J’hais ça quand les Ă©coles de conduite viennent s’essayer au stationnement parallèle autour de notre voiture, c’est toujours tout croche, et je ne sais pas comment je fais pour me retenir de ne pas aller leur dire d’aller jouer ailleurs. Je plains la personne qui va accrocher notre vieille Corolla. Mais je digresse, prenons de la hauteur.
L’industrie aĂ©ronautique si raisonnable, parfois s’oublie. Heureusement, parce qu’il s’est créé au fil des dĂ©cennies des avions au profil plutĂ´t Ă©tonnant. Souvent, c’est pour aller vite, parfois c’est pour ne pas ĂŞtre vu, ou tout simplement par la lubie d’un ingĂ©nieur un peu fou et de son idĂ©e encore plus folle.

Parlant d’obsessif, il y en a un dont je suis les exploits depuis un bon bout de temps dĂ©jĂ , Paul Moller. Son Skycar ne rĂ©pondra sans doute jamais Ă toutes les promesses que son concepteur voudrait le voir accomplir, mais qu’importe, sa machine est de celles qui font rĂŞver les enfants, petit et grand, et juste pour ça, on lui sait grĂ© d’y engloutir des millions. J’ai toujours aimĂ© la parentĂ© du Skycar avec le ZorglĂ©optère de Franquin, la couleur est la mĂŞme en plus.

Amelia Earhart et Marc Newson ne se sont jamais rencontrĂ©s, pas de la mĂŞme gĂ©nĂ©ration, mais ils sont liĂ©. Ce Lockheed Electra est identique Ă celui dans lequel Amelia Earhart tentait son tour du monde avant de disparaĂ®tre en vol (le drame biographique rĂ©alisĂ© par notre Yves Simoneau avec Diane Keaton passe parfois Ă la tĂ©lĂ©). Il a inspirĂ© Ă Marc Newson ce fauteuil, devenu une icĂ´ne du design, et ne voulant pas ĂŞtre en reste, il a créé ce prototype (sans moteur) de jet personnel. Parce que, bien Ă©videmment, nous avons tous besoin d’un jet personnel. C’est vrai, c’est juste qu’on ne le sait pas encore, d’oĂą l’importance des visionnaires pour nous ramener sur terre, ce qui est plus facile quand il n’y a pas de moteur.

Il y a tellement eu de bizarreries ayant arpentĂ©es le ciel, que j’ai une quantitĂ© de liens alant tous les sens et pour tout les goĂ»ts. Ça va de l’avion en papier Ă la libellule tĂ©lĂ©guidĂ©, mais comme la fin de semaine s’annonce pluvieuse, du moins dans la rĂ©gion montrĂ©alaise, voilĂ de quoi occuper un peu de temps.

D’abord les avions de papier, les plus abordables: Comme le livre, mais Ă l’Ă©cran, le vidĂ©o, le jeu, le meilleur et un dernier, qui n’est pas en papier, c’est un vrai, mais il est en kit Ă construire soi-mĂŞme. Ce qui est comme faire un avion de papier, presque.

Que des avions, sur Flickr. L’intĂ©rieur d’un Airbus V.I.P. en QuickTime panoramique. L’Avanti, l’avion des pilotes F1 de Ferrari. 388 avions civils, pour savoir dans quoi on s’embarque. Pour l’instant, ce n’est qu’une maquette, mais le moteur est Ă l’hydrogène, et il y a un vidĂ©o.

L’aviation militaire est une très mauvaise idĂ©e, mais ciel qu’ils ont de beaux avions. La discipline reine demeure encore celle des avions de chasse, et le roi incontestĂ© est toujours l’avion Russe «Su-27 Flanker». Les AmĂ©ricains y travaillent avec leur F-22 Raptor, mais il ne pourra jamais faire la «figure du Cobra», que l’on peut voir sur l’un des deux vidĂ©os de ce site. Il s’agit de tenir l’appareil Ă la verticale et immobile, le plus longtemps possible. Avec toute la technologie embarquĂ©e aujourd’hui, on ne trouve pas d’ordinateur assez fou pour tenter chose pareille. Dommage. Ce Buck Danny, «Les secrets de la Mer Noire» voit le hĂ©ros expĂ©rimenter le Cobra de Pougatchev, et dĂ©couvrir cette autre folie soviĂ©tique, les Ekranoplans.
Le Concorde militaire, le XB-70 Valkyrie, le F-117A Nighthawk, le Lockheed SR-71 Blackbird, le Boeing Bird of Prey, le B-2 Spirit. En voilĂ de la poĂ©sie pour des machines Ă tuer. L’avion le plus rapide en 1932. Un court mĂ©trage de fiction sur cette course aux records, ici, celui de Mach1.
Il y a les records, mais il y a aussi les Ă©checs, de gros Ă©checs. Le plus gros sans doute est le «Spruce Goose» d’Howard Hughes. La bĂŞte est dans un musĂ©e de l’OrĂ©gon. Il y a aussi le très beau X-3 Stiletto, qui n’eut jamais les moyens de ses ambitions, et ce petit jet commercial, un peu bizarre et moins Ă©lĂ©gant que l’Avanti. Le Messerschmitt Me 163 Komet Ă©tait une abĂ©ration. Bien qu’extrĂŞmement rapide, il perdait son train d’atterrissage au dĂ©collage. Pas Ă©tonnant qu’ils aient perdu la guerre.
Une jolie série ici sur les appareils à décollage vertical, comme le fameux Zorgléoptère.
Et pour se tenir au courant des nouveautés, le webzine Gizmag a une section intitulée Aero Gizmo. La place pour ne pas en rater une.