Archive pour la catégorie 'Art | Design'

La guerre de l’esprit contre la matière

Lundi 9 avril 2007

L’idée était que la souffrance et le plaisir étaient tout proches l’un de l’autre, au point que parfois, il peut être difficile de faire la différence. Jusque là, tout allait bien, la théorie, c’est facile de s’en accommoder. Le problème était de traduire ça en un objet en 3 dimensions qui puisse procurer l’expérience exprimée par la théorie. C’est la machine «fait-moi mal, Johnny», et cette chaise a été ma réponse. La base est un ancien lampadaire de rue coupé en deux, le moteur, une machine à coudre actionnant les pics qui passaient au travers les ouvertures du siège, une chaise droite toute simple comme on en retrouve dans toutes les institutions. On actionnait le mécanisme par le palonnier situé sur le devant de la machine. C’est de voir «Twelve Monkeys» hier soir à la télé qui m’a aussi fait remonter le temps, cette chaise y aurait eu sa place dans un coin du décor.

Boule et billes

Lundi 2 avril 2007

On a vu pire, et pour la seule tentative conçue avec un trou pour passer un fil d’alimentation, le résultat n’est pas si mal. Je vais tout de même devoir me conditionner pour accepter les «accidents», inévitables, et comme de toute façon, c’est mieux juste un petit peu croche que trop parfait comme si c’était fait avec une machine, on va se mettre à aimer la spontanéité du médium.
La prochaine fin de semaine de verre soufflé n’est pas avant la fin mai, alors cette première lampe va devoir être orpheline encore un petit bout de temps, mais la famille est appelé à grossir, et dans tout les sens du terme, parce que la petite ne fait pas 5 pouces, même avec les billes qui dépassent.

Un précaire équilibre

Mercredi 28 mars 2007

En une semaine, la balayeuse a remplacé la souffleuse dans les rues de la ville, et déjà les plus aventureux délaissent le transport en commun pour le vélo. Pour rouler à Montréal, il vaut mieux avoir un vieux machin qui n’attirera pas trop la convoitise une fois laissée à lui-même sur le trottoir, cadenas sophistiqué ou pas. N’empêche, ce 10 vitesses tout rouillé est quand même déprimant, alors pour rêver un peu, ou se payer un vélo du dimanche, voici une série de liens. Il y a une majorité de prototypes, mais aussi quelques machines ingénieuses, dont le iXi de ma blonde, et ce qu’ils appellent, «The Ride», le retour du gros vélo à pneus ballounes avec un peu de Leonardo dans l’engrenage.

Giant –>
Trek Lime –>
Neil Foley Designs –>
Van Der Veer designers –>
Mercedes-Benz –>
Thomas Owen, One –>
Birdy –>
Philippe Holthuizen, Jackknife –>
Jenny Nordberg, King of the road –>
Shift Concept –>
trioBike –>
Dolsa Wind –>
Ktrak –>
OverKill chopper –>
Sacha Lakic –>
A-bike –>
Moov –>
Blair Hasty –>
Biomega –>

L’angoisse d’un vide trop plein

Lundi 26 mars 2007

Samedi, je suis sorti d’une journée de verre soufflé avec un énorme mal de tête. C’est peut-être ma petite nature ou juste la tension qui s’était accumulée à force d’essayer de contrôler cette masse en fusion qui, trop chaude, part dans tous les sens, ou trop froide, craque au moindre regard de travers.
Une dizaine d’heures, ce n’est pas beaucoup pour espérer en sortir quelque chose, on se retrouve toujours à en faire trop à un endroit ou pas assez à l’autre, ce qui fait qu’à la fin de la journée, on se satisfait d’avoir complété le processus au moins une ou deux fois, qu’importe le résultat.
J’espère maintenant que la pièce faite avec l’idée d’en sortir une lampe, émerge du four, non seulement sans tares congénitales, mais pas trop hideuse et récupérable sur le plan… j’ose pas dire esthétique. Je récupère ce mercredi les dernières pièces qui se refroidissent présentement, et on verra pour ce qui est d’images de mes premiers «chefs d’oeuvres» à partir d’une matière vivante.

Ne pas mettre la main à la pâte

Vendredi 23 mars 2007

On nous avait dit qu’il y ferait chaud, c’était vrai. Le bonheur, c’est quand quelqu’un s’interpose entre soi et le four, et que l’intense chaleur s’estompe un bref instant. Un lac l’été, avec ses courants chauds et froids, c’est pareil, et on est presque aussi trempé, de sueurs. Pour la première prise en main avec la matière, tentative de presse-papier. On commence avec un petit peu de verre en fusion au bout de sa perche, on y met de la couleur, on rajoute du verre, tourne et retourne cette masse qui veut partir dans toutes les directions, encore un peu de couleur et puis une autre couche de verre, et jusqu’à l’infini si le but est d’être dans le livre des records, sinon, deux , trois fois, c’est bon. Mon premier ressemble à un haricot, le deuxième à un point d’interrogation et le dernier à un oeuf.

De l’eau dans le tuyau

Jeudi 8 mars 2007

Comme ils en faisaient mention chez Drawn! parlant de Gobelins, on ne sait pas trop ce qu’il y a dans l’eau de Paris, plus ou moins de plomb qu’ici, mais une chose est certaine, ça les rend créatif en diable. La section «animation» sur le site de l’école Gobelins est le meilleur endroit pour commencer, mais tant qu’à y être, ce serait bête de ne pas tout voir.
Mais, il n’y a pas que Paris dans la vie, et pourquoi pas Strasbourg avec son Ésad. Un étudiant là-bas, Julien Castanié avec qui j’ai échangé dernièrement sur Chris Ware a mis en ligne Quadrupleclic (allez donc savoir, je n’arrête pas de lire quadriplégique à la place!), un blog d’interview.
Et tant qu’à être en classe restons-y avec ce site déniché chez GyCouture, Grapicstudent.com.

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Et pêle-mêle pour vider ma boîte fourre-tout:

Jen Stark –>
Wish Jar –>
Gatsu Gatsu –>
RefGrafika, Graficland –>
Paintblog chez Line & Colors –>

Et pour être dans le ton avec l’expo sur Disney, le Hollywood animation archive project blog.

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C’est le FIFA en fin de semaine, un festival dont tout le monde dit le plus grand bien, et avec raison. À l’époque, un prof d’histoire de l’art à l’UQTR avait eu la bonne idée de faire venir une sélection de films de ce festival à l’Université. Je ne sais pas si ça roule encore de cette façon, mais ça a fait son bout de chemin pendant quelques années, et j’en ai profité. Ce qui était bien, c’était de ne pas avoir à faire ses choix, mais à juste être prêt à se laisser surprendre. Il n’y a pas vraiment de navet, uniquement des sujets qui peuvent moins nous intéressés, alors, le hasard n’y est pas si hasardeux que ça.
Un mot sur l’affiche, «La victoire de Samothrace» d’Yves Klein. Elle est bleue, et ce bleu a été breveté par l’artiste il y a plus de 40 ans. Et la succession semble pointilleuse sur le respect de la propriété intellectuelle de l’artiste. Une controverse a éclaté l’automne dernier lors d’une rétrospective de l’artiste au Centre Pompidou de Paris. Un hommage rendu à l’artiste lors d’une soirée privée donné par le commanditaire de l’expo a pris un goût amer quand la succession d’Yves Klein a menacé de poursuite tout ce beau monde, pour avoir osé utiliser des signes apparentés à son oeuvre. Un beau débat en perspective.

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Cashback, le long métrage qui a déjà été petit sort la semaine prochaine. Le court est accessible un peut partout, mais ce qui a marché le mieux pour moi, dans la recherche de la meilleure image possible, a été de téléchargé la version pour iPod de Google vidéo, et une fois le QT sur le bureau, l’agrandissement se fait avec beaucoup moins de perte.

La magie Gyllenhaal

Mardi 6 mars 2007

Comme à son habitude, LN s’est endormi moins d’une demi-heure après le début de «Stranger than fiction», ce qui ne devrait pas être considéré comme un commentaire sur la qualité du film, ça lui arrive tout le temps. Pas que le film soit sans reproche, surtout au niveau de l’interprétation avec une Emma Thompson qui en fait trop, une Queen Latifah qui n’en fait pas assez, et un Will Ferrel qui ne fait rien du tout. Reste Maggie Gyllenhaal, irrésistible en pâtissière anarchique, c’est juste qu’on ne comprend pas ce qu’elle trouve à ce grand dadais de Will Ferrel, ce qui est peut-être uniquement pour donner espoir à tous les inadaptés sociaux de ce monde.

N’empêche, le film m’a fait remonter dans le temps. Vers la fin du film, quand le personnage de Will Ferrel lit dans le bus l’histoire de sa vie, la bande-son joue «That’s Entertainment» par ce groupe britannique un peu mythique, beaucoup oublié, The Jam. Et ça m’a ramené à ce petit film «Les Images Inachevées», tourné en Super8 avec des chums. La bande son était truffée de musique de cette époque, dont le fabuleux «European Female» par The Stranglers. Bon, fabuleux, ça l’est pour moi, ça reste lié à l’histoire de ce film, dont la séquence présentée ici, où le personnage principal jette à l’eau la représentation d’un amour déçu. C’est plus ou moins dans l’histoire du film, c’est juste qu’on s’était dit que ça serait le fun de jeter dans le fleuve cette sculpture qui prenait la poussière chez moi. Je l’avais faite en styrofoam, recouverte de papiers machés avec une bonne couche épaisse de peinture, que ça en flottait comme une vraie bouée de sauvetage. Le plus drôle, c’est qu’elle nous est revenue après un petit tour au large. Un badaud nous voyant faire s’est approché pour nous dire que toutes les cochonneries dans le fleuve finissaient par s’agglutiner dans un coin du quai, et qu’avec un peu de patience, elle nous reviendrait. La fiction est devenue l’espace d’une scène documentaire, on peut même voir dans le film l’homme, essayant avec mes personnages, de récupérer la chose.

Je vais me décider un jour, et numériser mes vieilles affaires avant que le temps fasse ses ravages sur les VHS, et mettre ça sur YouTube.

Lux, calme et volupté

Mardi 27 février 2007

Suite et fin de ce projet de lampe amorcé ici en début de mois. Avec l’aide d’Édouard, j’ai réussi à faire rencontrer le goulot des bouteilles avec leur espace réservé, et comme j’avais déjà trouvé le vase pour le centre, il ne restait plus qu’à tout mettre ça ensemble. Finallement, j’ai été paresseux, je n’ai pas couru les recycleurs, juste prit une marche chez le quincaillier du coin pour de simples crochets, à peine modifié pour pouvoir les installer à l’intérieur du bol. La lumière des DEL est un peu froide, mais comme le reste de l’éclairage dans la pièce où elle vient de prendre place est chaud, le contraste est intéressant. Et puis, avec l’eau dans le vase et l’éclairage par en dessous, on dirait une machine appartenant à un siècle passé.

Comme un serpent à sornettes

Jeudi 15 février 2007

Je ne pense pas que cette photo de Miss Piggy soit récente, en tout cas, celle de Natassja Kinski par Avedon ne l’est pas. Il y en a des comme ça qui vous passe sous le nez, que c’en est décourageant. Mais, mieux vaut tard que pantoute. Le reste du travail du photographe de Miss Piggy est moins ludique, quoique très… professionnel.

J’étais sur une autre planète en 2004, et je suis bien heureux d’en être revenu. Ce qui fait que ce film publicitaire pour Prada par Ridley Scott, qui date justement de ce temps-là, vient de m’apparaître. Tourné à Berlin, nous le savons parce qu’on y voit une figurante avec des bretelles comme Charlotte Rampling dans «Portier de nuit», et ce même si le film de Cavani se passe à Vienne, sinon, c’est juste une jeune fille en fleur habillée chic lisant de la poésie dans un métro impeccable et désert, s’ennuyant à mourir parce que tout le monde la fuit à cause du nouveau parfum de Prada. C’est pas à Montréal qu’on verrait ça.

À quoi rêve les Suisses…

Mercredi 14 février 2007

À Scarlett Johansson comme tout le monde, mais les courbes ne naissent pas toutes égales, et quand vient le temps de trouver une icône pour les tenir éveillés la nuit, la douce chaleur des chairs voluptueuses cède sa place à la force brute des chevaux vapeurs. Elles sont 10, et vous vident un compte en banque suisse ou autres, en un rien de temps.

Dans l’ordre, la Ferrari Enzo, la Porsche Carrera GT, une autre Ferrari, la F599, et l’Aston Martin Vanquish S, ma préférée. Les autres c’est déjà moins ça, sauf peut-être la Bentley, que je me garde pour quand je serai chauve et bedonnant, histoire de faire aussi de la place pour Scarlett, qui, d’ici à ce que ça arrive, risque bien elle aussi d’être chauve et bedonnante.
Le journal ce matin y va également avec des suggestions de voitures à quatre roues. Certains de leurs choix sont visiblement pour qui lit encore son journal. Moi, je ne me salis pas, je me le fais lire (par le voisin d’en dessous qui hurle les nouvelles à son vieux père sourd et aveugle).

Et comme c’est la Saint-Valentin, je n’ai qu’une suggestion, «Je vous aime» de Pauline Julien écrit par Réjean Ducharme. Mieux encore qu’une Ferrari.

Porter ombrage

Vendredi 2 février 2007

J’ai frappé un noeud, figurativement parlant, avec cette tentative de lampe. C’est peut-être la rouille, chez- moi, parce que ça doit bien faire deux ans que je n’en ai pas fait. Ce sont les petites bouteilles de jus qui n’entre pas dans les trous. L’ouverture fait un pouce de diamètre, et ce qui faisait l’affaire dans le 2X4 en bois mou pour mon coup d’essai, ne marche plus du tout dans le bois dur du bol qui me sert de base. L’idée que j’ai pour m’en sortir est de sabler le goulot des bouteilles, ce que je ne veux pas faire dans l’appartement et mettre de la poussière de verre partout. Mais, comme demain je sers de guide à un ami qui a attendu la sortie de Vista pour passer au Mac, je vais pouvoir utiliser son atelier pendant qu’il va découvrir son nouveau jouet. Pour le reste, il ne semble pas y avoir d’autres problèmes à l’horizon. Comme j’utilise un jeu de lumières de Noël, j’en ai plus qu’il ne m’en faut, alors je vais sans doute relever la base pour avoir aussi un éclairage par en dessous. Un petit tour chez Éco-Réno ou Urban Recovery et je devrais trouver ce que je cherche, même si je ne sais pas encore trop ce que je cherche.

Une pente glissante

Mardi 23 janvier 2007

C’est cet article chez L+L qui m’a remis en mémoire ma brève incursion dans le domaine du design de planches. J’ai participé, il y a deux, trois ans, sans gagner, à un concours, qui ne semble pas avoir été reconduit, de design de planches à neige pour Salomon. Malheureusement, ma pauvre Capucine n’est pas une bête de concours, et sa face sur une planche à neige n’a pas réussi à faire fondre le coeur du jury. Comme pour la plupart des concours, la jouer «safe» ne donne pas grand-chose. Il faut sortir du moule, surprendre et provoquer, mais faut-il encore en être capable, ce qui n’a pas été mon cas. C’est pas drôle, même pas foutu de suivre mes propres conseils!

Déformation professionnelle

Dimanche 21 janvier 2007

Le premier, c’est Vincent, je me permets de l’appeler par son prénom, qui de par sa vision toute personnelle nous montra une autre façon d’aborder notre monde. Il n’était pas du genre à être intimidé par les conventions et toute sa vie et son oeuvre en sont de beau pied de nez. Cette chaise, peinte en 1888-89, et dont la perspective particulière, comme vu au travers un objectif déformant, en inspira plus d’un et en particulier David Hockney qui, dans un premier temps avec ses collages photographiques en réinterpréta les points de vue, et qu’il reprendra en peinture pour, justement, un hommage à Van Gogh.
La petite chaise noire est de Marc Duchaine, un collègue d’Université, qui, inspiré par la perspective si particulière des objets chez Van Gogh, y alla lors de son projet de fin d’études d’une exploration en trois dimensions de ces déformations optiques et/ou sensorielles. J’ai toujours deux de ses maquettes, à peine plus grandes que la reproduction ici, et j’ai également eu dans mon salon une de ses chaises qui faisait plus de six pieds de haut. Pas besoin de dire qu’il ne servait à rien d’essayer de s’asseoir dessus.
La petite chromée est ma version en bouchon de champagne. Je ne l’ai pas envoyé au concours de DWR, je trouve sa finition un peu trop «rugueuse». Par contre, c’est le temps de voter pour ceux qui ont eu le courage de soumettre les leurs. Il va y en avoir des nouvelles chaque semaine soumises au vote.

Entre ici et ailleurs

Jeudi 18 janvier 2007

La première image a été prise le 15 février 2006, la dernière, hier le 17 janvier 2007. Entre les deux, il y en a environ 35,000 autres partants du fleuve, remontant la Main, pas à pas, image par image, de midi en passant par minuit jusqu’à l’autre midi, aboutissant à la rivière Des Prairies. C’est 1 an de déambulation sur 24 heures, fait lentement, mais qui va se regarder en accéléré. C’est mon film.
Reste encore près de la moitié des images à retravailler et à recadrer pour les amener au format 1080HD, reste à les mettre bout à bout, reste à faire la bande-son, reste à, peut-être, inventer une histoire, le sais pas encore, j’attends de voir les images défiler devant moi, reste à le montrer, reste à passer à autre chose.

Vu de la terrasse

Mercredi 17 janvier 2007

Je suis tombé par hasard sur cette image de la Citroën DS devant le panorama Montréalais depuis le belvédère du chalet de la montagne, ce qui m’a amené à ce site allemand, mais avec de grands bouts en anglais, dédié aux anciennes voitures, mais seulement les classiques parmi les classiques. Les fonds d’écran à partir d’anciennes affiches sont pas mal du tout.