Archive pour la catégorie 'Art | Design'

Maison, maquette et croquis

Dimanche 23 décembre 2007

Maison, maquette et croquis, ça sonne comme un titre de magazine cheap qu’on feuillette à la caisse d’une quincaillerie pour passer le temps.
La maquette, faite trop rapidement, n’a pas les bonnes proportions, mais j’avais hâte de voir les dessins en trois dimensions. Comme j’ai les deux semaines du temps des fêtes de congés, je vais peut-être la reprendre.
Mais avant, c’est le sommeil que je souhaite reprendre. Cette histoire du Blog Moto s’avère plus prenante que prévu. On devait être 6, 7 à écrire régulièrement, mais depuis plusieurs semaines, on est que 2, alors j’y passe mes soirées. Le problème n’est pas de devoir me coucher tard, c’est de me lever tôt.

Artistes

Jeudi 8 novembre 2007

Je me demande encore comment ce camionneur a bien pu manoeuvrer son mastodonte, à reculons, pour toucher parfaitement sa cible avec si peu d’espace. Impossible de contourner le camion sans mettre les pieds dans l’eau. Si c’est pas un artiste ce type…

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Des images d’endroits où il est interdit de photographier.

Marijn van der Poll, et sa très belle auto de course.

FJORD, collectif de photographes.

Une autre maison, les fesses au vent.

Un entretien avec Yann Martel.

Un court portrait de Fabien Baron.

Des Braques de Weimar psychotroniques?

Dimanche 21 octobre 2007

Je suis heureux de voir William Wegman toujours aussi en forme et près de ses chiens. J’ai ses livres pour enfants et ce carnet d’adresses qui ne sera jamais utilisé. Il est évidemment un peu prisonnier d’une formule à succès, mais nous sommes tous englués dans quelques choses, il y a pire.

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Jean-Pierre Dionnet, l’auteur de bédés et amateur fou de cinéma met aux enchères demain sa collection d’affiches et de fanzines de cinéma. Et en jetant un coup d’oeil à la collection, on voit rapidement que le monsieur est du côté psychotronique de la chose.

Le pro…

Lundi 1 octobre 2007

Il y a cette toile, commencée il y a plus de cinq ans, et qui prend la poussière dans un coin de l’appartement. Je n’ai pas de meilleure excuse que celles que je donne, mais le manque d’un espace approprié pour attaquer une grande toile à coup de pinceau furieux est celui que j’invoque le plus souvent. Ce qui n’est qu’un prétexte pour procrastiner là-dessus, aussi. Je ne dois pas être un vrai? C’était pareil quand j’ai commencé à faire sérieusement de la photo. Plutôt que d’installer une chambre noire dans la salle de bain, y mettre des heures, développer 5 minutes et tout démonter en vitesse parce qu’il y en a qui hurlent à la porte, j’ai fait de la photo couleur à la place. Mais ce n’est pas tout le monde qui se laisse aller ainsi, cédant instantanément à la facilité. Il y en a certains qui souffrent, et c’est admirable.

Une trace concrète

Samedi 29 septembre 2007

Les signes de vie fossilisés sur nos trottoirs n’abondent pas, avec quelques exceptions dues à des rigolos profitant de la fraîcheur de l’ouvrage. Mais après avoir vu cet article de «Spacing Montréal», les feuilles d’érable de Charles Duranceau se multiplient sur mon passage. Il y en a à presque chaque coin de rue dans le parc industriel de Dorval, juste à l’est de l’aéroport que l’on ne nomme plus. Un peu plus récentes, 1966, que celle du Mile End, et pas mal moins usée, mais à leur défense, les trottoirs sont moins utilisés dans ce coin là.

Un avion de papier en bois

Lundi 17 septembre 2007

Le titre résume pas mal toute l’affaire, et avec l’image en plus, je devrais sans doute me taire. Pas de chance, mais juste un mot pour dire que j’utilise du bran de scie avec de la colle blanche pour en faire une pâte assez consistante, puis je padigonne l’avion, que j’ai un petit peu solidifié avec du «masking tape». Je n’en fais qu’un petit bout à la fois, parce que l’humidité de la colle fait travailler le papier, et qu’il faut garder la surface recouverte à l’horizontale jusqu’à ce qu’elle soit sèche, sinon la colle migre dans un coin, gracieuseté de l’attraction terrestre.
J’ai essayé de retrouver le design de mon modèle, pas réussi, mais celui-ci semble intéressant.

Une boule de feu

Lundi 9 juillet 2007

J’ai eu un peu de difficultés avec cette lampe, venant surtout du fait que l’espace à l’intérieur de la boule ne laisse pas grand place pour une lumière. J’y ai finalement mis une minuscule veilleuse, rien pour rendre la lecture de «Guerre et paix» confortable, mais comme lumière d’ambiance, ça va. La base est un vase en verre soufflé fait lors de ma dernière fin de semaine, en verre soufflé, bourré de monnaies, des 5 sous, pour tenir droit la tige. Idéalement, ce serait des billes de métal, mais d’ici à ce que j’en trouve, ça va faire l’affaire.

Plein les yeux

Vendredi 22 juin 2007

On les voit partout maintenant, même dans la pub, ces yeux ronds de chat, de poupées et de Mangas. Certains illustrateurs reprennent aussi le style, et en fouillant un peu, j’en ai trouvé quelques-uns.

Maboroshi –>
Lostfish –>
Mark Ryden –>
Nina K. Sundberg –>
Chris Scarborough –>
Flavia Da Run –>
Colin & Sas Christian –>

Un bout qui dépasse

Lundi 11 juin 2007

«Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement» disait Nicolas Boileau, il y a quelques siècles déjà. Maxime qu’ils auraient dû un peu mieux intégrer chez Espace Verre. Me présentant à l’atelier ce matin pour récupérer les pièces soufflées lors de notre dernière journée de cours, pièces qui doivent être sablées pour les rendre sécuritaires et utilisables, j’ai été surpris de constater que ce n’était pas encore fait. Déjà que j’avais souligné l’oubli la semaine dernière, mais ce sont des choses qui arrivent, il y a des priorités dans la vie et parfois, gérer son temps et ses tâches n’en fait pas partit pour certains. Mais, si ce n’était que de me faire perdre mon temps, pas qu’il me soit à ce point précieux, bien qu’il soit le seul que je possède jusqu’à preuve du contraire, c’est, surgit de nulle part, cette politique voulant que le sablage ne soit que pour aplanir les aspérités et éviter les blessures. Ce qui est étonnant, c’est que ce soit maintenant que je l’apprends, et surtout qu’avant, les pièces étaient suffisamment sablées par un tiers pour leurs permettent de se tenir debout, ce qui n’est, tout à coup, plus le cas, rendant tout à fait vain une journée de labeur. Évidemment, je ne peux me servir moi-même, pour ça, il faut un cours de techniques de verre à froid à 110 $, cours qui ne se donne pas avant décembre prochain. Merci et bonsoir, vous venez de me perdre.

C’est toujours difficile de mettre un pied devant l’autre, surtout pour aller dans la bonne direction, et je trébuche plus souvent qu’à mon tour, mais ne pas rendre explicite les règles du jeu, surtout quand on offre un service, c’est s’aliéné ceux que l’on veut fidéliser, on aura déjà vu mieux.

En verre et contre tous

Lundi 28 mai 2007

Deuxième fin de semaine de verre soufflé après celle du mois de mars. Mais avant, un peu de potins. Sur l’heure du dîner hier, la conversation autour de la table s’est porté vers l’expo des finissants, puisse qu’il existe un programme collégial de 3 ans en verre, ce qui, après mes 2 petites fins de semaine, me semble bien court, parce qu’un petit grain de sable en fusion semble avoir d’infinies possibilités. Anyway, quelqu’un demande donc, ironiquement, si la nouvelle ministre de la Culture serait présente au vernissage. Comme ce n’est que jeudi, ça lui donnerait le temps de revenir de Cannes, parce que je l’ai vu à la télé hier soir à TV5, lors de la présentation de la montée des marches pour le film d’Arcand en clôture. Elle était assise deux rangées derrière justement, Denys Arcand, et ayant sur les sièges devant elle, Karl Lagerfeld à sa droite et Luc Plamondon à sa gauche pour la présentation du film. Elle devrait donc avoir besoin de quelques jours pour redescendre sur terre, j’ai donc l’impression qu’ils ne la verront pas à leur 5 à 7. Pour revenir sur les marches du Palais des festivals, Sylvie Léonard y semblait radieuse, la seule d’ailleurs, contrastant étrangement avec un réalisateur qui ne desserrait pas les dents.

N’empêche, j’ai soufflé du verre, et eu chaud comme jamais auparavant, et pas seulement parce qu’une de mes pièces s’est mise à danser dans le four et que je n’ai pu la récupérer. C’est vrai qu’il n’y a rien comme la première fois, la naïveté y faisant des merveilles, parce qu’après, ça demande du travail. Et comme on s’est surtout concentré sur la technique, je n’a fait aucune pièce pouvant servir pour une lampe. Mais, je pense avoir quand même une idée pour quelque chose avec les presse-papiers. On verra.

Born wild, la prof, Laura Donefer –>

4 pattes qui roulent

Jeudi 24 mai 2007

Le Design Museum de Londres, pour qui serait dans ce coin-là, présente depuis mars une rétrospective de Luigi Colani, le designer amoureux des galets de plage, qui ne cesse de les reproduire sous forme d’autos, de camions, d’avions, de bateaux et d’une multitude d’objets quotidiens. Les projets les plus beaux ne sont que des prototypes, ce qui ne l’a pas empêché d’en produire à la pelle. La bio du phénomène chez Wikipédia et deux sites, ici et ici, avec beaucoup d’images.

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Theo Jansen crée des machines qui marchent, le vent les actionnant. Explication en français, ici.

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Trouvé sur YouTube, une araignée à moteur.

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George Clooney a sa petite Tango, mais ce ne sont pas les options qui manquent maintenant, pour qui veut une hybride ou encore mieux, une tout électrique. Pour demeurer dans le diminutif, Myers Motors propose la NmG. Pas beaucoup plus gros, Nissan fait dans la science fiction avec la Pivo, mais comme ça ne sera jamais commercialisé, vaut mieux s’en éloigné en vitesse, et rien de mieux qu’une Tesla pour le faire. Les Français ne sont pas en reste avec Venturi qui offre quelques modèles, allant du roadster à ce qui ressemble à un toaster. Et puis, il y a aussi Citroen qui songe à ressusciter la 2CV pour mettre en évidence sa technologie verte. Les géants sont évidemment pas loin, alors Toyota, GM et Ford proposent, les autres bientôt disposeront.

TreeHugger et Autoblog ont aussi des sections vertes concernant les transports. Juste pour ne pas rater la dernière trouvaille, certaines passent vite.

Work in progress

Mardi 22 mai 2007

L’idée serait de mettre une lumière au milieu de tout ça, mais il n’y a plus de places. J’aimerais avoir encore plus de tubes, mais ça ne passe plus à l’intérieur. Y’a quelque chose qui cloche là-dedans, j’y retourne immédiatement.

Une lueur sous le siège

Mercredi 16 mai 2007

Celui de gauche, par Pablo Pardo vaut 700 $ US, l’autre, je l’ai fait pour à peu près 50 $ CA. Notre nouveau divan est arrivé avec un coussin portant en évidence une jolie cicatrice de tissage, et comme après avoir reçu le coussin de remplacement, il fallait trouver un usage pour le balafré …

Puce en la demeure

Jeudi 10 mai 2007

Ça fait déjà un petit bout de temps que j’ai fait cette maison pour Capucine, mais comme je ne sais pas encore combien de temps je vais endurer ce ramasse-poussière dans mon bureau, vaut mieux en faire une photo avant qu’il ne soit trop tard. La boîte d’un coffre à outils a été utilisée presque tel quel, juste un petit coup d’x-acto pour créer l’angle. Je vivrais bien dans une maison comme ça, peut-être pas fait d’une boîte de carton, mais à partir d’un container, ce qui est à la mode en ce moment. Ouvert aux deux extrémités, avec un puits de lumière, ça ferait une petite machine à habiter intéressante, dans le bois, pour les fins de semaine d’été.

Un bel exemple d’habitat design –>

Et le jouet pour allez avec la maison du chat –>

Se chausser de plomb pour se muscler les ailes

Vendredi 27 avril 2007

J’hais ça quand les écoles de conduite viennent s’essayer au stationnement parallèle autour de notre voiture, c’est toujours tout croche, et je ne sais pas comment je fais pour me retenir de ne pas aller leur dire d’aller jouer ailleurs. Je plains la personne qui va accrocher notre vieille Corolla. Mais je digresse, prenons de la hauteur.
L’industrie aéronautique si raisonnable, parfois s’oublie. Heureusement, parce qu’il s’est créé au fil des décennies des avions au profil plutôt étonnant. Souvent, c’est pour aller vite, parfois c’est pour ne pas être vu, ou tout simplement par la lubie d’un ingénieur un peu fou et de son idée encore plus folle.

Parlant d’obsessif, il y en a un dont je suis les exploits depuis un bon bout de temps déjà, Paul Moller. Son Skycar ne répondra sans doute jamais à toutes les promesses que son concepteur voudrait le voir accomplir, mais qu’importe, sa machine est de celles qui font rêver les enfants, petit et grand, et juste pour ça, on lui sait gré d’y engloutir des millions. J’ai toujours aimé la parenté du Skycar avec le Zorgléoptère de Franquin, la couleur est la même en plus.

Amelia Earhart et Marc Newson ne se sont jamais rencontrés, pas de la même génération, mais ils sont lié. Ce Lockheed Electra est identique à celui dans lequel Amelia Earhart tentait son tour du monde avant de disparaître en vol (le drame biographique réalisé par notre Yves Simoneau avec Diane Keaton passe parfois à la télé). Il a inspiré à Marc Newson ce fauteuil, devenu une icône du design, et ne voulant pas être en reste, il a créé ce prototype (sans moteur) de jet personnel. Parce que, bien évidemment, nous avons tous besoin d’un jet personnel. C’est vrai, c’est juste qu’on ne le sait pas encore, d’où l’importance des visionnaires pour nous ramener sur terre, ce qui est plus facile quand il n’y a pas de moteur.

Il y a tellement eu de bizarreries ayant arpentées le ciel, que j’ai une quantité de liens alant tous les sens et pour tout les goûts. Ça va de l’avion en papier à la libellule téléguidé, mais comme la fin de semaine s’annonce pluvieuse, du moins dans la région montréalaise, voilà de quoi occuper un peu de temps.

D’abord les avions de papier, les plus abordables: Comme le livre, mais à l’écran, le vidéo, le jeu, le meilleur et un dernier, qui n’est pas en papier, c’est un vrai, mais il est en kit à construire soi-même. Ce qui est comme faire un avion de papier, presque.

Que des avions, sur Flickr. L’intérieur d’un Airbus V.I.P. en QuickTime panoramique. L’Avanti, l’avion des pilotes F1 de Ferrari. 388 avions civils, pour savoir dans quoi on s’embarque. Pour l’instant, ce n’est qu’une maquette, mais le moteur est à l’hydrogène, et il y a un vidéo.

L’aviation militaire est une très mauvaise idée, mais ciel qu’ils ont de beaux avions. La discipline reine demeure encore celle des avions de chasse, et le roi incontesté est toujours l’avion Russe «Su-27 Flanker». Les Américains y travaillent avec leur F-22 Raptor, mais il ne pourra jamais faire la «figure du Cobra», que l’on peut voir sur l’un des deux vidéos de ce site. Il s’agit de tenir l’appareil à la verticale et immobile, le plus longtemps possible. Avec toute la technologie embarquée aujourd’hui, on ne trouve pas d’ordinateur assez fou pour tenter chose pareille. Dommage. Ce Buck Danny, «Les secrets de la Mer Noire» voit le héros expérimenter le Cobra de Pougatchev, et découvrir cette autre folie soviétique, les Ekranoplans.

Le Concorde militaire, le XB-70 Valkyrie, le F-117A Nighthawk, le Lockheed SR-71 Blackbird, le Boeing Bird of Prey, le B-2 Spirit. En voilà de la poésie pour des machines à tuer. L’avion le plus rapide en 1932. Un court métrage de fiction sur cette course aux records, ici, celui de Mach1.

Il y a les records, mais il y a aussi les échecs, de gros échecs. Le plus gros sans doute est le «Spruce Goose» d’Howard Hughes. La bête est dans un musée de l’Orégon. Il y a aussi le très beau X-3 Stiletto, qui n’eut jamais les moyens de ses ambitions, et ce petit jet commercial, un peu bizarre et moins élégant que l’Avanti. Le Messerschmitt Me 163 Komet était une abération. Bien qu’extrêmement rapide, il perdait son train d’atterrissage au décollage. Pas étonnant qu’ils aient perdu la guerre.

Une jolie série ici sur les appareils à décollage vertical, comme le fameux Zorgléoptère.

Et pour se tenir au courant des nouveautés, le webzine Gizmag a une section intitulée Aero Gizmo. La place pour ne pas en rater une.