’ils réussissent toujours à picoter là où c’est sensible. Alors que l’un tente la persuasion, notre futur roi William ne prend pas de chance, il fonce, et pas juste à cheval. Sa garde rapprochée s’est plainte de ne pouvoir le protéger adéquatement lorsqu’il roule comme un fou au guidon de sa moto. Il a peut-être déjà compris que l’inertie n’attire que les fauteurs de trouble, à moins que ce ne soit qu’un trop-plein d’hormones.

maj: Cette même folie sur vidéo, dont un récent où les paparazzis offrent leurs condoléances à Brad pour le décès de sa belle-mère, tout en continuant de le mitrailler. (via HH)

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S’il y a un endroit où l’inertie peut être fatale, c’est l’Irak en ce moment pour les troupes américaines. Dans ce vidéo, on voit comment, en plein trafic, ils réussissent à toujours être en mouvement, parce que, s’ils s’arrêtent, c’est ce qui risque de leur tomber dessus.

Voir double, voire triple

Mercredi 31 janvier 2007

L’originalité n’a pas de prix, c’est sans doute pour ça que bien peu peuvent se l’offrir. C’est Céline, l’écrivain pas la chanteuse, qui disait que pouvait se conter chanceux qui inventait une chose dans sa vie. Il parlait ici de son style d’écriture, heureux d’avoir su le trouver, malgré les tourments qu’il lui apportera. Est-ce la chance, le travail ou un mélange des deux, plus peut-être aussi deux, trois autres éléments secrets qui font que l’étincelle jaillit tout à coup, et que quelque chose de neuf, jamais vu, se matérialise sous nos yeux ébahis? J’ai pas la réponse, et malheureusement, Jocelyn Michel non plus, qui expose en ce moment de très jolies photos d’acteur à la Maison de la culture Plateau-Mont-Royal. Son travail est proche de celui d’un Mark Seliger, qui déjà en prenant le relais d’Annie Leibovitz chez Rolling Stone, se retrouvait avec tout un défi, jamais relevé.

Comme neige au soleil

Vendredi 19 janvier 2007

Quand j’ai décidé ce matin d’aller faire un tour au Salon de l’Auto, je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait. Ayant vu un entrefilet parlant d’un trois roues à moteur électrique ressemblant à un T-Rex mais n’étant pas un T-Rex, ma curiosité a été piquée, et je me suis dit que ça vaudrait peut-être la peine d’aller voir par moi-même.

Première surprise, le clonage de T-Rex n’arrive pas qu’au cinéma et le Québec semble bien un pionnier de l’affaire. D’abord, j’arrive devant une première machine, c’est un trois roues comme le T-Rex, d’ailleurs le châssis en est un, mais le moteur est électrique et c’est la compagnie, Silence inc. qui le commercialise en partenariat avec le motoriste EBW et T-Rex. Les performances sont au rendez-vous, mais le problème avec l’électrique, c’est l’autonomie et le temps de recharge. De 200 à 300 km avec une charge c’est beau, le problème c’est qu’il faut attendre plusieurs heures avant de les avoir à nouveau. On est loin des 5 minutes à la station-service du coin avec un moteur à combustion classique. Pour l’instant, l’utilisation de ce genre de véhicule en est un de pur divertissement, et si les quelques dizaines qui peuvent y mettre les 60,000$ peuvent le faire sans trop polluer, c’est déjà ça.

Et en tournant le coin, ce qui semble être la même machine, mais de couleur différente, apparaît, c’est la E-Volution de G-2. Ce qu’ils proposent est un kit prêt à monter, sans moteur, complet ou non, selon les pièces déjà en notre possession, comme les suspensions par exemple (parce qu’on a tous un jeu de suspension traînant sous le lit). Le modèle sur le plancher est celui qui m’a attiré au Salon, avec son moteur électrique. Presque plus joli que l’original, il s’est surtout fait refaire le nez, le E-Volution demeure une copie dont la fiabilité et les performances seront proportionnelles à la qualité de l’assemblage, de l’assembleur et de l’ensemble. L’E-Volution est au T-Rex ce qu’est le Zune de Microsoft par rapport au iPod, il y manque la quintessence. Et sa naissance est un petit peu tumultueuse. Poursuivi par T-Rex véhicules pour l’utilisation de pièces originales, de moules et autres documents en relation avec le T-Rex, les gens de chez G-2 ont plutôt mal paru l’année dernière quand un de leur modèle, le G-2TT s’est retrouvé dans la vitrine d’une banque après une perte de contrôle de la part de son pilote. Par contre, comme rien n’empêche la vente de ces kits «hommage» tant qu’il n’y a pas usurpation d’identité, ça demeure une alternative intéressante, surtout que c’est pas mal moins cher. À défaut de pain, on mange de la galette, surtout qu’avec mon intolérance au gluten, je n’ai plus droit au pain, alors emmenez-en de la galette. D’ailleurs, à force de me voir tourner autour, on m’a proposé d’en faire l’essai, offre qui, j’espère, ne fondra pas avec la neige ce printemps. J’ai même fait une tentative de vidéo, avec Michael de chez G-2, qui explique un peu les différentes options proposées.

Viens chez moi, j’habite chez mon chat

Lundi 8 janvier 2007

Vous avez peut-être vu, ou comme moi feuilleté, le Nouvel Observateur (malheureusement, site payant) avec sa couverture accrocheuse, «Quand les animaux pensent». Et je veux bien croire qu’il y a de nouvelles percées scientifiques dans ce domaine, mais à moins d’être un urbanite (mot inventé se situant dans la même famille que sybarite et qui désigne une personne ne vivant que dans le béton des villes) allergique sans contact avec les animaux, on enfonce ici des portes ouvertes depuis longtemps. Quand mon chat m’engueule parce que je lui ai retiré son plat de nourriture, vide, pour le laver trop tôt à son goût, Capucine aime revenir lécher son plat vide une heure ou deux après son repas, on a bien tous nos manies, elle aussi, alors, si ce n’est pas une activité rationnelle de sa part, personne n’en a. Parce qu’elle m’exprimait bel et bien sa frustration de voir sa nouvelle habitude contrariée, c’est de la pensée. L’expression d’un sentiment, c’est de la pensée, c’est de rendre intelligible pour un tiers, par la communication, une notion abstraite ressentie physiquement. Et c’est même plus que de la pensée, c’est de l’intelligence.
Ce qui me fait penser à ce clip d’Emmanuel Ho «The Owl», où l’illustrateur réussi tellement bien à rendre la panique chez le corbeau ayant un fil à la patte, démontrant encore une fois le pouvoir des émotions, peu importe qui les expriment.

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J’ai un coupon pour un billet de cinéma gratuit, ça fait au moins un an qu’il traîne sur mon bureau, et il est valide jusqu’en février 2008, alors il n’y a pas de presse pour l’utiliser, mais le problème qui se pose, c’est de trouver un film digne de ce nom pour que ça vaille la peine, juste pour éviter le gaspillage. Faudrait peut-être pas attendre après ce film qui change une vie, un bon film ferait sans doute l’affaire, mais lequel? Il y aurait «Children of men» en ce moment qui me tenterait peut-être, surtout que paraîtrait-il les animaux domestiques y prennent beaucoup de place. Il y aurait aussi un fameux plan-séquence de 7 minutes dont le réalisateur parle ici sur NPR. C’est déjà deux raisons, probablement plus qu’il ne m’en faut, même si le réalisateur, Alfonso Cuaron, semble avoir des ambitions «universelles». C’est peut-être juste son Harry Potter que j’ai de travers, parce que j’avais bien aimé la façon dont il abordait la figure de l’artiste dans «Great Expectations». De toute façon, il faut que j’attende dix jours d’exploitation en salle avant d’utiliser le coupon, on verra bien, ou pas.

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Tant qu’à être dans le plan-séquence, et même si on est à des années lumières de ceux d’Orson Welles dans «Touch of Evil» et d’Andrei Tarkovski avec «Nostalghia», les deux seuls qui me viennent à l’instant à l’esprit, le travail assez ludique de Nagi Noda, même s’il se recycle lui-même, vaut bien les deux minutes de visionnement, gratuit, même sans coupon.

Yuki, Sentimental journey –>

Coke, What goes around –>

Un caillou sur les planches

Vendredi 15 décembre 2006

C’est dimanche prochain qu’aura lieu la première du Caillou de Saturne. Malheureusement, c’est à guichet fermé, heureusement, il y a d’autres dates. Pour qui serait du côté d’Ottawa fin janvier 2007, la pièce se transporte là-bas, au théâtre français du Centre National des Arts. C’est pour les 4-8, 10, 12 ans, mais si je me fie aux réactions de la générale, les adultes la trouvent pas mal drôle et touchante aussi la pièce. En prime, pour qui fréquentera la Maison des Arts de Laval d’ici la fin de l’année, ils pourront voir une expo d’une quarantaine d’images que j’ai prisent tout au long de la production.

Chercher, c’est bien. Trouver, c’est mieux

Dimanche 5 novembre 2006

Je suis un bon deux semaines en retard là-dessus, mais comme je ne dois pas être le seul, allons-y, surtout que ça ne durera pas longtemps. Ms. Dewey, comme dans le système de classification du même nom, est un nouveau moteur de recherche soutenu par Microsoft. Voyant bien la futilité d’une attaque contre Google sur son terrain, Microsoft tente le jeu de la séduction. Le problème, c’est qu’au bout de 5 minutes, on en a fait le tour sans voir l’intérêt de mettre ça dans nos signets. En espérant que l’actrice y trouve au moins son compte.

La Reine-Mer

Mercredi 27 septembre 2006

Aller-retour éclair à Québec hier, mais j’ai quand même pris le temps d’aller dire bonjour à la magnificence qu’est le Queen Elizabeth 2. De près, il ne semble pas aussi impressionnant que ce qu’une Majesté devrait être, mais c’est avec le recul qu’il prend de l’ampleur. Ce genre de bébitte demande une mise en contexte, et c’était vu de l’île d’Orléans que la magie que ses propriétaires vendent si cher opérait.

Comme une grenade dégoupillée

Jeudi 14 septembre 2006

Avec les événements d’hier, et les images qui en ont fait l’histoire, il peut être bon, encore, de réfléchir sur le pouvoir de ces dernières. Susan Sontag dans son essai «Sur la photographie» consacre un chapitre à Diane Arbus, et ses réflexions sur ce que ces images provoquent chez le spectateur sont toujours aussi éclairantes. Les mots de Susan Sontag ont plus de 30 ans, ils résonnent depuis, et avec toujours plus d’acuité, un extrait:
«L’oeuvre d’Arbus est un bon exemple d’une des grandes tendances de l’art des pays capitalistes: supprimer, ou du moins diminuer, la répugnance morale et sensorielle. Une grande partie de l’art moderne se consacre à abaisser le seuil de l’effroyable. En nous accoutumant à ce qu’autrefois nous n’aurions pas supporté de voir ni d’entendre, à cause de l’excès de révolte, de douleur ou de gêne qui en serait résulté, l’art fait évoluer la morale. Au fur et à mesure que notre délicatesse s’émousse, nous approchons d’une vérité assez pauvre: celle de l’arbitraire des tabous érigés par l’art et par la morale. Mais notre capacité à avaler des doses croissantes de grotesque, sous forme d’images et de texte, se paye cher. À la longue, ce n’est pas une libération qu’éprouve la personnalité, mais un amoindrissement: une pseudofamiliarité avec l’horreur renforce l’aliénation, en diminuant la capacité à réagir dans la vie réelle.»

Alors que les images de l’intérieur apparaissent, prisent avec des cellulaires qui, ironiquement ont lamentablement échoué dans leur fonction primaire, celui du téléphone, le gadget prenant le dessus, un retour vers Diane Arbus s’impose encore. Elle disait: «La photographie me donnait licence d’aller où je voulais et de faire ce que je voulais», ce à quoi Susan Sontag ajoute, «L’appareil photo est une espèce de passeport qui gomme les frontières morales et qui lève les inhibitions de classe, libérant le photographe de toute responsabilité à l’égard des gens qu’il photographie.»

C’est Robert Doisneau je crois, qui racontait: «Un jour, je suis arrivé sur les lieux d’un accident où des moutons et des brebis avaient été frappé par un camion. Je n’ai pas pris de photo de la douleur du paysan, je l’ai consolé.»

Pauvre pécheur

Jeudi 14 septembre 2006

Puisque faute avouée est à moitié pardonnée, je me permets donc de ne plus caché la très grande envie de posséder cet objet du désir qu’est le nouveau Leica M8. J’ai beau avoir ce M2, qui malgré ses 45 ans continus d’ignorer son âge et cliquette à tout vent, mais il est chose du passé. L’avenir est déjà là, et bien que Nikon et Canon produisent des appareils aussi, sinon plus performants, Leica est spécial. On a beau dire, et j’essaie très fort de m’en persuader, que c’est l’oeil qui fait l’image, pas la machine, l’oeil ne voit pas forcément pareil selon l’oeilleton par lequel il appréhende le monde. C’est peut-être juste un malin tour que nous joue cette espiègle matière grise, mais le jeu en vaut la chandelle, surtout quand le résultat est là.
Et dire que j’ai échangé un Minolta XE-7, qui allait rendre l’âme peu de temps après (mes excuses les plus sincères au commerçant qui avait donné une garantie de 3 mois dessus), pour le M2, c’en est gênant. Mais comme personne ne voulait d’un appareil sans aucun automatisme, en métal et semblant appartenir à un autre siècle, si ce n’est à un autre monde, c’est le ti-cul rêveur qui se forçait à photographier des poteaux de téléphone pour apprendre à composer qui l’a eu. Et le monsieur d’aujourd’hui en est bien content.
J’ai beau dire, mais je ne l’ai presque pas utilisé, ce Leica, j’ai peur de le casser. Le levier d’armement a parfois des hésitations qui m’insécurisent au plus haut point, même si ce n’est rien. J’ai quand même le goût de le remettre à l’ouvrage, juste un petit peu, pour voir, parce que ça sert à ça, voir.


Été 1982, Trois-Rivières. Leica M2, Summicron 1:2 50mm. Kodachrome 64

Écrire avec la lumière

Mercredi 13 septembre 2006

La nouvelle pub d’Apple pour l’iPod nano utilise une technique presque aussi vieille que la photographie elle-même. D’ailleurs, l’étymologie du mot photographie signifie justement ça, écrire avec la lumière, du grec phôtos, lumière et graphikos, écrire. Ici, c’est pris au pied de la lettre, enfin presque, restait juste à écrire le mot nano, dommage.
Un bel exemple de cet effet de la persistance de la mémoire est dans le dessin animé Akira, avec les motos. Le truc était déjà là dans la bédé, mais pas aussi poussé que dans le film, et ça renforce vraiment l’impression de vitesse, et surtout de dynamisme, ce que recherchait sans doute Apple.

Pub iPod nano –>

You Tube | Akira –>

You Tube | LightPen –>

Quelques photos –>

À vendre, prix d’ami

Lundi 7 août 2006

Il n’y a pas de doute, Jacques Villeneuve va se départir de sa moto BMW toute neuve, et ça sera pas long. J’imagine qu’il a aussi 2, 3 Béhèmes à quatre roues, alors si vous habitez Monaco, surveillez les ventes de garages dans son quartier.
Son problème maintenant, c’est avec quelle marque de voitures roulée? Évidemment, BMW c’est fini à tout jamais, Honda, c’est pas beaucoup mieux, mais il pourrait passer des messages en roulant en Ferrari ou en Renault par exemple. Mais si on le voit en Dodge Charger, les rumeurs de Nascar pourraient alors se révéler vraies. Et s’il roule en Audi ou en Peugeot, ça voudra dire qu’il reste en Europe et qu’il se prépare pour Le Mans et ses 24 heures.

Reste la discrétion des transports en commun, il pourrait même faire du pouce, et c’est certain qu’il ne resterait pas longtemps sur le bord du chemin. Le prendre, je lui passerais même le volant, mais je lui dirais de faire attention aux murs, faudrait pas qu’il se prenne pour son oncle trop longtemps.

GP3R

Vendredi 4 août 2006

C’est le Grand Prix de Trois-Rivières en fin de semaine, et même si ça fait un sacré bout de temps que je n’y suis plus allé, parce que dans mon temps c’était meilleur, ça demeure tout un événement.

Ma mémoire me joue des tours, c’est l’âge bien sûr, mais ces deux photos, prisent à quelques années d’intervalles à Trois-Rivières des frères Villeneuve, sont d’une époque où deux gros Kodak dans le cou servaient de laissez-passer V.I.P., même pour un ti-cul à peine au cégep.
La première image, de Gilles Villeneuve en plein dérapage à la courbe Des Forges au volant de la Can-Am Dallara du Walter Wolf Racing, montre bien les excès d’une sécurité bon enfant permettant à un détenteur de billet d’admission générale de se retrouver en bord de piste. L’année suivante, Gilles allait être pilote Ferrari, mais pour la tête de linotte que seul un reste de bon sens et surtout la chienne aux culottes empêchaient d’être encore plus près de la piste, il était déjà une légende.

On dira bien tout ce qu’on voudra sur mononque Jacques, ici en attente de s’élancer en Formule Atlantique pour les premiers tours de roues du vendredi, mais je crois qu’il était capable d’être plus rapide que son frère, et sans trop se forcer. Je ne dis pas meilleur, la vitesse en course n’est pas gage de réussite, et il en a fait la preuve à plusieurs reprises, souvent même par l’absurde, mais il avait une façon de prendre les virages qui tenait en même temps du grand art et de la folie pure.
Pour qui connaît Trois-Rivières, le boulevard Du Carmel, qui sert de longue ligne droite au circuit du Grand-Prix, est en surplomb d’un quartier résidentiel que j’ai déjà habité, juste au pied du virage De Calonne, un 45 degrés à gauche demandant un gros freinage et étant une des belles opportunités de dépassement. Évidemment, du quartier, on ne voit rien, mais on entend, et pour qui sait écouter, les styles se révèlent. J’y habitais donc les deux, trois dernières années de participation de l’oncle Jacques au GP. Déjà, je n’y allais plus, trop près sans doute, et le bourdonnement des moteurs tôt le matin, plutôt qu’attractions servait de repoussoir. Mais il y avait quand même de bons moments, comme reconnaître au son l’oncle Jacques prenant ce fameux virage à fond, freinant tard, accélérant tôt, tellement différent de tous les autres que j’en étais gêné pour eux. Comment dire, le pilote typique relâchait l’accélérateur suffisamment tôt pour qu’on entende le moteur décompressé, prenait le virage et accélérait graduellement. Pas Jacques Villeneuve, il arrivait à fond et pour à peine une fraction de seconde, c’était le silence, l’imaginant à ce moment-là à la corde du virage, et le moteur se remettait aussitôt à rugir, comme si ce «blip» sonore était dû à une seule défaillance de la bande-son.

Avec les récents événements, on dirait bien que l’âge d’or pour les pilotes québécois tire à sa fin. Reste encore, il faut l’espérer, quelques beaux feux, et si renaissance un jour il y a, c’est par le Grand-Prix de Trois-Rivières quelle risque bien de passer.

Comme des ti-culs dans la rue

Mardi 1 août 2006

J’arrive du FTRS (le Festival de Théâtre de Rue de Shawinigan) où j’allais voir la prestation d’Alain Fleurent et de son autobus Méta-Transes. Le prétexte étant de donner un lieu aux enfants de l’endroit qui, de spectateurs depuis dix ans, pouvaient maintenant participer et passer du rêve à la réalité. Évidemment, ce n’était pas un spectacle écrit, structuré, répété et encadré comme ce qu’on pouvait voir ailleurs sur le site, et heureusement. Il avait plutôt la fébrilité, l’enthousiasme, l’excitation et la magie d’une première fois. Ce qui vaut bien toute la pyrotechnie du monde.

Un jour sans photographies

Dimanche 16 juillet 2006

Ou comment profiter de l’instant, demain 17 juillet, plutôt que de le capter.

Non Photography day –>