Archive pour la catégorie 'Photo'

Comme la sainte trilogie du pâté chinois

Samedi 29 décembre 2007

Je n’y ai pas pensé en prenant les images, mais on y retrouve un peu de Jean-Paul Lemieux. En fait, n’importe quel paysage hivernal est un Jean-Paul Lemieux, au point qu’il aurait pu en faire une marque déposée.
Puis, poussant un peu plus loin la réflexion, on retrouve dans ses peintures, comme dans toutes photographies dites réalistes, ce que j’appelle la sainte trilogie du pâté chinois, soit la lumière, le cadre et le sujet. La qualité globale de l’image résultant de la qualité de ces composantes. Plus facile à dire qu’à faire, mais qui réussit à avoir les trois est en affaire, et si on y ajoute de l’émotion, c’est le gros lot.
Et, il ne fait pas de doute que Jean-Paul Lemieux était un homme riche.

Des chaussures pour la pose

Mardi 18 décembre 2007

Cette nouvelle aujourd’hui dans les quotidiens de France, relatant la liquidation du chausseur de luxe Charles Jourdan, m’a fait un petit quelque chose. Pas que je dévoile un fétichisme du pied maintenant endeuillé, c’est plutôt le souvenir de remarquables images par le photographe de mode Guy Bourdin, des images publicitaires où le photographe avait une totale liberté d’expression, et les budgets pour cette dernière. À une époque où la photo en N&B régnait tyranniquement, voir ces images où la couleur prenait autant sinon plus d’espace que le produit, tout en le mettant tout de même en valeur, était non seulement rafraîchissant, mais inspirant.

Aujourd’hui, avec l’omniprésence du numérique, la photo couleur va de soi, tellement, qu’elle en devient presque non existante. On a oublié l’essence même de la photographie qu’est la lumière, pour la remplacer par Photoshop et son sac à filtre. La menace de Georges Eastman d’une démocratisation de la photographie aura pris plus d’un siècle avant de se concrétiser, mais nous y sommes maintenant. Plus besoin de réfléchir pour prendre une photo, suffit de cadrer, plus ou moins, en prendre à la tonne, et le logiciel s’occupe de tout après.

C’est pourquoi je trouve le souvenir d’un photographe comme Guy Bourdin important. C’est le travail d’un artisan qui s’est attelé à maîtriser chaque aspect de son art.

Pour qui aime l’hiver

Dimanche 16 décembre 2007

Je suis sorti quelques minutes pour aller chercher du thé, et il faisait encore étonnamment froid, le vent sans doute. Mais bien emmitouflé, on résiste à tout, surtout qu’avec toute cette neige, juste mettre un pied devant l’autre demande des efforts et réchauffe.

Tant qu’il y a l’ivresse

Mardi 11 décembre 2007

C’est dur le temps des fêtes, et j’ai déjà mal à la tête, juste à en écrire le mot. Le pire étant la tradition des mousseux cheap au jour de l’an. C’est correct j’imagine pour les matantes et mononcles, mais à l’intime, un effort vaut la peine. Malheureusement, le champagne est cher, ce qui rend pénibles les regrets si on ne l’apprécie pas. Le problème avec le champagne, c’est qu’il y en a trop, et que les différences entre eux peuvent être grandes. Pas évident donc de tomber pile sur celui qui nous plaira vraiment. Mais j’ai une autre option, c’est le Condrieu. Pas que ce soit bon marché non plus, à peine moins cher que le champagne, et il n’y a même pas de bulles. Mais au moins, le choix est plus limité.
Cultivé dans une toute petite région des Côtes du Rhône, c’est un vin blanc unique de par sa rareté,et donc capricieux, mais sachant se faire pardonner dans les bonnes années.
Je bois très peu de vin, pas de rouge, du blanc l’été, à peine, mais maintenant lors des occasions spéciales, comme le temps des fêtes, c’est le Condrieu. On a beaucoup aimé cette cuvée 2004, et le 2005 qui nous attend au frais, est semble-t-il encore meilleur.

Parlant de champagne, Martin Scorsese a fait un pastiche publicitaire pour une marque de champagne, Freixenet, que je ne connais pas du tout, et réalisé dans un style Hitchcockien impeccable avec faux documentaire et tout. Le meilleur comédien là-dedans semble, d’ailleurs, être Scorsese lui-même.

Barbes à papa

Vendredi 7 décembre 2007

Avec cette histoire voulant que le Père Noël avec une fausse barbe soit moins payé qu’un Père Noël avec une vraie barbe, rien de mieux que de se replonger au coeur de la toison et se préparer pour le prochain championnat du monde de barbe et moustache. Ici, la délégation américaine. Le photographe Zach Ramey en a d’autres sur son site.

Parlant de barbes, je ne fais la mienne qu’aux trois, quatre semaines, elle n’est pas très forte, mais je garde, depuis plus d’un an déjà les petits bouts de poils avec l’idée d’en faire quelque chose un jour. J’ignore encore quoi par exemple!

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La grève des scénaristes et autres scripteurs aux États-Unis, on en parle à la télé, mais ces petits films d’appui qui se répandent comme une traînée de poudre sur le web devraient les aider. Celui de Woody Allen est très bien, tout comme celui de ces deux actrices, dont je n’ai pas le nom en tête, lisant le bottin téléphonique.

Un par contre qui n’est pas sans voix est Philippe Starck. Son passage au TED, où dans un anglais épouvantable il livra son message, est tout de même un beau moment.

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Je travaille sur ma maquette de maison, et sur mon avion de papier en bois, c’est à suivre. Mais en attendant, une autre maison inspirante.

Parlant d’inspiration, Jean Nouvel est un de mes architectes préférés. Il m’avait séduit, il y de ça déjà quelques années, à l’époque de son projet de Tour sans fin qui devait être construite derrière la Grande Arche à Paris. Le projet ne vit jamais le jour, mais ce qui m’avait le plus impressionné était son texte de présentation. D’une simplicité déconcertante, sans grandes phrases obscures ni mots à rallonges, il réussissait à imagé et rendre vivante une tour de verre devant disparaître dans le ciel de Paris. Maintenant une référence internationale, sa dernière tour devrait s’élever à New York.

Dans une maison, il faut une chaise.

Et une balançoire pour les enfants.

Et des conserves lumineuses, identiques à celle de la pièce «Le Caillou de Saturne».

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Trois photographes, dont Pieter Hugo, surtout connu pour ses images d’hyènes comme meilleur ami de l’homme. Amy Toensing du National Geographic, et Werner Amann.

Vague d’absentéisme chez les surfeurs californiens

Mercredi 5 décembre 2007

Cet article dans le «Los Angeles Times» m’a fait sourire ce matin, et nous rappelle durement que le paradis existe bel et bien sur terre. Une tempête au large d’Hawaii a généré des déferlantes de 10 à 15 pieds, du gâteau pour les amateurs de surf du sud de la Californie, endroit où les vagues n’ont pas cette générosité habituellement.
Les images sont belles, mais malheureusement, il y aurait déjà un décès alors que le surfeur aurait perdu sa planche et n’aurait pu rejoindre la plage à la nage.

Avis de tempête

Lundi 3 décembre 2007

Je l’avais remarqué hier en passant en auto, je n’avais pas mon appareil, mais je me suis dit que si elle pouvait être encore là aujourd’hui avec cette tempête, ce serait encore mieux. Et, bien sûr, elle y est toujours. La question est de savoir, pourquoi, elle y est toujours? La personne est peut-être à l’hôpital, dans un coma même, et ses proches ne savent pas quoi faire de cet objet encombrant, n’y pensant même pas de trop de douleur d’avoir un être cher dans cet état. Ou bien le type est juste trop saoul affalé dans son fauteuil à regarder des vieux films pornos. Ou bien il est en prison à cause d’infractions pour excès de vitesse impayées, mais avec une V-Star Classic, plutôt improbable. Mieux, cette personne a peut-être gagné le million et est partie dans le sud, oublieuse de tout le reste? Ou elle s’est juste dit que si la congélation fonctionnait pour conserver les aliments, que ça pourrait marcher aussi avec une moto?
C’est fou ce que les gens peuvent penser parfois.

4 coins sans liens affectifs

Vendredi 23 novembre 2007

Trajet du soir

Mercredi 21 novembre 2007

Hors d’atteinte

Lundi 19 novembre 2007

Ils ont été comme ça toute la fin de semaine, si près, et si loin. Aristide suivant Capucine à la trace, mais incapable de s’en approcher. D’ailleurs, le chat ne se gênant pas pour passer son message quand le petit garçon s’aventurait un peu trop près, et pourtant, ce n’était pas la peur chez le chat, juste un agacement de trop d’attention, comme une rock star face à un paparazzi. Aristide va l’avoir à l’usure, en grandissant un peu et devenant moins gauche. Un chat ne refuse pas les caresses, suffit qu’elles soient dans le sens du poil.

C’est ce qui est à l’intérieur qui compte

Jeudi 15 novembre 2007

Je suis beaucoup dans les images d’archives en ce moment, et celles en ligne du Musée McCord sont particulièrement intéressantes. D’abord, parce qu’elles sont notre reflet, et que le fond William Notman à lui seul est d’une richesse incroyable. On y trouve même certaines caricatures de Chapleau et Aislin des années 80 et 90. Par une journée de pluie, si le boulot est ennuyeux et que le patron est parti tard pour son heure de dîner, c’est un bel endroit pour se perdre.

Je trouve intéressant le contraste entre l’intérieur bourgeois et l’extérieur des petites maisons d’ouvrier. C’était il y a 100 ans, le bourgeois est toujours dans le même intérieur, l’ouvrier est parti de loin, on espère juste qu’il arrive un jour.

Artistes

Jeudi 8 novembre 2007

Je me demande encore comment ce camionneur a bien pu manoeuvrer son mastodonte, à reculons, pour toucher parfaitement sa cible avec si peu d’espace. Impossible de contourner le camion sans mettre les pieds dans l’eau. Si c’est pas un artiste ce type…

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Des images d’endroits où il est interdit de photographier.

Marijn van der Poll, et sa très belle auto de course.

FJORD, collectif de photographes.

Une autre maison, les fesses au vent.

Un entretien avec Yann Martel.

Un court portrait de Fabien Baron.

Trajet de matins ensommeillés

Mardi 6 novembre 2007

Des Braques de Weimar psychotroniques?

Dimanche 21 octobre 2007

Je suis heureux de voir William Wegman toujours aussi en forme et près de ses chiens. J’ai ses livres pour enfants et ce carnet d’adresses qui ne sera jamais utilisé. Il est évidemment un peu prisonnier d’une formule à succès, mais nous sommes tous englués dans quelques choses, il y a pire.

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Jean-Pierre Dionnet, l’auteur de bédés et amateur fou de cinéma met aux enchères demain sa collection d’affiches et de fanzines de cinéma. Et en jetant un coup d’oeil à la collection, on voit rapidement que le monsieur est du côté psychotronique de la chose.

Marc Yankus

Samedi 13 octobre 2007

À New York l’année dernière, l’expo de Marc Yankus fut l’une des plus belles que nous ayons vue. En surfant, je suis retombé sur son site, et sur cette image qui avait inspiré la mienne un peu plus tard dans notre séjour. Une collègue est allée à New York pour l’Action de Grâce la fin de semaine dernière, tout à coup, New York me manque.