Archive pour la catégorie 'Moto'

Sur les chapeaux de roues

Dimanche 4 mai 2008

Premier tour de roue de la saison en moto. KTM, un constructeur autrichien qui tente une percée un peu plus agressive en Amérique du nord depuis deux, trois ans, mettait à disposition une flopée de Super Duke. Le bicylindre 4 temps de 999cc ne manque pas de caractère, et l’acrobate qui roulait plus souvent qu’autrement sur une seule roue en avant de moi, m’a forcé à un peu plus de concentration que je ne l’aurais souhaité pour une première sortie.

Parlant de ne rouler que sur une seule roue, dans la cour de triage derrière l’édifice de KTM à St-Bruno d’où nous nous élancions, un amateur d’envolées acrobatiques époussetait ses figures en prévision d’une nouvelle saison de spectacles. J’ai fait quelques images en prévision d’un article pour le Blog Moto, et ce petit film entreposé chez Vimeo, qui me semble bien mieux que YouTube.

Le blog moto

Mercredi 10 octobre 2007

Je déménage mes motos en France. Et ça ne me coûtera pas cher, ce ne sont que des mots, et ils s’envolent facilement, puisque je collabore depuis cette semaine au «Blog Moto», un blog thématique du «Social Media Group». Déjà lecteur de la chose depuis un bout de temps, j’ai posé ma candidature il y a quelques semaines alors qu’ils cherchaient un peu de sang neuf pour certains de leurs blogs. Ne restait plus qu’à présenter ce que j’avais sur le sujet ici à Chacoura, et ça semble avoir fait l’affaire. Quelques courriels plus tard et une rencontre téléphonique lundi dernier avec le logiciel Skype (que j’utilisais pour la première fois et qui est vraiment très bien), et voilà, je vais vous ficher la paix maintenant avec ces histoires de deux roues, mais pas tout le temps. Je vais continuer à documenter mon expérience personnelle avec la moto ici, avec vous, pour la fin des temps ou jusqu’à ce que je me casse la gueule comme il faut. Espérons en fait que ce ne sera ni l’un ni l’autre.

Créé pour Hitler, volé par Staline et revendu à Mao

Lundi 24 septembre 2007

À partir de la bande annonce, étant les seules images vues du nouveau film de David Cronenberg «Eastern Promises», j’ai été quand même tout de suite intrigué par la moto chevauchée par Naomi Watts dans le film. Vite comme ça, sachant que l’action se passe à Londres et comme en plus on ne voit pas très bien la moto sur les images, je me disais que ça devait être une vieille Triumph. J’étais loin du compte. Comme l’action tourne aussi autour de la communauté russe, le bolide se trouve donc être un Ural, un vestige de la Seconde Guerre mondiale à l’histoire étonnante.

Née BMW dans l’Allemagne nazie, la moto, associée à un side-car se révéla rapidement une formidable machine de guerre. Increvable, puissante et facile d’entretient, elle attira bien des convoitises, surtout vers l’est. Les Russes, roulant en Harley à cette époque, une moto souffrant d’un manque de développement, les Américains préfèrent faire la guerre en Jeep, se cherchaient d’autres options. La BMW, ayant déjà avant la guerre une très belle réputation, les intéressa. Les historiens débattent encore à savoir si c’est suite à des accords commerciaux ou à un vol pur et simple que les Soviétiques de Staline se retrouvèrent à fabriquer la moto dans le fin fond de l’Oural, d’où son nouveau patronyme. Qu’importe, les Russes marchèrent, ou plutôt roulèrent vers une Allemagne en déroute en cette fin de deuxième grande guerre en BMW estampillée de la griffe de l’ours stalinien.

Après la guerre, flairant déjà le potentiel économique de la Chine, la moto fut refilée à Mao, qui après sa grande marche, en avait assez et voulait dorénavant rouler. La moto est toujours fabriquée en Chine, crée à la fin des années 30 par quelques ingénieurs de génies chez BMW.

Peter fonda vers l’horizon sur une japonaise

Mardi 21 août 2007

L’appareil photo étant en Gaspésie, un besoin d’air du large, je me suis dit que ces deux images-là feraient aussi bien. Elles sont en rotation sur le site de Confederate, et j’aime bien celle avec Peter Fonda. Peut-être qu’il possède une Hellcat maintenant, comme tous les autres à Hollywood, mais la dernière fois que j’ai lu un article sur lui, il roulait une Japonaise sport tout ce qu’il y a de plus éloigné de la mystique de son personnage.

Mystique ou pas, ce qui compte, c’est de prendre la route. Et notre ami Philippe qui vient juste de passer son permis moto chez lui en Suisse, part pour son premier voyage en deux roues vers l’Espagne. À chaque fois que nous avons des nouvelles de nos amis de Suisse, c’est une carte postale d’un endroit exotique, à un jet de pierre de chez eux. Une situation centrale en Europe, une monnaie forte (nos amis ne sont quand même pas banquiers) et une forte concurrence chez les petits transporteurs aériens font qu’ils bougent pas mal. Je l’attends maintenant par ici l’été prochain, comme ça il pourra mettre à l’épreuve ses dons d’évitement de nids de poules, un savoir-faire un peu émoussé pour qui roule en Europe.

Tirer la béquille

Mercredi 15 août 2007

Lors des journées d’essais motos, les constructeurs mettent de l’avant leurs nouveaux produits, et pour pas qu’on les oublis, ils offrent parfois un gugusse, espérant qu’il devienne le symbole d’une randonnée inoubliable. Ce n’est évidemment pas toujours le cas, et dans tout ce que j’ai ramassé cet été, je n’utilise qu’un porte-clé, celui de Suzuki avec une petite lumière bleue pour nous permettre de voir le trou de la serrure dans le noir. Pour le reste, c’est pas fort, surtout que je ne porte pas de casquette ni de t-shirt noir, et certainement pas celui avec un gros Spyder jaune dans le dos.


J’ai quand même été étonné de voir le peu d’effort mis dans ces journées d’un point de vue marketing. On débarque les motos de la remorque, et pour le reste, on essaie juste de garder le contrôle pour que le flot d’enthousiasme ne dégénère pas en tragédie. Souvent, ce sont les concessionnaires qui doivent gérer la cohue, mettant toutes leurs énergies dans le maintien de la bonne humeur des participants, et avec un peu de chance, futurs clients. Seul Honda fournit efforts et ressources pour faire de ses journées un événement. Malheureusement, cette année le produit était sans intérêts, mais la demi-journée qu’ils nous ont offerte fut un succès. Beau contraste avec Yamaha qui se contentait de brider le chaos en nous faisant tourner sur la voie de service de la 20 à Boucherville, avec un arrêt ou un feu rouge à chaque coin de rue.
Avec Honda dans une classe à part, mentionnant l’enthousiasme de l’Association motocycliste Victory du Québec, bons points aussi pour les concessionnaires Monette Sports, Moto Internationale et Varin Yamaha à Napierville. Moins bon serait le flagrant manque d’entrain par l’équipe Suzuki à Drummondville, malgré une température parfaite et un beau parcours.

N’empêche, il est toujours agréable d’être en compagnie d’une gang d’enthousiastes qui se retrouve comme des enfants dans un magasin de jouets, avec la possibilité, ne serait-ce que l’espace d’une courte randonnée, de jouer en vrai avec l’objet des désirs.

L’épouse, la maîtresse et une histoire d’un soir

Lundi 13 août 2007

Je veux bien reconnaître que ce n’est pas fort de comparer machines et êtres humains, mais je n’ai pas à être infaillible, je n’ai rien signé. Ce n’est d’ailleurs pas une comparaison, mais une métaphore pour bien ancrer l’imaginaire, parce que tout ça est bien évidemment hors d’atteinte.

De toutes les motos essayées cet été, trois ressortent du lot. D’abord, la Ducati GT1000. Elle a tellement tout pour elle, qu’il n’y a pas de chance à prendre, c’est la bague au doigt. Et comme pour Jennifer Connelly dans le film «Little Children», ont peut dire «She’s a knockout!».

Ce qui n’empêche pas l’envie de manger au restaurent parfois, et rien de tel pour s’y rendre que la Buell Lightning Long XB12Ss. Le chef est peut-être un peu coriace comme son steak, mais la serveuse est si jolie.

Et puis, en voyage d’affaires, les nuits sont parfois longues, surtout à Minneapolis (rien de surprenant donc que ce soit près de Winnipeg), alors parcourir les routes des plaines à l’horizon toujours repoussé en Victory Vegas Jackpot, pourquoi pas? On n’en est pas à une connerie près, et tant qu’à faire, autant y mettre le style.

Pour être un peu plus sérieux, deux entrevues, une avec le patron de Ducati pour l’Amérique du Nord, et l’autre avec Erik Buell.

Plus que Buell

Dimanche 29 juillet 2007

L’occasion se représentant de rouler en Buell, et ayant le luxe cette fois-ci d’attendre l’objet des désirs, j’ai donc pu faire l’essai du Lightning XB12Ss. Et ça commence à ressembler à ce que je recherche d’une moto. Remarqué, je l’ai déjà trouvé avec La Ducati GT1000, mais en avoir deux mettons, celle-ci ferait plus que l’affaire. Bonne hauteur de selle, moteur puissant et ronronnant, boîte baignant dans l’huile, position de conduite suffisamment relevée pour ne pas fatiguer les poignets et style agressif, mais pas agressant. Le seul reproche que je lui ferais, est la position des repose-pieds, dont l’angle me forçait à relevé haut le bout du pied pour accéder au frein et au sélecteur de vitesse.

Parce que ce qui compte avec une moto, c’est se sentir confortable et en contrôle. Parce que sinon, il arrive des incidents comme à ce compagnon de route sur la Buell Ulysses qui, en revenant de l’essai, une roue déjà dans la cour du concessionnaire, a dû freiner brusquement et a perdu l’équilibre. Ça arrive, l’Ulysses est haute et le temps que son pied soit parfaitement à plat sur le sol, il était déjà trop tard pour espérer la retenir. Heureusement, il n’y a pas eu de mal pour personne, y compris la moto.

Ducati si

Mardi 24 juillet 2007

C’est difficile de trouver l’âme soeur, il y a d’ailleurs des fortunes qui se font sur le dos de désoeuvrés qui cherche et ne trouve pas. Mais le jour où l’attente est récompensée, c’est le bonheur.
Je l’avais vu en photo, et déjà, elle me plaisait, et puis on s’était vu brièvement au salon de la moto. On s’était même timidement touché, mais le contexte n’était pas le bon. Ce midi par contre, on s’est revu, on s’est reconnu, et on a même fait une balade ensemble. Sa beauté classique ne fait peut-être pas la couverture des magazines glacés en manque de sensations fortes, mais elle saura plaire, à qui un brin de maturité n’ajoute que du piquant. Civilisé avec cette touche d’aristocratie Turinoise, mademoiselle GT1000 et ses soeurs de la famille SportClassic ne font pas honte à leurs ancêtres.

J’ai d’abord pris la route avec la Sport 1000 S. Son nez en forme d’obus est un petit peu intimidant, et la prise en main du guidon, très penché vers l’avant n’arrange rien. Le siège est heureusement confortable, mais l’envie de tout lâcher pour se redresser et donner un peu de répits au cou et aux poignets est parfois forte. Ce qui a rendu la randonnée avec la GT 1000 encore plus agréable. Confortablement redressé, les mains se posant naturellement sur le guidon, il est plus simple de goûter au plaisir de rouler avec une machine aussi épanouie que sa soeur sportive, mais moins exigeante physiquement.

Je suis loin d’avoir essayé tout ce qui roule, mais mariant mes exigences de conforts, de puissance et d’allure, cette Ducati GT 1000 est ce qui s’en rapproche le plus. En fait, le seul défaut que je lui ai trouvé lors de notre trop brève escapade est le bloc d’instruments qui n’est pas assez relevé. Ce qui revient à vouloir déplacer un petit peu un grain de beauté. On est vain ou on ne l’est pas. Et si je peux mettre la main sur ce livre, la marque sera même de mes lectures d’été.

Darth Vader n’est pas son père

Jeudi 19 juillet 2007

Il faut le reconnaître, Honda fait bien les choses, du moins, il essaie. Alors que d’autres, comme Kawasaki qui renvoie le fardeau à ses concessionnaires font le minimum, Honda s’implique, même si c’est le département de marketing qui crinque la machine. L’année dernière en visant les apprentis, avec les conseils d’un pro, et essai en circuit fermé avant de prendre la route pour une bonne virée de près de deux heures, ils avaient là une bonne idée. Dommage que cela n’ait intéressé personne, étant le seul à m’être présenté. Cette année, ayant un produit à vendre, ils ont mis un peu plus d’effort sur la pub, et les candidats étaient plus nombreux. Mais le problème cette année, c’est le produit. La CBR125R est plutôt limite comme moto, en fait, c’est presque une mobylette déguisée pour essayer de sortir tard dans les bars. Un coup d’oeil rapide donne peut-être le change, mais dès le deuxième, la pauvre se fait refouler. Il y a l’air, mais pas de chanson. Petite pour ne pas intimider, elle se retrouve rapidement à bout de souffle. En quatrième, la poignée tordue à son maximum, elle n’avance pas. 80 km/h semblent être sa zone de confort, ce qui est limite pour une moto. À ce compte là, je préfère un scooter de 125cc, au moins, il n’y a pas fausse représentation, et les autres usagés de la route autour de moi peuvent réagir en conséquence. Voyant une moto sport près d’eux, ils peuvent être surpris de sa lenteur et de son manque de punch, surtout que par ici, on conduit en présumant que l’autre va se tasser avant qu’on arrive.
On nous disait que la bestiole avait du succès ailleurs, mais je ne pense pas que ça marche ici. Le problème, c’est le déguisement choisi. La clientèle visée avec ce look sport ne voudrait pas être vue vivant les fesses là-dessus. Parce que le jeune de 18 ans qui vient juste d’avoir son permis, tout ce qu’il veut, c’est être capable de suivre ses chums, mieux, les dépasser, et d’avoir, en bonus, sa blonde derrière lui qui s’accroche pour sa vie. Et la pauvre CBR125R ne peut rien pour lui avec une telle liste d’épicerie.

Plutôt que d’importer un concept européen qui ne pourrait prendre ici, Honda devrait faire preuve d’un peu d’audace, autant du côté de l’offre que de son marketing, et lorgner du côté de sa Hornet. D’abord, nous offrir l’original, et inventer à partir de ce concept une moto un peu plus petite et basse, disons de 350cc. Ils le font avec la Rebel, un cruiser de 250cc, alors pourquoi pas diversifier la gamme avec une moto passe-partout, pas typé, mais atypique, avec suffisamment de puissance pour se taper la 20 à deux si nécessaire!? On peut bien rêver, et attendre.

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Je me lance dans la vanité du palmarès, d’abord parce que je ne veux pas oublier, et puis je trouve amusant d’avoir un système de classification et d’évaluation. Mais c’est surtout une excuse pour mettre l’image des petits casques. Je suis déjà curieux de savoir si à la fin de la saison, une moto me plaira suffisamment pour en avoir 5, on verra. Et justement, ce palmarès, des plus subjectifs n’a pas la prétention d’un jugement définitif et éclairé sur une machine, il n’est que le reflet d’une première impression de débutant naïf, mais enthousiaste.

VICTORY VEGAS JACKPOT
YAMAHA MT-01
BUELL ULYSSES XB12X
SUZUKI DL 650 V-STROM
KAWASAKI VERSYS
TRIUMPH BONNEVILLE T100
SUZUKI GSXR 750
YAMAHA YZF-R6
VICTORY HAMMER
HONDA 599
BMW F800ST
VICTORY 8-BALL
CAN-AM SPYDER
TRIUMPH SCRAMBLER
HONDA CBR125R

Vices et Versys

Jeudi 12 juillet 2007

Je suis trop petit. À 5 pieds 9 pouces, bon pour l’armée, mais pas assez pour la Kawasaki Versys. Ce qui est dommage, parce qu’elle est désirable. Rien à faire, c’est un réel problème pour moi de ne pouvoir mettre les deux pieds bien à plat sur la chaussée à l’arrêt. J’imagine qu’avec le temps, je m’y ferais, mais à mon âge, le temps est compté.
J’étais, par contre, vraiment curieux de pouvoir faire la comparaison entre la Versys et la Suzuki V-Strom. La Kawasaki offre plus de caractères que la Suzuki, ce qui n’est pas forcément mauvais, surtout qu’elle est beaucoup plus jolie. Elle ne se laisse donc pas abordée aussi facilement qu’on aimerait, elle est du genre qui se mérite. Mes 45 minutes en sa compagnie n’ont malheureusement pas suffi à obtenir toutes ses faveurs.

La plus Buell

Mardi 26 juin 2007

Allez donc savoir pourquoi, j’étais plus à l’aise avec la Suzuki V-Strom que sur cette Buell Ulysses, alors qu’elles ont relativement la même hauteur de selle et le même poids. Je n’aurai sans doute jamais la réponse, compte tenu du peu de temps que l’on passe au guidon des motos lors de ces journées de démonstrations. Il faut alors se fier à la première impression, et il y a des trucs qui passent, d’autres un peu moins.
Je ne suis pas un amant de vitesse, mais pour conduire régulièrement une Corolla incapable d’accélération vive, peu importe les circonstances, j’en viens à apprécier la disponibilité d’une certaine puissance, surtout à bas régime. Et cette Buell avec son V-Twin Harley de 1203cc n’est pas timide à ce niveau, surtout qu’elle le fait avec une très belle musique. Première constatation, la transmission est une des plus agréable essayé jusqu’ici. Ou bien, je prends de l’assurance, ou bien monsieur Buell sait faire les choses, mais je serais porté à donner le crédit au constructeur. Par contre, pris dans un embouteillage à l’entrée du pont Mercier, la manipulation répétitive de l’embrayage s’est vite avérée pénible, mais je n’étais pas le seul à se dégourdir les doigts de la main gauche, plusieurs en Harley-Davidson faisaient pareils.
Malheureusement, je n’ai pas l’expérience pour apprécier les capacités de cette moto qui ne demande qu’à se lancer avec autorité dans les courbes ou à jouer dans le trafic. Pour l’instant, je me contente de suivre le trafic, et pour ça, la Suzuki le fait mieux.

La moto araignée

Jeudi 21 juin 2007

Un tracteur, je vois un tracteur comme celui que j’avais petit, et en plus la couleur est la même. Can-Am a beau avoir mis les deux roues en avant, la machine semble plus tenir de l’utilitaire que du véhicule de promenade. Le trait est large, je l’aurais préféré fin. N’empêche, sur la route le Spyder fait tourner les têtes.
Au guidon, la position de conduite est confortable, bien que je trouve les genoux un peu trop pliés. Les vétérans du «custom» risquent d’avoir des crampes sur les longues distances. Mais ce qui m’a le plus surpris, c’est de me faire ballotter de droite à gauche à la moindre impulsion donnée sur le guidon. Contrairement aux deux roues où l’on fait corps avec la machine, le Spyder semble en mission pour nous éjecter au moindre soubresaut. J’imagine les utilisateurs de VTT et de motoneiges plus familiers avec ce type de comportement, mais devoir constamment corriger sa position n’est pas ce que j’appelle une expérience de promenade agréable. La puissance est au rendez-vous par contre, la boîte à cinq rapports est agréable avec une première paresseuse, ce qui n’est pas pour me déplaire, mais un comportement nerveux et des accélérations convaincantes, pour qui n’aime pas admirer le paysage, sont de séries. L’échappement pourrait avoir un son un peu plus rond et moins métallique, tout comme l’impression qu’il devrait dégager passablement de chaleur pour le passager lors d’épisode d’embouteillage.
Can-Am songerait à offrir des sessions de familiarisation du Spyder pour les nouveaux propriétaires à partir du printemps prochain, ce qui ne serait pas une mauvaise idée du tout, parce qu’il demande une période d’adaptation. Malheureusement, à près de 20,000 $ pour un véhicule qui ne semble pas encore dégrossi, c’est trop pour mon petit portefeuille.

Le site officiel –>

Un blog d’enthousiastes –>

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Je me lance dans la vanité du palmarès, d’abord parce que je ne veux pas oublier, et puis je trouve amusant d’avoir un système de classification et d’évaluation. Mais c’est surtout une excuse pour mettre l’image des petits casques. Je suis déjà curieux de savoir si à la fin de la saison, une moto me plaira suffisamment pour en avoir 5, on verra. Et justement, ce palmarès, des plus subjectifs n’a pas la prétention d’un jugement définitif et éclairé sur une machine, il n’est que le reflet d’une première impression de débutant naïf, mais enthousiaste.

VICTORY VEGAS JACKPOT
YAMAHA MT-01
SUZUKI DL 650 V-STROM
TRIUMPH BONNEVILLE T100
SUZUKI GSXR 750
YAMAHA YZF-R6
VICTORY HAMMER
HONDA 599
BMW F800ST
VICTORY 8-BALL
CAN-AM SPYDER
TRIUMPH SCRAMBLER

Batpod

Mardi 19 juin 2007

Les images du prochain Batman actuellement en tournage à Chicago commencent à sortir, dont celle-ci du Batpod, la moto de Batman. Il y a une autre image de la machine, mais en contexte, ce qui veut dire qu’on ne voit rien parce qu’il fait toujours sombre à Gotham City. Et aussi un vidéo, pour prendre la mesure du gabarit de la chose.
Pour ce qui est de l’autre image, je n’ai aucune information à son sujet, juste que c’est un moteur de moto avec de gros pneus et que je trouvais qu’il pourrait faire un beau petit couple.

Brouhaha chez Yamaha

Samedi 16 juin 2007

Il fallait bien que ça arrive un jour, en voir un se planter lors de ces journées d’essais. Le type, déjà pas du tout à l’aise dans le stationnement, n’a pu prendre le premier virage pour s’engager sur la route. Il a chevauché la petite bordure de béton après avoir relâcher trop rapidement l’embrayage, la moto faisant ainsi un bon en avant, pour se voir désarçonner, passer par dessus le guidon et se retrouver dans l’herbe haute cul par dessus tête. La moto est amochée, l’homme n’est pas blessé, sauf peut-être l’orgueil, mais le portefeuille lui, assurément.
Comme quoi, il faut rapidement identifier ses limites sur ce genre d’engin, surtout celui avec lequel j’ai roulé, le Yamaha YZF-R6. C’est non seulement une bête de course, c’est une bête de course pour faire la guerre. Je voulais en avoir le coeur net après l’essai de la Suzuki GSX-R 750 et c’est officiel, ce n’est pas pour moi. Déjà que la position de conduite n’est pas des plus invitante, à moins de vouloir aller très, très vite, mais ce n’est pas mon cas. Elle me semble plus confortable pourtant que la Suzuki, même si la boîte elle n’est pas aussi délicate. Le freinage, sûrement génial à 200 km/h, l’est un peu moins à 20 km/h, car pas très progressif. Ça fait pas chic en groupe d’avoir le hoquet à chaque fois qu’on s’approche d’un feu rouge.
Mais bon, c’est le genre d’expériences qu’il vaut mieux faire en groupe, à une allure raisonnable, parce que seul, les courbes et les longues lignes droites deviendraient de plus en plus invitantes. Et c’est le genre de tentations que je suis mieux d’éviter, parce que ce n’est pas certain que je saurais comment les prendre.
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C’est pas la première fois que ça me passe par la tête, mais regardant la photo de la R6, je me suis dit que le résultat, qui m’a pris un certain temps à achever dans Photoshop, je l’aurais presque eu d’office à l’époque avec mon Nikon FE et un Kodachrome 64. Je veux bien croire que mon appareil numérique n’est pas équipé pour les olympiques, mais je ne peux m’empêcher tout à coup, d’avoir une bouffée de nostalgie.

Avis de tempête…

Jeudi 7 juin 2007

Et pourtant, c’est une des plus belles matinées que j’ai eu en moto, côté température, depuis le début de la saison, avec le thermomètre autour de 17, 18 degrés, pas de vent et du soleil. Le tumulte était plutôt une gracieuseté de Suzuki, car j’ai roulé avec deux de leurs machines qui se situent presque aux antipodes l’une de l’autre. Pour un premier contact avec un modèle sport, j’ai choisi le bon. La Suzuki GSXR 750 est de celle qui définit la norme en matière de motos sport. Malheureusement, le parcours emprunté ne convenait pas à ce type de bête, ce qui au bout du compte faisait mon affaire, ne tenant pas tout spécialement à me faire peur. J’ai quand même pu apprécier son agilité dans les courbes d’une petite route près de Drummondville, mais aussi l’inconfort que cette position de conduite très penchée vers l’avant, combiné avec la fermeté du siège et des réglages de suspensions mieux adaptés à un circuit ou une autoroute qu’un bucolique chemin rural, procure.

Pour me remettre des émotions qui n’ont pas eu lieu avec la GSXR, rien de mieux qu’une V-Strom, Suzuki DL 650 V-Strom de son vrai nom, que je n’arrête pas de prononcer V-Storm, est ce que j’ai roulé de plus civilisé jusqu’à maintenant. La position de conduite tombe dans mes goûts, mais il semble que je doive en payé le prix à l’arrêt avec les reposes-pieds encore dans les jambes comme avec la Triumph Bonneville. Suffit de ne pas s’arrêter, ce qu’on ferait bien tellement tout se passe en douceur. Caler le moteur au départ semble impossible, au point qu’on pourrait presque aller au pas et converser avec un passant sans que le moteur toussote. La puissance est quand même au rendez-vous, honnêtement s’entend. Ce qu’elle offre en hospitalité, elle le perd malheureusement un peu en caractère, surtout qu’elle n’est pas en lice pour aucun concours de beauté, mais sur une petite route sinueuse, un champ d’un côté, une rivière de l’autre, au diable le superficiel.
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Je me lance dans la vanité du palmarès, d’abord parce que je ne veux pas oublier, et puis je trouve amusant d’avoir un système de classification et d’évaluation. Mais c’est surtout une excuse pour mettre l’image des petits casques. Je suis déjà curieux de savoir si à la fin de la saison, une moto me plaira suffisamment pour en avoir 5, on verra. Et justement, ce palmarès, des plus subjectifs n’a pas la prétention d’un jugement définitif et éclairé sur une machine, il n’est que le reflet d’une première impression de débutant naïf, mais enthousiaste.

VICTORY VEGAS JACKPOT
YAMAHA MT-01
SUZUKI DL 650 V-STROM
TRIUMPH BONNEVILLE T100
SUZUKI GSXR 750
VICTORY HAMMER
HONDA 599
BMW F800ST
VICTORY 8-BALL
TRIUMPH SCRAMBLER