Archive pour la catégorie 'Nombril'

Les pieds dans l’eau, les oreilles au vent

Lundi 23 juillet 2007

Petite fin de semaine à la résidence secondaire de notre filleul Aristide. Le léger bruit de la rivière toute proche nous a offert pour la seule nuit que nous y avons passé, un beau contraste avec ce qui nous attendait la nuit dernière pour notre retour en ville, une belle course de chars à 3 heures du matin autour de notre quadrilatère. Par contre, les embouteillages un samedi matin sur la route de Saint-Donat, c’est ordinaire. Heureusement, on sait ce qui nous attend au bout du chemin.

Bamboue

Lundi 18 juin 2007

Je suis plutôt chat que chien, mais en d’autres lieux et circonstances, je pourrais être chien autant que chat. Enfant, à la ferme, il y avait évidemment toutes sortes d’animaux, et on était plus proches des chiens que des chats. Sans doute, juste parce que les chiens collaient et que les chats faisaient leurs vies dans les champs, mais quand même, les animaux allaient et venaient et seuls les vrais caractères ont marqués ma mémoire. Ce qui fait que, je ne me souviens que de deux chiens. Le premier, un bébé qui fit sa vie d’adulte ailleurs, s’appelait Gros Bill. Sa particularité, et le fait sans doute que je me souvienne de lui était la faculté qu’il avait de bâiller à chaque fois que je disais le mot «Ivanhoé», c’était son talent, ce qui pour un chiot est déjà pas si mal. Et puis, il y a eu Miquette, une bâtarde en habit de Lévrier qui se sauva à toutes jambes dès son arrivée chez nous. Heureusement pour nous, elle prit la direction du champ plutôt que celle de la route, et comme c’était l’hiver, elle s’épuisa vite et mon père put la récupérer. Miquette était insécure, un peu à l’image de la présente Capucine qui me suit comme un chien justement et qui, si elle n’est pas sur mes genoux, est à mes pieds comme présentement. Les animaux, même de compagnies, dormaient dans l’étable, sauf Miquette, qui je ne sais par quelle entourloupe réussit à se faire admettre dans la maison, et dormait sous mon lit. Le jour, elle ne lâchait pas mon père et le suivait même jusque dans ses déplacements en auto. Et le soir, on regardait ensemble les aventures de Lassie.
Certains animaux réussissent à s’infiltrer dans notre coeur, que c’est à se demander quelle est la part venant d’eux et celle de nous. On les appelle animaux de compagnies, mais en fait, ce sont des professionnels. Notre expertise à leurs égards est un leurre, ils s’en sortiraient bien sans nous, ils ne sont là que comme gardien de cette infime parcelle de raison qu’il nous reste. Malheureusement, et on le voit tous les jours, le pouvoir qu’ils ont sur nous à ses limites.

Bamboue est le Colley miniature d’Alice et Édouard.

Un bout qui dépasse

Lundi 11 juin 2007

«Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement» disait Nicolas Boileau, il y a quelques siècles déjà. Maxime qu’ils auraient dû un peu mieux intégrer chez Espace Verre. Me présentant à l’atelier ce matin pour récupérer les pièces soufflées lors de notre dernière journée de cours, pièces qui doivent être sablées pour les rendre sécuritaires et utilisables, j’ai été surpris de constater que ce n’était pas encore fait. Déjà que j’avais souligné l’oubli la semaine dernière, mais ce sont des choses qui arrivent, il y a des priorités dans la vie et parfois, gérer son temps et ses tâches n’en fait pas partit pour certains. Mais, si ce n’était que de me faire perdre mon temps, pas qu’il me soit à ce point précieux, bien qu’il soit le seul que je possède jusqu’à preuve du contraire, c’est, surgit de nulle part, cette politique voulant que le sablage ne soit que pour aplanir les aspérités et éviter les blessures. Ce qui est étonnant, c’est que ce soit maintenant que je l’apprends, et surtout qu’avant, les pièces étaient suffisamment sablées par un tiers pour leurs permettent de se tenir debout, ce qui n’est, tout à coup, plus le cas, rendant tout à fait vain une journée de labeur. Évidemment, je ne peux me servir moi-même, pour ça, il faut un cours de techniques de verre à froid à 110 $, cours qui ne se donne pas avant décembre prochain. Merci et bonsoir, vous venez de me perdre.

C’est toujours difficile de mettre un pied devant l’autre, surtout pour aller dans la bonne direction, et je trébuche plus souvent qu’à mon tour, mais ne pas rendre explicite les règles du jeu, surtout quand on offre un service, c’est s’aliéné ceux que l’on veut fidéliser, on aura déjà vu mieux.

Un voile ambré nonchalamment posé devant le regard

Samedi 9 juin 2007

Il y a des copies Chinoise pour 20 $, mais en magasinant un peu, on s’aperçoit que le prix de l’original peut varier de plus ou moins 50 $ d’un endroit à l’autre. Mais, original ou pas, il faut aussi savoir les porter avec charme, ce que les filles réussissent toujours mieux que les gars.

Ça n’a rien à voir, quoique, mais ce truc fait le tour des blogues à grande vitesse alors, pour qui l’aurait raté. C’est à se demander quelle époque est la pire!

Vu de face

Lundi 4 juin 2007

Vu de dos

Lundi 4 juin 2007

Une branche en moins

Mardi 29 mai 2007

Dimanche dernier, après un coup de chaleur la tête dans le four à tenter de faire un artiste verrier de mon moi-même, une branche de mes verres fumés ne le supportant pas, s’est séparée de son corps. Ces lunettes, de près de 50 ans d’âges appartenait à mon père, et je les utilisais pour rouler en moto, étant, en bonne copie d’elle-même des Ray-Ban de style Aviator, parfaites pour garder hors de ma vue tout objet volant non identifié. Il serait peut-être temps que je me permette l’original.

En verre et contre tous

Lundi 28 mai 2007

Deuxième fin de semaine de verre soufflé après celle du mois de mars. Mais avant, un peu de potins. Sur l’heure du dîner hier, la conversation autour de la table s’est porté vers l’expo des finissants, puisse qu’il existe un programme collégial de 3 ans en verre, ce qui, après mes 2 petites fins de semaine, me semble bien court, parce qu’un petit grain de sable en fusion semble avoir d’infinies possibilités. Anyway, quelqu’un demande donc, ironiquement, si la nouvelle ministre de la Culture serait présente au vernissage. Comme ce n’est que jeudi, ça lui donnerait le temps de revenir de Cannes, parce que je l’ai vu à la télé hier soir à TV5, lors de la présentation de la montée des marches pour le film d’Arcand en clôture. Elle était assise deux rangées derrière justement, Denys Arcand, et ayant sur les sièges devant elle, Karl Lagerfeld à sa droite et Luc Plamondon à sa gauche pour la présentation du film. Elle devrait donc avoir besoin de quelques jours pour redescendre sur terre, j’ai donc l’impression qu’ils ne la verront pas à leur 5 à 7. Pour revenir sur les marches du Palais des festivals, Sylvie Léonard y semblait radieuse, la seule d’ailleurs, contrastant étrangement avec un réalisateur qui ne desserrait pas les dents.

N’empêche, j’ai soufflé du verre, et eu chaud comme jamais auparavant, et pas seulement parce qu’une de mes pièces s’est mise à danser dans le four et que je n’ai pu la récupérer. C’est vrai qu’il n’y a rien comme la première fois, la naïveté y faisant des merveilles, parce qu’après, ça demande du travail. Et comme on s’est surtout concentré sur la technique, je n’a fait aucune pièce pouvant servir pour une lampe. Mais, je pense avoir quand même une idée pour quelque chose avec les presse-papiers. On verra.

Born wild, la prof, Laura Donefer –>

Une épiphanie appréhendée

Mercredi 23 mai 2007

Me regardant dans le miroir l’autre jour, question de m’assurer que rien de fâcheux ne dépassait, j’ai vu mon père. Pas lui vraiment, c’était toujours moi, mais je lui ressemblais. Ce jour était arrivé, mon père, c’est moi. Décédé alors que j’avais à peine 10 ans, mes souvenirs se sont plutôt nourris, avec le temps, des images de lui qui me reste, et elles sont peu nombreuses. Il y a celle-ci, prise par le photographe de la place, avec un Jean Lesage en campagne électorale, visitant la maison de son père jadis, celle du mien alors. Dans ce miroir, j’ai le même pantalon kaki, et la chemise avec les manches roulées au dessus du coude. La physionomie est semblable, je suis un peu plus mince, mais mon père est plus musclé, le travail de la ferme y étant pour quelque chose sans doute. Ses cheveux sont courts et commence à être clairsemés, les miens sont longs et, dieu merci, encore touffu. Mais c’est bien moi sur cette image, nous sommes le même homme, il n’y a que le temps et les circonstances qui nous séparent.

Mes 3 saisons à l’est de la 25

Lundi 23 avril 2007

Après une semaine à Laval à me faire garder par mon filleul Aristide, la courbe vers une saine réadaptation à la vie urbaine n’est pas aussi simple à aborder qu’on pourrait le croire. Arrivé là-bas en pleine tempête du siècle, j’en suis reparti avec la canicule aux fesses. N’empêche, il y a de bons côtés à la banlieue. Les nuits y sont paisibles, du moins jusqu’aux sursauts de vitalité du petit cherchant sa suce, et les jours tout autant. La routine l’emporte, à peine dérangée par une couche débordante, seul élément de variabilité dans une vie menée tambour battant, et ce n’est pas qu’une image.
Mais ce sont les soirées qui font la journée. Après un bain bien mérité, c’est le temps de relaxer sur les genoux du vieux. Aristide s’amuse d’un rien, comme défaire ma ceinture ou mes lacets, on sirote ce qu’il y a de liquide dans nos verres, regardant distraitement le hockey, profitant de la belle vie au bout de l’île.

Concours 10 + 1

Jeudi 12 avril 2007

Il y dix ans, à peu près à ce temps-ci de l’année, je mettais en ligne mon premier site web. L’année dernière, le 6 avril pour être exact, Chacoura.net voyait le jour. Entre les deux, et malgré de très brèves interruptions, j’ai toujours été présent sur la toile.

Alors, pour fêter cet anniversaire, faisant de moi un presque dinosaure, j’offre cette image, imprimé par Contact Image au format 16 X 20 (40 X 50 cm), et posté sans frais à la personne gagnante partout dans le monde. Mais pour ça, il faudra d’abord travailler un peu des méninges.

Cette dernière année, j’ai souvent utilisé des expressions connues comme titre de mes articles, parfois de façon littérale, parfois légèrement modifiées. Ainsi, la personne qui réussira à identifier, le plus grand nombre et le plus rapidement, la source de 39 de ces expressions réunies ci-dessous, gagnera. Toutefois, un minimum de 11 bonnes réponses est requis (dix ans sur le web plus un an de Chacoura).

Les commentaires seront ouverts jusqu’au dimanche 22 avril 2007 à minuit. Bonne chance.

note: les commentaires sont toujours en mode «modération», alors si c’est votre première fois sur ce site, pas de panique, il y aura forcément un délai (la modération étant gérée manuellement, ce retard pourra varier) avant qu’il apparaisse. Merci à l’avance de votre compréhension et de votre patience, si elles ont à être exercées.

……….

- Les yeux tout grands fermés - Un pont trop loin
- 3 saisons en enfer - Après moi, le déluge
- Son 15 secondes - Un coeur plein dans un monde vide
- Douce lumière d’une presque soirée d’été - Beaucoup de bruit… à Bonneville
- La nuit est jeune - A nous la liberté
- Karaté Kid - Un cri dans la nuit
- En jasant sur l’perron - Pauvre pécheur
- Je ne me souviens - Annie et ses célébrités
- Quand la chair est triste - Pieds nus dans le parc
- Occupation double - Souveraine association
- Belles de jour, lumineuses de nuit - Ma vie en réédition
- Chercher, c’est bien. Trouver, c’est mieux - L’hiver de force
- On est snob et c’est bon - Une seule clé vous manque, et tout est vérouillé
- Viens chez moi, j’habite chez mon chat - Comme neige au soleil
- La voie royale - La marque jaune
- We have the technology - Au coeur des ténèbres

- Ou bien ce soldat est mort ou bien sa montre est arrêtée

- La chasse à l’original - Lux, calme et volupté
- Sur la route - L’âge de la machine
- Boule et billes - Seul au monde

Première sortie

Mercredi 11 avril 2007

C’était le baptême de la route pour le vélo d’LN. Je l’ai pris pour me rendre chez Technic Moto prendre un rendez-vous, pour ce qu’ils appellent, un cours de rafraîchissement. Je passe le test de conduite sur route à la SAAQ au début du mois prochain. Le rafraîchissement ne sera sans doute pas de trop.

Pour ce qui est du vélo, la surprise est plutôt agréable. Les vitesses qui se changent à partir de la gaine de caoutchouc sur la poignée de droite se font sans la moindre hésitation ni grincement. Le freinage par rétropédalage est efficace et le petit frein à disque sur la roue avant est parfait pour ralentir aux intersections. La sensation de se retrouver haut perché et de voir de si petites roues, loin en bas au niveau du sol, demande j’imagine une certaine acclimatation. La position du guidon n’est pas optimale, les poignées gagneraient en confort étant un peu plus tourné vers nous. Sinon, pour de courtes balades en ville, c’est idéal, léger et un bon sujet de conversation quand il passe le reste de son temps dans l’appartement.

La guerre de l’esprit contre la matière

Lundi 9 avril 2007

L’idée était que la souffrance et le plaisir étaient tout proches l’un de l’autre, au point que parfois, il peut être difficile de faire la différence. Jusque là, tout allait bien, la théorie, c’est facile de s’en accommoder. Le problème était de traduire ça en un objet en 3 dimensions qui puisse procurer l’expérience exprimée par la théorie. C’est la machine «fait-moi mal, Johnny», et cette chaise a été ma réponse. La base est un ancien lampadaire de rue coupé en deux, le moteur, une machine à coudre actionnant les pics qui passaient au travers les ouvertures du siège, une chaise droite toute simple comme on en retrouve dans toutes les institutions. On actionnait le mécanisme par le palonnier situé sur le devant de la machine. C’est de voir «Twelve Monkeys» hier soir à la télé qui m’a aussi fait remonter le temps, cette chaise y aurait eu sa place dans un coin du décor.

Boule et billes

Lundi 2 avril 2007

On a vu pire, et pour la seule tentative conçue avec un trou pour passer un fil d’alimentation, le résultat n’est pas si mal. Je vais tout de même devoir me conditionner pour accepter les «accidents», inévitables, et comme de toute façon, c’est mieux juste un petit peu croche que trop parfait comme si c’était fait avec une machine, on va se mettre à aimer la spontanéité du médium.
La prochaine fin de semaine de verre soufflé n’est pas avant la fin mai, alors cette première lampe va devoir être orpheline encore un petit bout de temps, mais la famille est appelé à grossir, et dans tout les sens du terme, parce que la petite ne fait pas 5 pouces, même avec les billes qui dépassent.

L’angoisse d’un vide trop plein

Lundi 26 mars 2007

Samedi, je suis sorti d’une journée de verre soufflé avec un énorme mal de tête. C’est peut-être ma petite nature ou juste la tension qui s’était accumulée à force d’essayer de contrôler cette masse en fusion qui, trop chaude, part dans tous les sens, ou trop froide, craque au moindre regard de travers.
Une dizaine d’heures, ce n’est pas beaucoup pour espérer en sortir quelque chose, on se retrouve toujours à en faire trop à un endroit ou pas assez à l’autre, ce qui fait qu’à la fin de la journée, on se satisfait d’avoir complété le processus au moins une ou deux fois, qu’importe le résultat.
J’espère maintenant que la pièce faite avec l’idée d’en sortir une lampe, émerge du four, non seulement sans tares congénitales, mais pas trop hideuse et récupérable sur le plan… j’ose pas dire esthétique. Je récupère ce mercredi les dernières pièces qui se refroidissent présentement, et on verra pour ce qui est d’images de mes premiers «chefs d’oeuvres» à partir d’une matière vivante.