Archive pour la catégorie 'Nombril'

Maison, maquette et croquis

Dimanche 23 décembre 2007

Maison, maquette et croquis, ça sonne comme un titre de magazine cheap qu’on feuillette Ă  la caisse d’une quincaillerie pour passer le temps.
La maquette, faite trop rapidement, n’a pas les bonnes proportions, mais j’avais hâte de voir les dessins en trois dimensions. Comme j’ai les deux semaines du temps des fĂŞtes de congĂ©s, je vais peut-ĂŞtre la reprendre.
Mais avant, c’est le sommeil que je souhaite reprendre. Cette histoire du Blog Moto s’avère plus prenante que prĂ©vu. On devait ĂŞtre 6, 7 Ă  Ă©crire rĂ©gulièrement, mais depuis plusieurs semaines, on est que 2, alors j’y passe mes soirĂ©es. Le problème n’est pas de devoir me coucher tard, c’est de me lever tĂ´t.

Tant qu’il y a l’ivresse

Mardi 11 décembre 2007

C’est dur le temps des fĂŞtes, et j’ai dĂ©jĂ  mal Ă  la tĂŞte, juste Ă  en Ă©crire le mot. Le pire Ă©tant la tradition des mousseux cheap au jour de l’an. C’est correct j’imagine pour les matantes et mononcles, mais Ă  l’intime, un effort vaut la peine. Malheureusement, le champagne est cher, ce qui rend pĂ©nibles les regrets si on ne l’apprĂ©cie pas. Le problème avec le champagne, c’est qu’il y en a trop, et que les diffĂ©rences entre eux peuvent ĂŞtre grandes. Pas Ă©vident donc de tomber pile sur celui qui nous plaira vraiment. Mais j’ai une autre option, c’est le Condrieu. Pas que ce soit bon marchĂ© non plus, Ă  peine moins cher que le champagne, et il n’y a mĂŞme pas de bulles. Mais au moins, le choix est plus limitĂ©.
CultivĂ© dans une toute petite rĂ©gion des CĂ´tes du RhĂ´ne, c’est un vin blanc unique de par sa raretĂ©,et donc capricieux, mais sachant se faire pardonner dans les bonnes annĂ©es.
Je bois très peu de vin, pas de rouge, du blanc l’Ă©tĂ©, Ă  peine, mais maintenant lors des occasions spĂ©ciales, comme le temps des fĂŞtes, c’est le Condrieu. On a beaucoup aimĂ© cette cuvĂ©e 2004, et le 2005 qui nous attend au frais, est semble-t-il encore meilleur.

Parlant de champagne, Martin Scorsese a fait un pastiche publicitaire pour une marque de champagne, Freixenet, que je ne connais pas du tout, et rĂ©alisĂ© dans un style Hitchcockien impeccable avec faux documentaire et tout. Le meilleur comĂ©dien lĂ -dedans semble, d’ailleurs, ĂŞtre Scorsese lui-mĂŞme.

Trajet du soir

Mercredi 21 novembre 2007

Hors d’atteinte

Lundi 19 novembre 2007

Ils ont Ă©tĂ© comme ça toute la fin de semaine, si près, et si loin. Aristide suivant Capucine Ă  la trace, mais incapable de s’en approcher. D’ailleurs, le chat ne se gĂŞnant pas pour passer son message quand le petit garçon s’aventurait un peu trop près, et pourtant, ce n’Ă©tait pas la peur chez le chat, juste un agacement de trop d’attention, comme une rock star face Ă  un paparazzi. Aristide va l’avoir Ă  l’usure, en grandissant un peu et devenant moins gauche. Un chat ne refuse pas les caresses, suffit qu’elles soient dans le sens du poil.

Le blog moto

Mercredi 10 octobre 2007

Je dĂ©mĂ©nage mes motos en France. Et ça ne me coĂ»tera pas cher, ce ne sont que des mots, et ils s’envolent facilement, puisque je collabore depuis cette semaine au «Blog Moto», un blog thĂ©matique du «Social Media Group». DĂ©jĂ  lecteur de la chose depuis un bout de temps, j’ai posĂ© ma candidature il y a quelques semaines alors qu’ils cherchaient un peu de sang neuf pour certains de leurs blogs. Ne restait plus qu’Ă  prĂ©senter ce que j’avais sur le sujet ici Ă  Chacoura, et ça semble avoir fait l’affaire. Quelques courriels plus tard et une rencontre tĂ©lĂ©phonique lundi dernier avec le logiciel Skype (que j’utilisais pour la première fois et qui est vraiment très bien), et voilĂ , je vais vous ficher la paix maintenant avec ces histoires de deux roues, mais pas tout le temps. Je vais continuer Ă  documenter mon expĂ©rience personnelle avec la moto ici, avec vous, pour la fin des temps ou jusqu’Ă  ce que je me casse la gueule comme il faut. EspĂ©rons en fait que ce ne sera ni l’un ni l’autre.

Welcome again cottagers

Lundi 8 octobre 2007

Deuxième fois de l’annĂ©e au chalet. Ce n’est pas encore une habitude, mais on approche de la tendance. La journĂ©e de samedi Ă©tant plutĂ´t maussade, j’ai essayĂ© de me divertir en expĂ©rimentant le mouvement. Le rĂ©sultat est plus abstrait, mais ça apporte aussi une belle douceur Ă  l’image.

Dimanche, avec le retour du soleil, on est allé en forêt. Peut-être pas la meilleure idée puisque la saison de chasse est ouverte. On a même croisé un chasseur mieux équipé que nos soldats en Afghanistan. Et puis, on a trouvé cette belle tête, un cousin de Bambi qui semble avoir nourri bien du monde.

Perdre son temps Ă  100 attosecondes

Jeudi 4 octobre 2007

Je ne suis pas quelqu’un d’excessif, ni même d’obsessif, mais je peux avoir des manies passagères qui durent longtemps. La plus tenace concerne le temps, la place que prend le temps présent. La question que je me pose est, pendant combien de temps sommes-nous dans le présent avant qu’il se fasse chasser dans les archives du passé? La réponse est dans le titre, car depuis 2004, on évalue que le temps présent, voyageant à la vitesse de la lumière, tient le coup pendant ces 100 attosecondes. J’ai un peu de difficultés à l’imaginer, mais une chose est certaine, c’est très rapide puisque 100 attosecondes est 100 milliardièmes de milliardième de secondes. Et pourtant, plus nous avançons dans la recherche et que nos moyens techniques évoluent, ce court laps de temps ne cesse de rétrécir. Déjà que son espérance de vie n’est pas phénoménale, peut-être que d’ici quelques années ou décennies, on pourra constater qu’il n’y a pas de présent du tout, que ce passage du futur vers le passé que nous appelons le présent, est en fait si infime, qu’il deviendrait présomptueux de continuer à le nommer. Mais on est là, l’univers entier s’y promène et grandit, existant à l’intérieur de ce qui n’existe peut-être même pas. Pas étonnant que la tête nous tourne parfois.

Risotto

Dimanche 30 septembre 2007

Je ne suis pas quelqu’un qui aime vraiment faire Ă  manger, mais j’ai quelques spĂ©cialitĂ©s. Et non, aucune sur le barbecue, je ne suis pas très stĂ©rĂ©otype et de toute façon, c’est dangereux. Les spĂ©cialitĂ©s donc. Il y a longtemps, mais pas souvent, je faisais les gnocchis et les pâtes fraĂ®ches, mais plus maintenant, gluten oblige. J’ai rĂ©essayĂ© dernièrement les gnocchis avec un mĂ©lange de mes farines sans gluten, sans succès. Pour ce qui est des pâtes, ça ne vaut mĂŞme pas la peine d’y penser, et puis par chance, on trouve maintenant de bonnes pâtes au maĂŻs, sans gluten donc, qui sont pas mal, en tout cas, bien mieux que les pâtes de riz. Il y a le pâtĂ© chinois, que l’on me demande parfois, pas LN qui dĂ©teste, mais surtout les Suisses ou les enfants, et moi-mĂŞme. Puis le risotto fait hier soir. C’est le genre de truc qui semble compliquĂ© parce que trop simple, mais c’est tellement bon, que ça vaut la peine de s’y mettre presque rĂ©gulièrement. Pour deux personnes, une tasse de risotto. Le liquide, c’est deux fois et demie la quantitĂ© de risotto. Un petit peu moins si vous aimez ça croustillant ou un peu plus si comme moi, vous aimez manger cuit. Je compose le liquide de bouillon de poulet, d’eau et de vin, gĂ©nĂ©ralement rouge. Mais hier on en avait pas, alors ce fut du blanc. Pour ce qui est des proportions, le plus gros va au bouillon, puis l’eau et le vin. Je fais revenir dans un peu de beurre et d’huile un oignon, que je tranche mince, parce que j’aime ça mince et que je caramĂ©lise presque, parce que ça aussi, j’aime ça de mĂŞme. On ajoute le risotto pour l’imprĂ©gner des gras et on brasse bien. On peut toujours goĂ»ter le vin pendant que le risotto s’impatiente, mais on n’a pas Ă  se presser, tant que ça ne brĂ»le pas. On ajoute alors la première louche de notre bouillon qui mijote Ă  feu doux sur le rond voisin. Pas trop de bouillon, juste assez pour couvrir le riz, puis on attend sans toucher Ă  rien et rien ça veut dire qu’on ne brasse pas. On laisse juste rĂ©duire, mais vraiment rĂ©duire avant de rajouter une autre louche de liquide pour couvrir, couvrir ne voulant pas dire noyer, et on ne fait toujours rien. Et c’est comme ça jusqu’Ă  la dernière louche de liquide, et lĂ , c’est le temps de brasser. Et il ne faut pas arrĂŞter jusqu’Ă  ce qu’il n’y ait plus trace de liquide, aucune trace de liquide, Ă  sec, mais toujours, pas brĂ»lĂ©. RetirĂ© du feu, ajouter du fromage parmesan et bien mĂ©langĂ©. VoilĂ , et si c’est pas bon, ce n’est pas de ma faute.

Un avion de papier en bois

Lundi 17 septembre 2007

Le titre rĂ©sume pas mal toute l’affaire, et avec l’image en plus, je devrais sans doute me taire. Pas de chance, mais juste un mot pour dire que j’utilise du bran de scie avec de la colle blanche pour en faire une pâte assez consistante, puis je padigonne l’avion, que j’ai un petit peu solidifiĂ© avec du «masking tape». Je n’en fais qu’un petit bout Ă  la fois, parce que l’humiditĂ© de la colle fait travailler le papier, et qu’il faut garder la surface recouverte Ă  l’horizontale jusqu’Ă  ce qu’elle soit sèche, sinon la colle migre dans un coin, gracieusetĂ© de l’attraction terrestre.
J’ai essayĂ© de retrouver le design de mon modèle, pas rĂ©ussi, mais celui-ci semble intĂ©ressant.

Poupée russe

Lundi 27 août 2007

Le petit Aristide a passĂ© la fin de semaine avec nous, et je ne m’Ă©tendrai pas sur son fort Ă©levĂ© potentiel «d’adorabilité», parce que la prose est sans voix face Ă  l’expĂ©rience de l’ĂŞtre, je me limiterai donc Ă  cette image, que le hasard d’une brassĂ©e de lavage a rĂ©vĂ©lĂ©. Le filleul, la marraine et le parrain fait t-shirt, l’un pouvant contenir l’autre.

Peter fonda vers l’horizon sur une japonaise

Mardi 21 août 2007

L’appareil photo Ă©tant en GaspĂ©sie, un besoin d’air du large, je me suis dit que ces deux images-lĂ  feraient aussi bien. Elles sont en rotation sur le site de Confederate, et j’aime bien celle avec Peter Fonda. Peut-ĂŞtre qu’il possède une Hellcat maintenant, comme tous les autres Ă  Hollywood, mais la dernière fois que j’ai lu un article sur lui, il roulait une Japonaise sport tout ce qu’il y a de plus Ă©loignĂ© de la mystique de son personnage.

Mystique ou pas, ce qui compte, c’est de prendre la route. Et notre ami Philippe qui vient juste de passer son permis moto chez lui en Suisse, part pour son premier voyage en deux roues vers l’Espagne. Ă€ chaque fois que nous avons des nouvelles de nos amis de Suisse, c’est une carte postale d’un endroit exotique, Ă  un jet de pierre de chez eux. Une situation centrale en Europe, une monnaie forte (nos amis ne sont quand mĂŞme pas banquiers) et une forte concurrence chez les petits transporteurs aĂ©riens font qu’ils bougent pas mal. Je l’attends maintenant par ici l’Ă©tĂ© prochain, comme ça il pourra mettre Ă  l’Ă©preuve ses dons d’Ă©vitement de nids de poules, un savoir-faire un peu Ă©moussĂ© pour qui roule en Europe.

Welcome cottagers

Lundi 6 août 2007

Ah! la vie de chalet. L’odeur tenace d’humiditĂ©, des dĂ©cennies de poussières accumulĂ©es dans les recoins, matelas trop mou, oreillers trop durs, plus de liens technologiques, mais il y a le lac. Ça sauve tout le reste. Et puis, le chat adore alors, on y retourne peut-ĂŞtre bientĂ´t.

Pour un grain de maĂŻs

Lundi 30 juillet 2007

JournĂ©e de pĂŞche avec Édouard, pour qui c’Ă©tait une première. Tentative matinale au Parc-nature de l’ĂŽle-de-la-Visitation. Malheureusement, c’est le voisin qui avec un peu plus de patience et d’art sortit de l’eau une belle prise. Pour permettre Ă  Édouard de sortir quelque chose, nous sommes allĂ©s dans une pisciculture de type familiale, endroit curieux et triste oĂą les poissons se suicident pour un grain de maĂŻs.

Les pieds dans l’eau, les oreilles au vent

Lundi 23 juillet 2007

Petite fin de semaine Ă  la rĂ©sidence secondaire de notre filleul Aristide. Le lĂ©ger bruit de la rivière toute proche nous a offert pour la seule nuit que nous y avons passĂ©, un beau contraste avec ce qui nous attendait la nuit dernière pour notre retour en ville, une belle course de chars Ă  3 heures du matin autour de notre quadrilatère. Par contre, les embouteillages un samedi matin sur la route de Saint-Donat, c’est ordinaire. Heureusement, on sait ce qui nous attend au bout du chemin.

Bamboue

Lundi 18 juin 2007

Je suis plutĂ´t chat que chien, mais en d’autres lieux et circonstances, je pourrais ĂŞtre chien autant que chat. Enfant, Ă  la ferme, il y avait Ă©videmment toutes sortes d’animaux, et on Ă©tait plus proches des chiens que des chats. Sans doute, juste parce que les chiens collaient et que les chats faisaient leurs vies dans les champs, mais quand mĂŞme, les animaux allaient et venaient et seuls les vrais caractères ont marquĂ©s ma mĂ©moire. Ce qui fait que, je ne me souviens que de deux chiens. Le premier, un bĂ©bĂ© qui fit sa vie d’adulte ailleurs, s’appelait Gros Bill. Sa particularitĂ©, et le fait sans doute que je me souvienne de lui Ă©tait la facultĂ© qu’il avait de bâiller Ă  chaque fois que je disais le mot «Ivanhoé», c’Ă©tait son talent, ce qui pour un chiot est dĂ©jĂ  pas si mal. Et puis, il y a eu Miquette, une bâtarde en habit de LĂ©vrier qui se sauva Ă  toutes jambes dès son arrivĂ©e chez nous. Heureusement pour nous, elle prit la direction du champ plutĂ´t que celle de la route, et comme c’Ă©tait l’hiver, elle s’Ă©puisa vite et mon père put la rĂ©cupĂ©rer. Miquette Ă©tait insĂ©cure, un peu Ă  l’image de la prĂ©sente Capucine qui me suit comme un chien justement et qui, si elle n’est pas sur mes genoux, est Ă  mes pieds comme prĂ©sentement. Les animaux, mĂŞme de compagnies, dormaient dans l’Ă©table, sauf Miquette, qui je ne sais par quelle entourloupe rĂ©ussit Ă  se faire admettre dans la maison, et dormait sous mon lit. Le jour, elle ne lâchait pas mon père et le suivait mĂŞme jusque dans ses dĂ©placements en auto. Et le soir, on regardait ensemble les aventures de Lassie.
Certains animaux rĂ©ussissent Ă  s’infiltrer dans notre coeur, que c’est Ă  se demander quelle est la part venant d’eux et celle de nous. On les appelle animaux de compagnies, mais en fait, ce sont des professionnels. Notre expertise Ă  leurs Ă©gards est un leurre, ils s’en sortiraient bien sans nous, ils ne sont lĂ  que comme gardien de cette infime parcelle de raison qu’il nous reste. Malheureusement, et on le voit tous les jours, le pouvoir qu’ils ont sur nous Ă  ses limites.

Bamboue est le Colley miniature d’Alice et Édouard.