Archive pour la catégorie 'Nombril'

Reprendre l’air

Dimanche 25 mai 2008

C’est comme si je retrouvais un amour de jeunesse ou comme si j’abandonnais une diète, c’est juste bon de sortir prendre des photos.
J’ai toujours tenté de me convaincre, et parfois avec succès, que l’appareil photo n’avait pas d’importance, qu’une bonne photo est une bonne photo, qu’importe le l’appareil, qu’il soit en carton ou plaqué or. Mais l’appareil a son importance, que ce soit celui en papier ou celui serti de diamants. Et là, c’est dans la tête que ça se passe, puisqu’il faut prendre la machine pour ce qu’elle est, faire avec ce qu’elle peut donner, et voir avec l’oeil de l’appareil, pas le nôtre.
C’est ce que je n’ai jamais vraiment réussi à faire avec le petit Canon, à cause de sa limitation en pixels, de ce sentiment, comme je disais l’autre jour, de gaspillage. C’est bête parce que, autant j’ai pu embrasser le Polaroid, qui, au niveau des limitations est roi, autant cet identique handicap transposé au numérique m’a complètement figé.
En fait, le seul espace de légèreté qu’il me permettait était quand je faisais des mosaïques (on peut en voir un bon nombre ici). Et madame Powazek Champ qui s’y met aussi.

Le Nikon m’allège maintenant pour de bon. Ce qui ne fera pas de moi un boulimique du déclencheur, mais il y a un plaisir retrouvé.

L’année du boîtier

Lundi 19 mai 2008

Le besoin pour un appareil photo digne de ce nom commençait à se faire sentir de plus en plus. Les maigres 3,2 mégapixels du petit Canon et son autofocus caractériel auront eu raison, non pas de ma patience, car j’avais réussi à m’adapter à ses limites, mais de ce sentiment de gaspillage, où les quelques bonnes photos prisent avec lui, se retrouvaient dans des limbes de pixels, trop pauvres pour une utilisation autre que le web.

Le photographe en moi s’est donc décidé à faire le saut vers le numérique de qualité. Et comme ce n’est que le troisième appareil que je me paye, le Canon étant un cadeau de la belle-soeur, après le Leica et le Nikon F2, je ne me sentais pas trop coupable de mettre autant d’argent sur un gadget électronique.

Il me fallait faire un choix maintenant. Leica avec son M8 a longtemps été considéré, malgré un prix prohibitif et des performances en dessous de celles de la concurrence. Un Leica demeure un Leica, mais la raison a vite pris le dessus, surtout qu’une nouvelle évolution avec le capteur 24X36 n’est pas attendue avant quelques mois encore. Quand je serai vieux et riche, un de ces malheurs ne devant pas trop tarder, j’aurais un nouveau Leica.

Une autre option était le Canon 5D, la référence dans sa catégorie, mais faisant un peu trop son âge, et comme son successeur n’est pas encore officiellement annoncée…

Ne restait plus que Nikon, ne considérant même pas les Olympus et autres Pentax. Pas par snobisme, bon un peu, mais pas tant que ça, c’est juste qu’au prix que ça coûte, il n’y a pas d’économie à faire sur la qualité. Surtout que c’est le genre de truc que je garde longtemps et que l’utilisation est parfois intensive.

Donc, Nikon. Le D3 étant trop, n’ayant pas besoin d’autant d’options, restait le D300 qui fut très bien accueillit par la critique, et qui, après le peu de temps passé avec jusqu’ici, me convient parfaitement. Et je suis presque réconcilié avec la fonction auto-focus, qui fonctionne impeccablement.

Au nom de la loi

Mercredi 9 avril 2008

C’est avec émotion et fierté que j’annonce aujourd’hui que, pour la première fois de ma courte carrière journalistique amateur, je suis l’heureux récipiendaire d’une menace de poursuite. Évidemment, tout cela est suite à une malencontreuse méprise, à la pauvreté de mon humour qui semble mal compris outre-mer et au désespoir d’un inventeur en mal de part de marché.
L’objet du délit est cet article «Sécurité active, une idée lumineuse?», et les commentaires qui en résultent. Mon collègue Benoît semble prendre un trop grand plaisir à jeter de l’huile sur le feu, mais circonstances atténuantes votre honneur, il est étudiant en droit, pardonnons-lui, même s’il sait trop bien ce qu’il fait.

Histoire sans conséquence donc, dommage. J’essaierai de faire pire la prochaine fois.

Printemps jaune

Mardi 25 mars 2008

Je me souviens qu’enfant, en me rendant à l’école les journées de fin d’hivers et de début de printemps, j’aimais ces plaques de glace dans la rue qui retenait l’eau. Je me voyais géant, enjambant les lacs, les océans et les continents de mon imagination. C’était ma Terre vue de mon Ciel, à partir de 4 pieds de haut plutôt que de 4,000 pieds.

Maintenant que je suis grand, je vois la rue plutôt comme la Lune que comme la Terre, avec plus de cratères et moins de caractères. Mais c’est toujours vu de 4 pieds de haut, assis dans la voiture.

À quoi rêvent les araignées?

Mercredi 12 mars 2008

Par la fenêtre de mon cubicule, car j’ai la chance d’avoir une fenêtre, même si en ce moment je ne vois qu’un banc de neige, banc qui avec un peu d”imagination peut avoir des airs d’Alpes Suisses, et je dis Alpes Suisses parce qu’en matière de hautes montagnes, les seules vues de proches sont les Alpes Suisses. Nos Rocheuses, je ne les ai vus que par un hublot d’avion quelques instants avant de me poser à Calgary. Par contre, je me suis rendu au pied du Cervin, alors j’y vais avec les références que j’ai, même si, il faut bien l’avouer, le banc de neige qui obstrue ma vue sur la grisaille habituelle de ce quartier industriel n’a de commun avec le Cervin que la neige à sa surface, mais comme je le disais, avec de l’imagination…

Donc, de ma fenêtre à la vue obstruée, fenêtre double en aluminium brun sans entretien et non entretenue, je vois une minuscule araignée qui, bien installé entre les deux fenêtres, sort de son repère les jours ensoleillés pour faire sa sieste à la douce chaleur de ce soleil d’hiver. Bien accrochée à son fil, elle est l’image parfaite d’un bonheur paresseux. Je la regardais hier matin, envieux devant cet abandon aux forces de la nature, puis attendri quand quelques spasmes lui ont fait agiter les pattes, un mauvais rêve peut-être, et la voilà qui s’étire, je l’imagine baillant un grand coup pour oxygéner ses neurones (j’imagine que scientifiquement parlant, il y a quelques faiblesses dans ce que je viens d’affirmer, mais qu’importe), puis elle ajuste sa position au bout de son fil, donne un petit coup de patte sur l’oreiller, se remet en boule et se rendort.
En début d’après-midi, elle dormait toujours, mais le téléphone se mettant à résonner, m’occupant à des tâches alimentaires, j’ai raté son réveil, et je ne l’ai plus revue.

Pour voir les hauteurs de la Suisse, le photoblog de Heidi Brönnimann.

Faire son lit, une tablette à la fois

Dimanche 2 mars 2008

Je suis un fervent partisan de la sieste, et bien évidemment, un amoureux des livres, et des bibliothèques. Alors, quand il y en a qui propose la fusion des deux, ça m’intéresse. Curieusement, et même si cette idée m’est déjà venue, je n’ai jamais rien dessiné, ni même poussé la réflexion très loin. J’ai bien ce lit, inspiré du style français, dessiné après ma première visite du Louvre où les appartements royaux m’avaient bien plus impressionné que les peintures et sculptures. Et cette idée pour une bibliothèque modulaire qui devrait être la prochaine à être construite. Mais, heureusement qu’il y a des professionnels pour nous faire rêver, couché dans notre bibliothèque.

Quelques lits

Stanislav Katz

Une bibliothèque escalier

Fishbol

30 bibliothèques

Sakura Adachi

Un tajine pour la semaine

Lundi 25 février 2008

On annonce une fois de plus de la neige, à croire à une conspiration en faveur des sports d’hiver. C’est soit on sort ou on s’enferme, alors je suis plutôt pour rester étendu sur le divan à regarder le hockey sans le son avec le iBook sur la bedaine et le chat sur les genoux, alors qu’au four mijote le tajine. L’objet est nouveau, un cadeau pour l’anniversaire d’LN (encore merci).

C’est le cas de le dire, c’est une montagne de bouffe. Nous étions 4 samedi pour lui faire honneur, j’en ai remangé dimanche soir, et ce midi comme lunch, et il en reste encore, alors Dan et Serge, on vous garde les restes.

Aristide et la porte étroite

Dimanche 10 février 2008

On a eu Aristide pour un petit 24 heures en fin de semaine, et comme à son habitude, il a suivi Capucine à la trace. Elle n’aime toujours pas ça, mais maintenant qu’il marche, elle le voit moins comme une menace, surtout qu’il n’a jamais cherché à maladroitement l’étouffer de son amour.
Et quand on dit qu’il la suit partout, c’est partout, même dans sa maison. Il y entre de justesse et en sort encore plus difficilement, mais quel plaisir.

Doublement doublé

Mardi 29 janvier 2008

La semaine dernière, pour le Blog Moto, je me suis amusé avec cette mise en page, séparant en deux ce pauvre Valentino Rossi qui chutait de sa moto avec grâce et panache. Deux jours plus tard, cette même idée de découpage des corps apparaissait dans un des blogs du journal Libération.
Je me demande s’ils auraient subi ma petite influence. Le Blog Moto a un bon lectorat, et cette chute de Rossi fut amplement médiatisée pour que la curiosité génère encore plus de trafic vers l’article. Peut-être bien, peut-être pas, j’aime quand même le penser. (C’est pas drôle, faut que je me complimente moi-même)

De l’humanité des bêtes et du désarroi humain

Dimanche 27 janvier 2008

Cette image de Kevin Czarzasty m’a ramené en mémoire ce que ma mère me racontait chaque fois qu’il était question de vaches dans la conversation. Ayant passé les trois quarts de sa vie sur une ferme, les animaux étaient plus qu’une simple présence, ils faisaient partie de la vie. Et quand cette vie n’était pas simple, que le goût de se laisser aller lui prenait, c’était dans l’étable qu’elle se réfugiait, avec les vaches comme seuls témoins de sa peine.
Il suffit de peu parfois, un regard, un simple mouvement, un léger touché de la part d’un animal, qui semble dire, je suis là et je comprends exactement ce que tu ressens. Rien de plus, pas de paroles qui seraient de trop, uniquement cette apparence de compassion et d’empathie, réelle ou inventé, je ne saurais le dire, mais qui réconforte et sauve même parfois.

Prada mon amour

Dimanche 13 janvier 2008

C’était l’anniversaire d’Alice cette fin de semaine, et l’autre jour, alors que je devais trouver quelque chose d’intelligent à écrire sur sa carte de fête, tout ce qui me venait à l’esprit était ce «Le bonheur est sous l’oreiller, c’est pour ça qu’on dort la tête dessus».
Alors, faute de trouver mieux, je me suis résigné à l’utiliser, mais en l’adaptant à la jeune ado qu’elle est maintenant (ne pas se fier aux images, elles datent déjà de quelques années). Aimant la mode, suffisamment snob pour aimer y voir une de mes néfastes influences, j’ai donc ajouté que le bonheur sous l’oreiller, c’est une blague, que le bonheur finalement, c’est un sac Prada.

Points de vues

Dimanche 6 janvier 2008

C’est fou, comment deux misérables petites semaines peuvent filer à toute vitesse! Le pire, ce sont les deux prochaines qui risquent d’être longues. Alors, je n’ai pas touché à grand-chose, et surtout pas à la maquette, mais je l’ai photographiée à nouveau. Le petit bout qui dépasse est la terrasse arrière, vue du côté nord sur la première image et du côté sud sur celle du milieu. La dernière montre l’entrée principale. S’il n’y a pas de porte, c’est parce que d’ici à ce que ça soit construit, on va pouvoir passer au travers des murs en se téléportant d’un endroit à l’autre.

Maison, maquette et croquis

Dimanche 23 décembre 2007

Maison, maquette et croquis, ça sonne comme un titre de magazine cheap qu’on feuillette à la caisse d’une quincaillerie pour passer le temps.
La maquette, faite trop rapidement, n’a pas les bonnes proportions, mais j’avais hâte de voir les dessins en trois dimensions. Comme j’ai les deux semaines du temps des fêtes de congés, je vais peut-être la reprendre.
Mais avant, c’est le sommeil que je souhaite reprendre. Cette histoire du Blog Moto s’avère plus prenante que prévu. On devait être 6, 7 à écrire régulièrement, mais depuis plusieurs semaines, on est que 2, alors j’y passe mes soirées. Le problème n’est pas de devoir me coucher tard, c’est de me lever tôt.

Tant qu’il y a l’ivresse

Mardi 11 décembre 2007

C’est dur le temps des fêtes, et j’ai déjà mal à la tête, juste à en écrire le mot. Le pire étant la tradition des mousseux cheap au jour de l’an. C’est correct j’imagine pour les matantes et mononcles, mais à l’intime, un effort vaut la peine. Malheureusement, le champagne est cher, ce qui rend pénibles les regrets si on ne l’apprécie pas. Le problème avec le champagne, c’est qu’il y en a trop, et que les différences entre eux peuvent être grandes. Pas évident donc de tomber pile sur celui qui nous plaira vraiment. Mais j’ai une autre option, c’est le Condrieu. Pas que ce soit bon marché non plus, à peine moins cher que le champagne, et il n’y a même pas de bulles. Mais au moins, le choix est plus limité.
Cultivé dans une toute petite région des Côtes du Rhône, c’est un vin blanc unique de par sa rareté,et donc capricieux, mais sachant se faire pardonner dans les bonnes années.
Je bois très peu de vin, pas de rouge, du blanc l’été, à peine, mais maintenant lors des occasions spéciales, comme le temps des fêtes, c’est le Condrieu. On a beaucoup aimé cette cuvée 2004, et le 2005 qui nous attend au frais, est semble-t-il encore meilleur.

Parlant de champagne, Martin Scorsese a fait un pastiche publicitaire pour une marque de champagne, Freixenet, que je ne connais pas du tout, et réalisé dans un style Hitchcockien impeccable avec faux documentaire et tout. Le meilleur comédien là-dedans semble, d’ailleurs, être Scorsese lui-même.

Trajet du soir

Mercredi 21 novembre 2007