
Je ne suis pas quelqu’un qui aime vraiment faire Ă manger, mais j’ai quelques spĂ©cialitĂ©s. Et non, aucune sur le barbecue, je ne suis pas très stĂ©rĂ©otype et de toute façon, c’est dangereux. Les spĂ©cialitĂ©s donc. Il y a longtemps, mais pas souvent, je faisais les gnocchis et les pâtes fraĂ®ches, mais plus maintenant, gluten oblige. J’ai rĂ©essayĂ© dernièrement les gnocchis avec un mĂ©lange de mes farines sans gluten, sans succès. Pour ce qui est des pâtes, ça ne vaut mĂŞme pas la peine d’y penser, et puis par chance, on trouve maintenant de bonnes pâtes au maĂŻs, sans gluten donc, qui sont pas mal, en tout cas, bien mieux que les pâtes de riz. Il y a le pâtĂ© chinois, que l’on me demande parfois, pas LN qui dĂ©teste, mais surtout les Suisses ou les enfants, et moi-mĂŞme. Puis le risotto fait hier soir. C’est le genre de truc qui semble compliquĂ© parce que trop simple, mais c’est tellement bon, que ça vaut la peine de s’y mettre presque rĂ©gulièrement. Pour deux personnes, une tasse de risotto. Le liquide, c’est deux fois et demie la quantitĂ© de risotto. Un petit peu moins si vous aimez ça croustillant ou un peu plus si comme moi, vous aimez manger cuit. Je compose le liquide de bouillon de poulet, d’eau et de vin, gĂ©nĂ©ralement rouge. Mais hier on en avait pas, alors ce fut du blanc. Pour ce qui est des proportions, le plus gros va au bouillon, puis l’eau et le vin. Je fais revenir dans un peu de beurre et d’huile un oignon, que je tranche mince, parce que j’aime ça mince et que je caramĂ©lise presque, parce que ça aussi, j’aime ça de mĂŞme. On ajoute le risotto pour l’imprĂ©gner des gras et on brasse bien. On peut toujours goĂ»ter le vin pendant que le risotto s’impatiente, mais on n’a pas Ă se presser, tant que ça ne brĂ»le pas. On ajoute alors la première louche de notre bouillon qui mijote Ă feu doux sur le rond voisin. Pas trop de bouillon, juste assez pour couvrir le riz, puis on attend sans toucher Ă rien et rien ça veut dire qu’on ne brasse pas. On laisse juste rĂ©duire, mais vraiment rĂ©duire avant de rajouter une autre louche de liquide pour couvrir, couvrir ne voulant pas dire noyer, et on ne fait toujours rien. Et c’est comme ça jusqu’Ă la dernière louche de liquide, et lĂ , c’est le temps de brasser. Et il ne faut pas arrĂŞter jusqu’Ă ce qu’il n’y ait plus trace de liquide, aucune trace de liquide, Ă sec, mais toujours, pas brĂ»lĂ©. RetirĂ© du feu, ajouter du fromage parmesan et bien mĂ©langĂ©. VoilĂ , et si c’est pas bon, ce n’est pas de ma faute.